• Brouchy

     

    http://armorialdefrance.fr/liste_dept.php?dept=80 

    De gueules à deux chevrons d'argent accompagnés de trois trèfles d'or.

     

    "Ce blason figure dans le très officiel Armorial de la Somme, publié en 1972 sous les auspices du Conseil général de la Somme sous le contrôle d'une "Commission d'héraldique urbaine du département de la Somme", qui ne s'est plus réunie depuis. La notice de l'Armorial indique seulement que ce blason est repris de celui "des seigneurs de Brouchy avant la Révolution". C'est maigre. Victorien Poiteux, historien local, conteur et écrivain en langue picarde, dit E.V Poiteux de Brouchy (1878-1954) s'est intéressé aux De Brouchy. Comme d'autres, il a montré, notamment, que cette commune a obtenu son affranchissement dès le 13e siècle. En 1223 est encore cité Jean, comte de Brouchy. En 1303, Jean, chevalier, est dit seigneur de Brouchy. On cite encore, en 1409 Jean de Brouchy, père de Galhaud de Brouchy, qui paraît être le dernier du nom.
    Ornements extérieurs: croix de guerre 1914-1918 avec palme; croix de guerre 1939-1945 avec étoile de bronze."
    Le blason communal de Brouchy est au nombre des blasons peints sur la frise héraldique de la gare de Ham, réalisée vers 1929.
    (J. Dulphy)

    *

    D'après mes recherches ce blason est celui de la famille Langlois de Brouchy

    (Nobiliaire de Picardie)

    Brouchy

    Brouchy

    *

    Après la disparition des sires de Brouchy, la seigneurie avait été démembrée au cours du Moyen-Âge, Géraud Langlois acquis en 1510 la seigneurie du Pré à laquelle il réunit plusieurs terres.

    Le château est connu par l'inventaire fait à la demande d'Alexandre de Langlois, seigneur du Metz, tuteur des enfants de feu Isaac de Langlois

    La seigneurie principale échut sous Louis XVI à François-Henri Langlois de Brouchy, chevau-léger de la Garde du Roi.

    Il fit rebâtir le château entre 1779, date de son mariage célébré à Noyon, et 1787 date gravée sur le fronton près de ses armoiries.

    Brouchy

    cliquer pour agrandir.

    Mis en vente après sa mort en 1813, le château appartenait en 1817 à Jacques Tardieu, négociant à Saint-Quentin.

    Puis en 1838 à Honoré Lhote, en 1879 à Louis Ponche, industriel à Amiens et enfin à la famille Bernot.

    Gravement atteint en mars 1918 et incendié par les Allemands, il n'a pas été restauré, seuls subsistent la grille d'entrée avec ses piliers brique et pierre.

    Brouchy

     

    Merci à André Vincent pour ces photos

    Brouchy

    Brouchy

    église en 1875

    Brouchy

    Brouchy

     

    Brouchy

    Pierre tombale du début du XIV ème siècle de Jehan d'Aubigny, retrouvée sous le pavage de l'église.

    Brouchy

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  • La commune ne possède pas de blason

     

    On retrouve trace du château de Moyencourt dès 1223  Raoul de Moyencourt.

    Il a été fortifié dès 1382 par Renaud de La Chapelle puis doté de douves et d'un pont-levis, chacune des 7 tours avaient entre 15 et 25 m de circonférence, ce qui en faisait un édifice gigantesque.

    Seul vestige encore debout aujourd'hui, la porte du château-fort qui se composait d'un passage voûté précédé d'un pont-levis, on en reconnait encore les deux longues rainures.

    Moyencourt-en-Santerre

    Moyencourt-en-Santerrede nos jours

    Un bas-relief sculpté en pierre dure occupait la partie supérieure de la maçonnerie, il représentait une sirène sur un rivage accompagné d'une bergère et de ses brebis, des inscriptions en lettres gothiques du 15ème siècle : Avé Maria.

    Moyencourt-en-Santerre

     

    Moyencourt-en-Santerre

     

    Ce bas-relief est aujourd'hui conservé au musée Walters Art Gallery de Baltimore aux Etats-Unis, il fut acquis en 1913 par Henry Walters auprès d'un marchand d'objets d'art (R.Heilbronner) 

    Moyencourt-en-Santerre

    On attribue traditionnellement la construction du pavillon d'entrée du 15ème à Gérard d'Athies, panetier du Roi.

    Moyencourt-en-Santerre

    Gérard d'Athies : d'argent à trois fasces de sable, à la bande de gueules brochant sur le tout.

    Ce pourrait être également l'oeuvre de son neveu également prénommé Gérard, qui lui succéda en 1439, il n'eut pas de postérité de son mariage avec Jeanne de Soissons-Moreuil ( appelée Aliénor à tort).

    Sa soeur Jeanne d'Athies ayant épousé en 1402 Jean du Faÿ, chambellan du Roi, la seigneurie échut donc à leur petit-fils Gérard du Faÿ d'Athies.

    Moyencourt-en-Santerre

    De Faÿ d'Athies : d'argent semé de fleurs de lys de sable sans nombre.

     

    Le 7 mars 1471, Louis XI data une de ses lettres de Moyencourt.

    Fils d'Adrien Binet, acquéreur de la seigneurie en 1714, Joseph-Adrien Binet choisit l'emplacement de l'ancien manoir d'Harivaux, dont on trouvait mention au 13ème siècle et dont subsistaient les fondations sur une colline voisine, près de la route de Nesle.

    Il y fit élever un grand château dès 1766, précédé d'une large avenue, d'une grille et de douves sèches.

    Moyencourt-en-Santerre

    Moyencourt-en-Santerre

    Sous la Révolution en 1793, il fut incarcéré quelque temps à Amiens puis libéré étant considéré comme non-noble.

    Sous la monarchie de juillet il se livra à d'importantes spéculations immobilières.

    Après sa mort le domaine échut aux familles Amyot et de Launay qui procédèrent à une importante campagne de réparations du château.

    De nouveau modernisé après son acquisition par M.Dollot en 1909.

    Pendant la Première Guerre Mondiale, il fut longtemps occupé pat des états-majors allemands qui le détruire à l'explosif en mars 1917, lors du repli des troupes.

     

     * Un primitif français du milieu du XVème siècle aux Etats-Unis : La crucifixion de Moyencourt, autrefois dans l'église primitive du village.

     

    Moyencourt-en-Santerre

    Moyencourt-en-Santerre

    Il fut acquis par John G. Johnson peu avant la Première Guerre Mondiale d'un certain Emile de Launay, propriétaire du château de Moyencourt.

     

    Moyencourt-en-SanterreMoyencourt-en-Santerre

    Gérard d'Athies avec son blason et Jeanne de Soissons-Moreuil , le sien est : parti au 1, des armes d'Athies et au 2, des Soissons-Moreuil, d'azur semé de lis d'or au lion naissant.

     

     

    Moyencourt-en-Santerre

     


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  • La commune ne possède pas de blason officiel

     

     

    A la fin du XVème siècle, la terre et seigneurie appartenait à Jean II de Merlin dit de Mazancourt, prévot royal de Noyon et bailli de Nesle, marié en 1482 avec Jacqueline d'Estrées.

    Le château-fort de Froidmont était situé sensiblement au même endroit que le château actuel, il en reste quelques vestiges.

    Billancourt

    Billancourt

    Après lui vinrent Adrien de Mazancourt (mort en 1540) puis Charles, vicomte de Courval, homme d'armes de la compagnie du dauphin à Péronne en 1532, et Christophe, chevalier de l'ordre du Roi en 1565, gentilhomme de la Chambre en 1607, il rédigea son testament en 1617 et mourut en son château âgé de 80 ans.

     

    Son fils David de Mazancourt, né en 1607 de son troisième mariage avec Suzanne de Poix, fut plus brillant encore, conseiller du Roi, capitaine de 100 hommes d'armes au régiment de Chanceaux en 1628 puis capitaine d'une compagnielégère allemande en 1635 et enfin capitaine de cavalerie en 1638, il combattit sur la plupart des champs de bataille de son temps et mourut en 1670 à Moyenvic.

    Billancourt

    De Mazancourt

    D'azur au chevron d'or, accompagné de trois coquilles du même.

    Nul doute qu'il ne faille lui attribuer la construction du château, vraisemblablement au milieu du XVIIème siècle, après le passage des troupes en campagne de 1636 et 1653.

    Son fils Jean-Baptiste de Poix, colonel du régiment de Courval fut tué en campagne, sans laisser de postérité.

    Ses biens revinrent à sa soeur Diane, épouse de Louis de Pas, comte de Feuquières.

    Louise de Pas de Feuquières épousa en 1686 Paul Berbier, baron de Ville et seigneur de Goimpy, aïeul de François-Louis du Maitz de Goimpy qui était en 1772 seigneur de Billancourt, capitaine de vaisseaux puis chef d'escadre en 1784.

    Après la Révolution, il vit ses titres brûlés en l'an II, il passa quelque temps dans les géôles révolutionnaires et mourut à Billancourt en 1807.

    Billancourt

    Du Maitz de Goimpy

    D'azur au chevron d'or, accompagné de trois molettes du même.

     

    Son neveu Louis-Pierre du Maitz, marquis de Goimpy, vendit le domaine en 1828 à Charles Quenescourt, notaire honoraire, à sa mort en 1839, il laissa le domaine à sa nièce Madame Louis-René Le Noir de Becquincourt.

    Louis-Adrien de Becquincourt, marié à Zénaïde Fouant de La Tombelle, fit quelques modifications au château en 1840.

    Saccagé et incendié dès septembre 1914 par les troupes allemandes.

    Billancourt

    Les descendants habitent la demeure bâtie en 1924 sur le même emplacement.

    Depuis la fin du 20ème siècle elle appartient à la famille Reguieg.

    Billancourt

     

    Billancourt

     

    Armoiries sur le château des Le Noir de Brecquincourt

    Billancourt

    D'or à la fasce écartelée de sinople et d'argent.

     

    Billancourt

    Sépulture de la famille de Becquincourt

    Billancourt


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  • Falvy

    Burelé d'argent et d'azur, à la bande de gueules brochant sur le tout.

     

    La commune a relevé les armes de la famille De Nesle de Falvy comtes de Soissons aux 12e et 13e siècles, qui étaient: "burelé d'argent et d'azur de dix pièces, à la bande de gueules brochant sur le tout".

    Ils sont seigneurs du lieu depuis un temps immémorial, et le plus célèbre fut Jean III de Nesle, seigneur de Falvy et de La Hérelle, comte de Ponthieu par sa seconde épouse, compagnon de Saint Louis à la 8e croisade de 1270. Veuf de Béatrix de Joigny, il avait épousé en secondes noces, en 1260, Jeanne de Dammartin, comtesse de Ponthieu et d'Aumale, qui mourut en 1278 à Abbeville. Jean III, quant à lui, fut le dernier seigneur du nom à Falvy, et le dernier porteur du nom. Il mourut en 1310 à Orcamps, près de Soissons (02).

    .La famille De Nesle de Falvy s'est éteinte au 14e siècle.

    Lui ont succédé des noms prestigieux parmi lesquels: Vendeuil, Béthune, Luxembourg, Valençay, Navarre, et les Saint-Simon du 17e siècle à la Révolution. (Jacques Dulphy)

    Autre blason : Fascé d'argent et d'azur de dix pièces, au lion de gueules, couronné d'or, brochant sur le tout.

    Falvy

    Xème siècle : Donjon en pierre sur pilotis
    Tenure des COMTES DU VERMANDOIS
    1097 : * Drogon seigneur de Nesle
    1146 : * Yves de Soissons
    1157 : * Yves de Nesle
    1175 : * Église des Prémontrés
    1200 : * Jean I de Falvy Nesle
    1270 : * Jehan III de Nesle 
    1324 : * Jean de Vendeuil II
    1400 : * Famille de Béthune 
    1435 : * Louis de Luxembourg * Jean de Bar * Seigneur de Falvy
    1477 : * Marie du Luxembourg. Francois de Bourbon Vendöme
    1515 : * Famille de Valencay
    1566 : * Prince de Navarre
    1589 : * Henri de Navarre - Henri IV
    1594 : * D'Amerval & Gabrielle d'Estrées
    1611 : * Isaac- Seigneur de ST-Simon
    1629 : * Destruction du château par Louis XIII, il n'a pas laissé de vestiges
    1780 : * Balthazar de St Simon Rouvroy
    1789 : * Claude Henri de Saint Simon

    Eglise Sainte Benoite

    FalvyAquarelle d'O.Macqueron.1877

     

    A l'origine chapelle du château-fort démantelé par Louis XIII, d'origine romane datée de 1140 et remaniée au XVème siècle avec un mélange de style roman et gothique

     

    Blasons dans l'église Sainte Benoite         

    FalvySeigneurs de Falvy et de La Hérelle

     

    FalvyJean de Vendeuil II- 1324

    FalvyGuillaume VI de Béthune 14ème siècle

    FalvyJeanne de Bar, 1410

    FalvyMarie de Luxembourg 1500

    FalvyFrançois de Bourbon-Vendôme

    Falvy Nicolas d'Amerval 1594

    FalvyRobert de Y et Isabeau Le Convers 16ème siècle

    FalvySaint-Simon 17 et 18ème siècle

    Sur un contrefort de l'église, le blason des Bourbon-vendôme 

    Falvycliquez pour agrandir

    Blason Bourbon-Vendôme 

     


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  • Chaulnes

     

    http://armorialdefrance.fr/

    De gueules au château d'argent, maçonné de sable, posé sur une terrasse vergetée de sinople et de gueules, de dix pièces.

     Adopté le 3 avril 1970.

    Si la délibération municipale d'adoption officielle du blason de Chaulnes ne date que du 3 avril 1970, ce blason est en usage de longue date, et sans doute a-t-il été créé dans sa configuration actuelle pour figurer sur le monument aux morts, inauguré en 1924. Il est en effet sculpté dans la pierre, sur le socle de l'allégorie de la Patrie. La terrasse de sinople vergetée de gueules symbolise le ruban de la médaille de la croix de guerre 1914-1918. Cette décoration a été décernée en 1920, le bourg ayant été entièrement détruit par les combats et les bombardements de la Grande Guerre.

    Chaulnes

     

    Sur le blason aussi, le château d'argent symbolise le premier château du lieu, une forteresse féodale rasée par les Bourguignons en 1472. (Jacques Dulphy)

    ChaulnesPanneau avec l'historique du château

     

    ChaulnesBlason sur la mairie,reconstruite en 1924.

    Chaulnes

     Les seigneurs de la famille de Chaulnes dont une charte de 1116 fait mention, portaient ce blason : d'azur au chevron d'or, accompagné de trois clous du même.

    Chaulnes

    On le retrouve sur l'église (reconstruite en 1927)

    Chaulnes

    Chaulnes

     

    Après sa destruction par les Bourguignons en 1471, le château fut reconstruit à partir de 1555 par le baron Louis 1er d'Ongnies et son épouse Antoinette de Rasse.

    En 1619, il devient la propriété d'Honoré d'Albert par son mariage avec Claire-Charlotte d'Ailly, cette même année Honoré d'Albert est créé 1er duc de Chaulnes par Louis XIII.

    Le titre est ensuite transféré à la maison d'Albert de Luynes, en l'occurence Charles-Honoré d'Albert de Luynes qui devient ainsi le 4ème duc de Chaulnes.

    Chaulnes

     

    Chaulnes

     

    Charles d'Ailly : de gueules à deux branches d'alizier d'argent passées en double sautoir, au chef échiqueté d'azur et d'argent

    Chaulnes

     

    En 1806, le château et son domaine sont vendus puis démolis, la Première Guerre Mondiale acheva le travail.

     

    ChaulnesAquarelle vers 1670.

    Chaulnes

    Chaulnes

    Chaulnes

     

    Chaulnes

    ancienne église


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