• La commune ne possède pas de blason officiel

     

    Cayeux en Santerre

    Possession de la famille de Boves au 13ème siècle, la seigneurie est passée à la fin du 15ème à Jacques d'Ailly, puis à son gendre Osias de La Vernade.

    Antoine de La Vernade et son épouse Madeleine d'Estourmel résidaient à Cayeux en 1536.

    Acquise en 1582 par Isambart des Planques, elle fut en 1602 échangée par son frère Pierre contre celle de Tuncques en Artois, l'acte précisait qu'il existait à Cayeux : un château, maison seigneuriale, cense....

    Louis de Moreuil le bénéficiaire de l'échange, était un fils naturel de Valéran de Soissons-Moreuil.

    En 1646 sa fille Madeleine apporta le domaine en mariage à François Desfriches-Doria, écuyer ordinaire de Sa Majesté.

    Cayeux en Santerre

     

    Desfriches-Doria : écartelé : aux 1 et 4 : d'azur à la bande d'argent, chargée de trois défenses de sanglier de sable et de deux roues d'argent (Desfriches)

    aux 2 et 3 : coupé d'or et d'argent, à une aigle de sable, languée, becquée et couronnée d'or, brochant sur le tout (Doria).

    Héritier de son oncle, Pierre Doria était capitaine de la galère de la Reine-Mère.

    Egalement prénommé François (1657-1733), c'est lui qui fit reconstruire le château au début du règne de Louis XV, il avait fait placer ses armes, accolées à celles de son épouse Anne du Fos de Méry, sur le maître-autel de l'église paroissiale.

    Cayeux en Santerre

    Cayeux en Santerre

    Cayeux en Santerre

    L'église en 1877.

    Son fils André, marquis de Doria, capitaine de cavalerie, perdit en 1723 sa femme Marie-Anne Colbert de Villacerf, il épousa en seconde noces, en 1746, Perrette de Lesquen.

    Après la mort d'Alexandre Desfriches-Doria en 1895, ses successeurs ont cessé d'habiter le château en permanence.

    Le domaine resta dans cette famille jusqu'à la démolition du château en 1920, il fut gravement touché pendant la Première Guerre mondiale, son gros-oeuvre était encore debout à la fin des hostilités mais les maçonneries avaient été tellement ébranlées que leur restauration n'était pas envisageable.

    Seul subsiste le portail d'entrée près de l'ancienne ferme seigneuriale dont les bâtiments ne manquent pas d'intérêt avec un pittoresque colombier octogonal.

    Cayeux en Santerre

     

    Cayeux en Santerre

    Grille du parc

     

     


    votre commentaire
  • Thennes

    http://armorialdefrance.fr/ 

     

    d'or au tau de gueules entrelacé avec la lettre H de sinople.

     

    Quand la mairie-école fut reconstruite, après les destructions de la première guerre mondiale, les architectes conçurent d'orner le fronton de l'entrée principale d'un écu moderne en accolade. Comme ce fronton était réalisé en carrés de faïence, les décorateurs choisirent, faute de blason municipal, d'utiliser de tels carreaux pour inscrire à l'intérieur de l'écu, sur fond blanc, deux lettres superposées.

    Thennesphoto : J.Dulphy

    Aussi, aujourd'hui, la commune de Thennes ne connaît pas d'autres armoiries que celles-ci.

    Le village de Thennes, qui appartenait depuis le VIIIe siècle pour sa plus grande partie à l'abbaye de Corbie qui la conserva jusqu'à la Révolution, bénéficia pourtant d'un statut communal, et les premiers maïeurs furent porteurs du nom.

    Ainsi, Eustache de Thennes est maïeur en 1222. En 1294, Pierre de Thennes (Pieron le maeur de Tanes), écuyer et maïeur de Thennes, échange avec l'abbaye de Corbie "son manoir de Thennes, sa part du moulin et de la pêcherie". Son sceau appendu au bas du parchemin a été conservé: il s'agit d'un écu à la fasce ondée, accompagnée de trois étoiles en chef. On ignore les couleurs de ce blason; le sceau est conservé aujourd'hui avec le parchemin aux Archives de la Somme, en provenance de l'abbaye de Corbie.

    Thennes

    Archives départementales

    Avec une restitution de couleurs (les couleurs originales ne sont pas connues), le blason des maïeurs de Thennes aurait pu inspirer un autre blason pour la commune de Thennes.
    (Jacques Dulphy)

     


    votre commentaire
  • Berteaucourt-les-Thennes

    http://armorialdefrance.fr/

    d'argent à deux bars adossés de sable, accompagné de sept croix recroisetées de gueules.

     

    Issu d'une famille connue en Picardie depuis le 13e siècle, Jehan de Berteaucourt, chevalier, seigneur de Berteaucourt-lès-Thennes, premier échanson du duc de Bourbon, maître des eaux et forêts du comte de Clermont en Beauvaisis, capitaine de La-Neuville-en-Hez, meurt vers 1485-1490.

    Sa pierre tombale, gravée à son image, est conservée dans l'église de La Neuville. Y sont gravées ses armes qui, comme celles des Clermont (qui sont ducs de Bar) , portent étonnamment, elles aussi, deux bars adossés et des croisettes recroisettées.

    Berteaucourt-les-Thennes

     

    Ces armes sont également sculptées sur la plate-tombe de François de Berteaucourt, décédé en 1504, capitaine de la Neuville-en-Hetz (60) et maître des eaux et forêts du comte de Clermont. Cette tombe gravée se trouve encore dans la chapelle du cimetière de Rogy (80). Cette pierre tombale armoriée, qui fut aussi celle d'un seigneur de Rogy, a été redécouverte par hasard en 1964 par Pierre Dequen. (J.Dulphy)

    Berteaucourt-les-Thennes

     

    On distingue les armoiries de Berteaucourt au milieu.

    En bas à gauche, le blason en parti de Berteaucourt et d'Inchy, Jeanne d'Inchy était la mère du défunt.

    En bas à droite, le blason en parti de Berteaucourt et de Saveuse, Jeanne de Saveuse était son épouse.

    Berteaucourt-les-Thennes

    d'Inchy : fascé d'or et de sable de six pièces à la bordure de gueules.

    de Saveuse : de gueules à la bande d'or, accompagnée de six billettes de même.

     

    En 1605, Philippe de Sacquespée, seigneur de Thézy, fit l'acquisition de la seigneurie, qui restera dans la famille jusqu'à la Révolution.

    Berteaucourt-les-Thennes

    Berteaucourt-les-Thennes

     


    votre commentaire
  • La commune ne possède pas de blason officiel

    Warvillers

     

    Le lieu fut qualifié de cité à partir du 13ème siècle, 1214 est la date la plus ancienne où le nom de Wavillers (sic) apparait, il s'agissait d'une seigneurie relevant alors de la châtellenie de Beaufort-en-Santerre.

    Le premier seigneur connu est Fulcon de Wavillers, homme-lige de Philippe-Auguste.

    Marguerite de Wavillers est citée en 1226.

    Une motte castrale existait.

    Charles de Héricourt en était le seigneur vers 1575.

    Situé au coeur du village, le château dut être incendié comme lui par les troupes de Turenne et de Condé, lors du siège de Roye en 1653.

    Reconstruit à la fin de ce siècle, daté par les ancres de 1696.

    Warvillers

    Fronton aux armes des de Louvel

    Il appartenait vers 1720 à Etienne de Louvel, auquel succéda son fils Marie-Antoine, seigneur de Warvillers, Arvillers et autres lieux, qui y habitait en 1769.

    Vinrent ensuite Charles-Gilles, comte de Louvel, qui épousa en 1758 Marie-Anne de Guillebon, il meurt en 1818.

    Puis Marie de Louvel, marquis de Warvillers, qui fut incarcé à Amiens en 1793, libéré à la suite d'une manifestation des habitants du village, il mourut peu de temps après son retour.

    Après l'assassinat du duc de Berry par un nommé Louvel, en 1820, les Louvel de Warvillers ont sollicité du roi une ordonnance changeant leur patronyme en Lupel.

    Warvillers

    d'or à trois hures de sanglier de sable.

     

    Le château a échappé par miracle aux destructions de la Première Guerre Mondiale, légèrement touché par l'artillerie mais intérieurement dévasté par les troupes.

    Restauré par la comtesse de Louvel-Lupel, née Montalembert.

    Laissé à l'abandon et privé de la plupart des éléments de son décor intérieur.

    Il fait actuellement l'objet d'une remise en état .

    Warvillers

     

    Portail armorié de l'église Saint-Martin

    Warvillers

     

    Warvillers

    Blason sur une des fenêtres de l'église

    Warvillers


    votre commentaire
  • La commune ne possède pas de blason officiel

    Le Quesnel

    Château vers 1830

     

    Possession au XIIème siècle d'une famille chevaleresque du Quesnel.

    Au XVème on trouve les Riencourt puis les Gand, la seigneurie échut au XVIème à Jean Le Fèvre , seigneur de Caumartin en Ponthieu, qui acheta en 1569 la charge de général des finances en Picardie.

    A la fin du siècle Renée Le Fèvre de Caumartin l'apporta en mariage à Jérôme Le Maistre de Bellejamme, conseiller au Parlement de Paris.

    Louis Le Maistre, leur fils, fut intendant de Picardie en 1636, il vit l'année suivante sa seigneurie érigée en châtellenie, et entra au Conseil d'Etat.

    Son fils Jérôme délaissa ses terres picardes pour le Parlement de Paris et son petit-fils Henri-Louis finit par se défaire du Quesnel en 1733.

    Jean Le Fort, l'acquéreur, avait épousé en 1700 Marie Damien, la fille du seigneur d'Acheux, négociant amiénois, il avait été reçu en 1732 secrétaire du roi en la grande chancellerie.

    Après sa mort en 1751, son fils Jean-Baptiste-Barthélémy Le Fort fit construire le château actuel, daté de 1753, il meurt en 1767.

    Le Quesnel

    Le Quesnel

    En 1806 Marie-Charlotte Le Fort du Quesnel épousa Alexandre, vicomte Blin de Bourdon qui fit une belle carrière politique sous la Restauration et la Monarchie de juillet.

    Leur fils Charles (1810-1869) s'y installa et fit transformer le château en 1853, il se maria avec Louise-Françoise Lefebvre de Wadicourt.

    Ensuite dès 1858, Elise Blin de Bourdon fait reconstruire l'église qui sera terminée en 1861.

    Le Quesnel

     

    Raoul Blin de Bourdon (1837-1940) joua comme son grand-père un rôle politique de premier plan, député en 1872 puis secrétaire de l'Assemblée Nationale.

    Pendant la Première guerre mondiale, le château fut occupé dès le 31 Août 1914 par un Etat-Major allemand puis endommagé par les bombardements et saccagé par les troupes.

    Le vicomte Blin de Bourdon marié en 1890 avec Adèle Desfriches-Doria, sa voisine de Cayeux en Santerre, fit restaurer le château et le laissa à sa fille, la comtesse de Lussac.

    A nouveau occupé au cours de la dernière guerre, puis longtemps resté inhabité il fut vendu en 1985.

    Il est aujourd'hui à l'abandon.

    Détruit par un incendie en décembre 2018.

    Le Quesnel

    *

    Le Quesnelcliquer pour agrandir

    Armoiries des Blin de Bourdon sur la façade de l'église

    Le Quesnel

    D'argent à trois trèfles renversés de sable 2 et 1, surmontés de trois merlettes du même rangées en chef.

     

    Chapelle Notre-Dame Auxiliatrice construite au début du 19ème siècle.

    Le Quesnel

    Le Quesnel

     

    armoiries sur un des vitraux : à gauche celles des Blin de Bourdon

                                                à gauche celles de Louise-Françoise Lefebvre de Wadicourt

                                                épouse de Charles Blin de Bourdon 

      

    Le Quesnel

     

    d'azur, à la fasce d'argent accompagnée de trois étoiles du même


    votre commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique