• Grivesnes

    Parti: au 1er d'azur à l'église du lieu d'argent, au 2e d'or au château du lieu d'argent, à la colombe en vol du même brochant en chef sur la partition; le tout sommé d'un chef de gueules chargé de cinq épis de blés d'or, ceux des flancs plus petits, posés en bande à dextre et posés en barre à senestre.

    Adopté en mars 2018.
    Blason fautif (métal sur métal).

    Grivesnes

    Blason dans la mairie

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    Document de la mairie.

    Grivesnes

     

    ***

    Le manoir seigneurial du 15ème siècle fut détruit par les Bourguignons.

    Robert de Goussencourt acheta la terre en 1577 d'une famille notable du Vermandois.

    Il avait épousé Anne d'Arquinvilliers.

    Après avoir abandonné l'épée pour la robe, il siégea au Parlement de Paris jusqu'à sa mort en 1594.

    Grivesnes

    de Goussencourt : d'hermine au chef de gueules.

    C'est à Louis, l'aîné de ses fils, que l'on attribue la construction du corps de logis principal, entre 1611 date de son mariage avec Catherine Le Sellier, et 1640 date de sa mort.

    Agrandi au 18ème siècle, il appartenait à la fin de l'Ancien Régime à Louis de Goussencourt, comte de Grivesnes, qui ne put s'opposer à la confiscation du domaine, décrétée en raison du départ pour l'émigration de son fils Louis-Henri (1766-1849).

    Il obtint cependant la levée des scellés en l'An II et, lors des adjudications de 1793 et 1794, Roch Théry put racheter une partie des terres, ainsi que le moulin, et les rétrocéder à la famille.

    Angélique de Goussencourt qui épousa en 1801 Antoine de La Myre (1773-1851), fils cadet de l'ancien seigneur de Davenescourt, hérita du domaine de Grivesnes.

    A la fin du règne de Louis-Philippe, ce dernier fit restaurer le corps principal du château, construire de grandes fermes et s'assura le concours des frères Duthoit pour élever à proximité un grand sanctuaire de plan carré aces une coupole.

    En 1862, sa fille Alexandrine de La Myre et son gendre le vicomte Urbain-Dominique de Beaurepaire-Louvagny donnèrent cette chapelle originale à la paroisse qui fit ajouter une nef et un haut clocher.

    Grivesnes

    de Beaurepaire-Louvagny : de sable à trois gerbes d'avoine d'argent.

    Grivesnes

    Blason dans l'église

    En 1899, leurs héritiers vendirent le château à M.Lenain.

    Gravement endommagé pendant l'offensive allemande de mars 1918 contre les français retranchés dans le château.

    Grivesnes

    Il ne fut que partiellement restauré.

    Grivesnes

     

    Grivesnes

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    Eglise Saint Aignan

    La construction de cette église se déroula de 1835 à 1842. Le clocher fut construit plus tard, entre 1867 et 1875, sous la direction de l'architecte amiénois, Paul Delefortrie.

    Grivesnes

    L'église souffrit en 1918 des combats lors de la bataille d'Amiens. Le clocher fut décapité et la coupole s'effondra. C'est l'architecte Louis Duthoit qui assura la reconstruction de l'édifice, employant le béton, à partir de 1922.

    Grivesnes

    L'église en totalité et son décor intérieur, y compris la cour clôturée devant l'entrée, sont protégés au titre des monuments historiques : classement par arrêté du 29 mars 2005.


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  • Bacouel sur Selle

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    De gueules semé de croisettes recroisetées d'argent, à deux bars adossés du même.

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    La première famille de Bacouel, issue du village du même nom dans l'Amiénois, sur la rivière de Selle, était anciennement connue. De cette famille, les généalogistes d'autrefois relevaient une généalogie invraisemblable qui remontait au temps du roi Dagobert!
    Le premier du nom qui s'appuie sur des documents authentique est Raoul Ier, vivant en 1147.

    Son fils, Raoul II de Bacouel est, en 1223, homme lige du vidame d'Amiens. Blanchardin de Bacouel fut le dernier du nom à être seigneur du lieu.
    Jusqu'à cette époque, si l'on en croit Witasse et Ledieu (Le canton de Conty, 1909) la famille porte "de gueules à la bande d'argent".
    En 1353, la seigneurie est vendue au chapitre de la cathédrale d'Amiens.

    On retrouve, au XVIe siècle, la famille De Bacouel en Ponthieu. Nicolas de Bacouel est sénéchal du Ponthieu en 1554. Il porte pour armoiries "un semé de croisettes à deux bars adossés sur le tout". C'est ce qu'avance René de Belleval (Nobiliaire du Ponthieu, 1862).

    Bacouel sur Selle

    Belleval indique aussi que le dernier du nom en Ponthieu-Vimeu, Philippe de Bacouel, seigneur de Saigneville vivant en 1671, portait: "d'or à trois ancolies d'azur". Mais la filiation de ce Philippe de Bacouel avec la famille des Bacouel anciens lui a été contestée, de même que sa qualité d'écuyer (P Louis Lainé, Archives généalogiques et historiques de la noblesse de France, 1830).
    C'est le second blason, "semé de croisettes à deux bars adossés", qui est attribué à la commune de Bacouel, avec des émaux d'un choix récent qui pourraient le faire confondre avec celui des ducs de Salm.
    (Jacques Dulphy)

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    Il existait le village de Villers-Montbard qui fut rasé avec son château fortifié par Charles le Téméraire, il ne fut jamais reconstruit.

    A la fin du 15ème siècle, le seigneur était Pierre Le Sénéchal, seigneur d'Argoeuves et de Bacouel, il meurt en 1515, il avait épousé Alix Morcalle.

    En 1531, Françoise de Mussen, dame de Bacouel, épouse Raoul Forme, écuyer et seigneur de Rouvroy-les-Merles, ils sont représentés dans les six blochets de l'église, à coté de leurs gens.

    En 1564, ils vendent au seigneur des Marets, écuyer-chevalier de l'Ordre du Roi, qui le lègue ensuite à son neveu Antoine d'Aboval, écuyer.

    Bacouel sur Selle

    D'Aboval : d'azur à trois merlettes d'argent en chef.

    L'actuel château est bâti vers 1640.

    Bacouel sur Selle

    en 1913

    Bacouel sur Selle

    En 1665, un de ses descendants François d'Aboval épouse Madeleine Matissart.

    La lignée s'arrête en 1772 après la mort de la matriarche Claire du Chastelet.

    Au début du 18ème siècle, les d'Aboval font place à Jean-Gilbert-Christophe de Linart, seigneur d'Aveluy, qui épousa en 1720 Marie-Françoise-Elisabeth de Louvencourt.

    Il afferme ses terres et des fermes commencent à se bâtir comme celle construite en 1756, exploitée par les de Bonnaire, un notable qui aura même un droit de pigeonnier.

    Ensuite les Linart vendent en 1759 à Jean-Baptiste Jourdain, seigneur de Thieulloy-la-Ville.

    Bacouel sur Selle

    Bacouel sur Selle

     

     

    Julien Jourdain de Thieulloy sera maire de 1848 à 1852.

    En 1860, les Jourdain adjoignent au blason de leur ancêtre, un chef de sinople chargé d'une croix ancrée d'or, armoiries figurant sur un vitrail de l'église de Saint-Gratien où les derniers membres de la famille ont élu domicile.

    Bacouel sur Selle

    Le château passera ensuite au gendre de Julien,  le baron Alphonse de l'Epine, qui fut lui aussi maire de 1872 à 1923.

    Bacouel sur Selle

    de l'Epine : d'or, chapé d'azur, l'or chargé de deux fasces de sable, treillissées d'argent.

    L'azur chargé à dextre d'une tête de lion d'argent et à senestre d'une tour du même, ouverte, ajourée et maçonnée de sable.

    Ensuite, le baron Ferdinand de l'Epine, né en 1855, qui épousera Mlle de La Grange en 1879, c'est à cette date qu'ils s'installeront au château de Prouzel récemment acheté à la veuve du général Lamoricières.

    Le château de Bacouel sera vendu aux Soeurs Hospitalières en 1881.

    Bacouel sur Selle

    En 2013, il subit une restructuration et extension en foyer d'accueil médicalisé.

    Bacouel sur Selle

     

     Une autre bâtisse plus petite mais non moins belle "La belle Marguerite", de style Louis XIV, on pense qu'elle a été construite peu après 1686, année du mariage d'Antoine de Saint-Fuscien avec Marguerite du Bos de Loan, probablement apparentée aux Du Bos de Fossemanant et de Plachy.

    Bacouel sur Selle

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    Eglise Nativité de la Vierge Marie

    Église de la fin du XIème siècle, qui garde des traces anciennes comme ses 6 têtes en blochet, des bancs seigneuriaux. On y découvre également une chaire du XVIIème siècle, un autel du XVIIIème siècle, une statue de la Vierge à l'Enfant du XVIème siècle, des fonts baptismaux du XIème siècle. Le porche roman de l'entrée est d'origine, les meubles de la sacristie sont signés Sauval et datent de 1830.

    Bacouel sur Selle

     

    Bacouel sur Selle

     


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  • Saint-Sauflieu

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    D'azur à la croix d'or cantonnée de quatorze croisettes du même, quatre ordonnées 2 et 2 dans chaque canton du chef et trois ordonnées 2 et 1 dans chaque canton de la pointe.

    ***

    Aucun saint du nom de Sauflieu n'a existé. Cette graphie, pour le nom du village, a prévalu dès 1293 sur celle de Sainsolu (Sinsouillu, Souillu ou Souliu en picard); le village est encore désigné sous ce nom de Sainsolu en 1251.
    La commune a relevé les armes de la famille des seigneurs du lieu et du nom, également désignée sous le nom de De Saint-Saulieu. Cette famille est connue depuis 1145 avec Dreux (Drogonis) puis Adam "de Sessoliu" son fils, vivant en 1145, etc. Simon de saint-Sauflieu prend part à la troisième croisade.

    Le blason de cette famille apparaît pour la première fois sur un sceau conservé aux Archives de la Somme, appendu au bail d'une terre à Saint-Sauflieu en mars 1306 provenant du chapitre de la cathédrale d'Amiens: c'est le sceau de Jacques de Saint-Sauflieu, seigneur de Saint-Sauflieu, qui montre un écu à la croix cantonnée de 16 croisettes simples.

    Saint-Sauflieu

    Blason de la famille de Saint-Sauflieu.(armorial d'Hozier)

     

    La filiation de cette famille est établie avec certitude jusqu'à Jean de Saint-Sauflieu, chevalier. C'est lui qui vendit le domaine en 1464 à Guillaume Le Josne de Contay, après qui se succédèrent de nombreuses autres noms.

    Saint-Sauflieu

    De gueules fretté d'argent de quatorze pièces, entre-semé de fleurs de lis d'or.

    La famille De Saint-Sauflieu, maintenue noble en 1667, a donné aussi les seigneurs (protestants) d'Erquery (60) du XIVe au XVIIe siècle, "de Chatellier, du Parc et de Marchefroy", et d'autres lieux.
    (Jacques Dulphy)

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    Eglise Saint-Denis

    Fin 18ème ,entièrement restaurée.

    Saint-Sauflieu

    1877 (bibliothèque d'Abbeville)

    Saint-Sauflieu


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  • La commune ne possède pas de blason officiel

     

    Projet de blasonnement proposé par Jacques Dulphy à partir des armes des de Montmorency, les clous étaient d'une qualité réputée, on venait de loin en acheter jusqu'au 19ème siècle, ils apportent une brisure bien venue aux armes (simplifiées) des Montmorency, si souvent reprises. 

    La Faloise

     

    La Faloise

     

    Cette ancienne petite forteresse occupe une situation avantageuse, commandant la vallée de la Noye, sur le bord de la falaise crayeuse qui a donné son nom au village.

    La Faloise

    Possession de Jean de Montmorency, mort en 1337, elle fut détruite en 1358 au cours de la Jacquerie.

    La Faloise

    Montmorency: d'or à la croix de gueules cantonnée de seize alérions d'azur.

    Sommairement relevée au début du XVème siècle, elle échut à Catherine de Montmorency-Beaussault qui l'apporta en mariage en 1424 à Mathieu III de Roye.

    La Faloise

    Montmorency-Beaussault : même que Montmorency avec brisure d'un franc quartier d'argent, chargé d'une étoile de sable.

    Elle servit de base d'opération à une garnison anglaise, en 1441 Philippe de Saveuse, capitaine d'Amiens, en fit le siège et s'en empara.

    Redevenu propriété des Bourguignons, Charles le Téméraire, de retour de Beauvais, s'y installa puis ordonna de la faire démanteler, les travaux ne durent pas être menés à leur terme car en janvier 1589, l'ouvrage avait encore suffisamment d'importance pour que l'échevinage d'Amiens envoie des hommes d'armes garder la forteresse.

    La Faloise

    Elle appartenait alors au prince Louis de Bourbon-Condé, héritier des de Roye.

    La Faloise

    Acquise en 1628 par le duc de Sully-Béthune.

    La Faloise

    Sully-Béthune : d'argent à la fasce de gueules

    Puis en 1736 par messire Paul-Maximilien Hurault, marquis de Vibraye.

    La Faloise

    Hurault de Vibraye : d'or à la croix d'azur cantonnée de quatre ombres de soleil de gueules.

    En 1772, un état des lieux révèle une sérieuse dégradation, il ne subsiste que l'entrée du château, il est proposé à la vente pour la succession du marquis de Vibraye.

    La vente a lieu en juin 1775, l'acquéreur est Louis du Gard, écuyer de la Grande écurie du roi.

    Puis Alexandre-Joseph Debray en 1793, Louis-Frédérix Bourgeois de Mercey en 1804 et Alexandre Duflos.

    "Remis à neuf" d'après l'acte de vente de 1839, l'édifice avait l'aspect qu'il a gardé de nos jours.

     

    La Faloise

    De l'ancien château-fort, seul subsiste l'ouvrage d'entrée en craie taillée avec sa porte en tiers-point encadrée de tourelles hautes et étroites, profilées en éperon.

    En août 1918, le général Mangin y installa son QG.

     

                                                                 ***

                                                       Eglise de la Nativité

    La Faloise

    En 1875

    Elle datait du XVIème, elle fut incendiée en 1940 et reconstruite après-guerre.

    La Faloise


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  • Fransures

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    D'argent à la fasce de gueules chargée de trois besants d'or.

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    La commune relève les armes de la famille De Fransures.
    Cette famille est d'ancienne chevalerie. Bergues de Fransures, seigneur du lieu, se croisa en 1199. Trois branches de cette maison ont été maintenues nobles en 1698. Le dernier porteur de ce nom et de ces armes fut le comte Oswald de Fransures, conseiller général, châlelain de Villers-Tournelle (80) où il mourut en 1899, n'ayant que des filles.
    (Jacques Dulphy)

    Fransures

    sceau de Pierre de Fransures avec écu à la fasce chargée de trois besants, brisé d'un lambel à cinq pendants (Archives de la Somme)

    Le château seigneurial a été détruit lors des troubles liés à la Jacquerie en 1538.

    Fransures

    Détail de la scène du vitrail central du choeur de l'église de Villers-Tounelle, représentant l'adoubement du premier comte de Fransures par Saint-Louis.

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    Eglise Saint-Gilles

    En partie du XVIème, nef du XIXème et portail XVIIIème

    Fransures

    Fransures


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