• Harbonnières

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    De sable semé de fleurs de lis d'or.

     

    Ce blason reprend, sans modification aucune, les armes d'Antoine-Adolphe de Seiglières de Belleforière de Soyecourt, marquis de Feuquières, seigneur d'Harbonnières, Caix, Morcourt et autres lieux, mestre de camp de cavalerie, chevalier de Saint-Louis, gouverneur général de la ville de Montdidier en 1759, mort en 1791.

                                                                               *

    La seigneurie d'Harbonnières appartenait en 1415 à Jean de Guignes, gouverneur de Boulogne.

    Elle passa ensuite à Claude de Lorraine en 1567, cette famille participa à la reconstruction de l'église au 16ème siècle.

    Harbonnièrescliquer pour agrandir

    portail latéral

    Harbonnières

    Harbonnières

    Harbonnières

     

    Blason fortement détérioré au-dessus de la porte latérale, qui a du être celui de la famille de Lorraine : d'or à la bande de gueules, chargée de trois alérions d'argent.

     

    Harbonnières

     

    La seigneurie se confonda ensuite avec celle de Feuquières.

    François de Pas, seigneur de Feuquières était chambellan d'Henri IV lorsque ce dernier luttait pour gagner son royaume, il trouva la mort à la bataille d'Ivry, le roi accorda à sa veuve, alors enceinte, les mille écus qu'il lui destinait.

    Harbonnières

    Pas de Feuquières : de gueules au lion d'argent armé de sable.

    Né posthume, Manassès de Pas de Feuquières fit sous Louis XIII une belle carrière militaire, Lieutenant-général des Armées du Roi, gouverneur de Toul et Verdun, il mourut en captivité à Thionville, âgé de 40 ans.

    Son château ne devait pas être une grande et somptueuse résidence puisque Louis XIII de passage en 1636 se serait exclamé "Ce pauvre Feuquières songe plus à faire la guerre qu'à accomoder sa maison ".

    Son fils Isaac, gendre du duc de Gramont, marquis de Feuquières en 1646, ne fut pas moins brillant, lt-général et gouverneur de Toul et Verdun comme son père, fut aussi conseiller d'Etat et mourut en 1688 au cours d'une ambassade en Espagne.

    Son fils Antoine qui lui succéda à Madrid devint Lt-général à son tour, il épousa en 1694 Marie-Madeleine de Monchy-Hocquincourt et mourut en 1711.

    Antoine-Charles, troisième marquis de Feuquières, mestre de camp, mourut sans postérité en 1730, ses biens revinrent à sa soeur Pauline-Corisande qui avait épousé Joaquim-Adolphe de Seiglière, marquis de Soyecourt, mort en 1738.

    Le second de ses trois fils reçut la terre de Feuquières, lt-général de Picardie et en 1750 le titre de bailli d'épée de Péronne, Roye et Montdidier.

    Il mourut sans postérité en 1791, laissant le domaine à son frère Charles-Joachim, comte de Soyecourt, qui venait d'hériter du château de Tilloloy, il fit disperser l'entier mobilier de Feuquières.

    Le domaine échut finalement à Herman, comte d'Hinnisdal qui fit abattre le château en 1832 et vendre les matériaux aux enchères.

    Harbonnières

    église en 1867

     

    Harbonnières

    Blason supporté par deux angelots, illisible...


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  • Domart-sur-La-Luce

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    D'azur au chevron d'or accompagné en chef de deux étoiles du même et en pointe d'un lion d'or couronné d'argent.

     

    La commune a relevé en 2009 les armes du dernier seigneur du lieu, celles de la veuve d'Eugène-Marie-Louis de Savoie Carignan, dit Eugène de Carignan, dit comte de Villafranca (ou de Villefranche).
    Cette femme était Elisabeth-Anne Magon de Boisgarin. Eugène de Carignan, né en 1753 est décédé en 1785 à Domart, dont il habitait le château.
    Il fut inhumé dans l'église du lieu. Son épouse, née en 1765 et qu'il avait épousée en 1781 en Espagne, fut donc seigneur de Domart durant trois ans jusqu'en 1789. Elle mourut en 1834. D'après Jougla et Warren (Grand armorial de France), la famille Magon était connue en Bretagne au 15e siècle, et prétendûment originaire d'Espagne.
    La famille Magon, dans toutes ses branches, portait: "D'azur, au chevron d'or, accompagné en chef de deux étoiles du même et en pointe d'un lion aussi d'or, couronné d'argent". Elle avait pour devise: "Tutus Mago".

    Le blason communal de Domart-sur-la-Luce a été adopté sur proposition d'un conseiller municipal, Yves Caron.
    Une reproduction de ce blason, sculptée sur pierre par Yves Caron, a été scellée et inaugurée officiellement le 30 mai 2009 sur la façade de la mairie de Domart-sur-la-Luce.
    (Jacques Dulphy)

    Domart-sur-La-Luce

     

    Historique

    Le premier seigneur connu remonte à 1154 avec Ibert ou Aubert de Domart.

    On trouve Regnault, sire de Domart en 1365, sa fille Marguerite épousa Guillaume de Villers-Saint-Pol.

    A la fin du Moyen-Age en 1481, Jean de Villers-Saint-Pol en était le seigneur, il épousa Jeanne de Soissons-Moreuil, puis son fils Jacques vers 1550, chevalier, vicomte de Soissons, marié à Louise de Torsy.

    François de Béthune, père de Sully ministre de Henri IV, acheta la seigneurie qu'il revendit en 1574 à Jacques III de Baynast, seigneur de Thiepval.

    Domart-sur-La-Luce

    de Baynast : d'or au chevron abaissé de gueules, surmonté de trois fasces de même.

    Les de Baynast conservèrent la seigneurie jusqu'au 6 juin 1750, à la mort de Christine de Baynast.

    Albert-Louis-Aymar Le Fournier de Wargemont en devient le seigneur brièvement puisqu'il mourut le 2 novembre 1750 sans postérité, ses biens furent recueillis par la famille de Mannay de Camps , Marc-Antoine-Augustin de Mannay, chevalier, était le mari de Marie-Angélique Le Fournier de Wargemont.

    Domart-sur-La-Luce

    de Mannay : d'argent à l'aigle au vol abaissé de sable.

    Le domaine passa ensuite à Louis-Gabriel, vicomte de Bizemont, né en 1756, par la suite de son mariage avec Marie-Louise-Joséphine de Mannay.

    En 1783, le prince Eugène-Marie-Louis de Savoie-Carignan, comte de Villafranca (1753-1785) acquiert le domaine.

    Domart-sur-La-Luce

    de Savoie-Carignan : de gueules à la croix d'argent à la bordure endentée d'argent

    c'est une brisure des armes de Savoie

    Il confia la construction d'une nouvelle demeure à l'architecte parisien Charles Caron, mais meurt le 30 juin 1785 avant la fin des travaux, un an plus tard on annonçait la dispersion des meubles et effets.

    Il fut inhumé dans l'église puis exhumé en 1889 pour retrouver le caveau de sa famille à Turin (Italie)

    Domart-sur-La-Luce

    *

    La Révolution détruisit le château inachevé, le fils du prince Joseph-Marie de Carignan, colonel du 6ème rgt de hussards sous Napoléon 1er, se défit en 1807 de ce qu'il possédait encore à Domart, les deux dernières guerres firent disparaître ce qui restait des dépendances.

    Domart-sur-La-Luce

    L'église en ruines après la Première guerre mondiale

    Domart-sur-La-Luce


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  • La commune ne possède pas de blason officiel

     

    Cayeux en Santerre

    Possession de la famille de Boves au 13ème siècle, la seigneurie est passée à la fin du 15ème à Jacques d'Ailly, puis à son gendre Osias de La Vernade.

    Antoine de La Vernade et son épouse Madeleine d'Estourmel résidaient à Cayeux en 1536.

    Acquise en 1582 par Isambart des Planques, elle fut en 1602 échangée par son frère Pierre contre celle de Tuncques en Artois, l'acte précisait qu'il existait à Cayeux : un château, maison seigneuriale, cense....

    Cayeux en Santerre

    Louis de Moreuil le bénéficiaire de l'échange, était un fils naturel de Valéran de Soissons-Moreuil.

    En 1646 sa fille Madeleine apporta le domaine en mariage à François Desfriches-Doria, écuyer ordinaire de sa Majesté, qui se maria avec Anne de Moreuil.

    Cayeux en Santerre

     

    Desfriches-Doria : écartelé : aux 1 et 4 : d'azur à la bande d'argent, chargée de trois défenses de sanglier de sable et de deux roues d'argent (Desfriches)

    aux 2 et 3 : coupé d'or et d'argent, à une aigle de sable, languée, becquée et couronnée d'or, brochant sur le tout (Doria).

    Héritier de son oncle, Pierre Doria était capitaine de la galère de la Reine-Mère.

    Egalement prénommé François (1657-1733), c'est lui qui fit reconstruire le château au début du règne de Louis XV, il avait fait placer ses armes, accolées à celles de son épouse Anne du Fos de Méry, sur le maître-autel de l'église paroissiale.

    Cayeux en Santerre

    Cayeux en Santerre 

    Plaque funéraire en marbre blanc de François Desfriches-Doria mort en 1676, de son épouse Anne de Moreuil et de leurs enfants.

    Son fils André, marquis de Doria, capitaine de cavalerie, perdit en 1723 sa femme Marie-Anne Colbert de Villacerf, il épousa en seconde noces, en 1746, Perrette de Lesquen.

    Après la mort d'Alexandre Desfriches-Doria en 1895, ses successeurs ont cessé d'habiter le château en permanence.

    Le domaine resta dans cette famille jusqu'à la démolition du château en 1920, il fut gravement touché pendant la Première Guerre mondiale, son gros-oeuvre était encore debout à la fin des hostilités mais les maçonneries avaient été tellement ébranlées que leur restauration n'était pas envisageable.

    Seul subsiste le portail d'entrée près de l'ancienne ferme seigneuriale dont les bâtiments ne manquent pas d'intérêt avec un pittoresque colombier octogonal.

    Cayeux en Santerre

     

    Cayeux en Santerre

    Grille du parc

    ***

    Eglise Saint Martin

    du 16ème siècle, a subi d'importantes destructions lors de la Première Guerre mondiale, restaurée dans l'Entre-deux guerres.

     

    Cayeux en Santerre

    En 1876

    Cayeux en Santerre

     

     


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  • Thennes

    http://armorialdefrance.fr/ 

     

    d'or au tau de gueules entrelacé avec la lettre H de sinople.

     

    Quand la mairie-école fut reconstruite, après les destructions de la première guerre mondiale, les architectes conçurent d'orner le fronton de l'entrée principale d'un écu moderne en accolade. Comme ce fronton était réalisé en carrés de faïence, les décorateurs choisirent, faute de blason municipal, d'utiliser de tels carreaux pour inscrire à l'intérieur de l'écu, sur fond blanc, deux lettres superposées.

    Thennesphoto : J.Dulphy

    Aussi, aujourd'hui, la commune de Thennes ne connaît pas d'autres armoiries que celles-ci.

    Le village de Thennes, qui appartenait depuis le VIIIe siècle pour sa plus grande partie à l'abbaye de Corbie qui la conserva jusqu'à la Révolution, bénéficia pourtant d'un statut communal, et les premiers maïeurs furent porteurs du nom.

    Ainsi, Eustache de Thennes est maïeur en 1222. En 1294, Pierre de Thennes (Pieron le maeur de Tanes), écuyer et maïeur de Thennes, échange avec l'abbaye de Corbie "son manoir de Thennes, sa part du moulin et de la pêcherie". Son sceau appendu au bas du parchemin a été conservé: il s'agit d'un écu à la fasce ondée, accompagnée de trois étoiles en chef. On ignore les couleurs de ce blason; le sceau est conservé aujourd'hui avec le parchemin aux Archives de la Somme, en provenance de l'abbaye de Corbie.

    Thennes

    Archives départementales

    Avec une restitution de couleurs (les couleurs originales ne sont pas connues), le blason des maïeurs de Thennes aurait pu inspirer un autre blason pour la commune de Thennes.
    (Jacques Dulphy)

     


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  • Berteaucourt-les-Thennes

    http://armorialdefrance.fr/

    d'argent à deux bars adossés de sable, accompagné de sept croix recroisetées de gueules.

     

    Issu d'une famille connue en Picardie depuis le 13e siècle, Jehan de Berteaucourt, chevalier, seigneur de Berteaucourt-lès-Thennes, premier échanson du duc de Bourbon, maître des eaux et forêts du comte de Clermont en Beauvaisis, capitaine de La-Neuville-en-Hez, meurt vers 1485-1490.

    Sa pierre tombale, gravée à son image, est conservée dans l'église de La Neuville. Y sont gravées ses armes qui, comme celles des Clermont (qui sont ducs de Bar) , portent étonnamment, elles aussi, deux bars adossés et des croisettes recroisettées.

    Berteaucourt-les-Thennes

     

    Ces armes sont également sculptées sur la plate-tombe de François de Berteaucourt, décédé en 1504, capitaine de la Neuville-en-Hetz (60) et maître des eaux et forêts du comte de Clermont. Cette tombe gravée se trouve encore dans la chapelle du cimetière de Rogy (80). Cette pierre tombale armoriée, qui fut aussi celle d'un seigneur de Rogy, a été redécouverte par hasard en 1964 par Pierre Dequen. (J.Dulphy)

    Berteaucourt-les-Thennes

     

    On distingue les armoiries de Berteaucourt au milieu.

    En bas à gauche, le blason en parti de Berteaucourt et d'Inchy, Jeanne d'Inchy était la mère du défunt.

    En bas à droite, le blason en parti de Berteaucourt et de Saveuse, Jeanne de Saveuse était son épouse.

    Berteaucourt-les-Thennes

    d'Inchy : fascé d'or et de sable de six pièces à la bordure de gueules.

    de Saveuse : de gueules à la bande d'or, accompagnée de six billettes de même.

     

    En 1605, Philippe de Sacquespée, seigneur de Thézy, fit l'acquisition de la seigneurie, qui restera dans la famille jusqu'à la Révolution.

    Berteaucourt-les-Thennes

    Berteaucourt-les-Thennes

     


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