• La commune ne possède pas de blason officiel

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    Remiencourt

    Au XVIème siècle la terre appartenait à Charles de Lorraine, duc d'Aumale.

    En 1592, Adrien de Boufflers acquiert la seigneurie, il est l'un des cents gentilhommes de la Chambre du Roi.

    Remiencourt

     

    Né de son union avec Antoinette Le Sellier, son fils Charles épouse Antoinette de Monthomer en 1618 et rattache les terres de Goulancourt et Dommartin.

    A la fin du XVIIème, un second Charles de Boufflers réside ordinairement à Remiencourt avec son épouse Marie du Bos.

    Leur fils Charles-François, né en 1680, contracte en 1713 une brillante alliance avec sa cousine Louise-Antoinette, fille du premier duc de Boufflers et maréchal de France.

    Remiencourt

    De Boufflers : d'argent, à trois molettes d'éperon de gueules, posées 2 et 1, accompagnées de neuf croisettes recroisettées du même.

    Ce Charles-François, colonel puis lieutenant-général des armées du Roi en 1732 voit sa terre érigée en marquisat, il réside à Paris où il meurt en 1743.

    C'est lui qui aurait fait entreprendre la reconstruction du château en 1713.

    Remiencourt

     

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    Son fils Louis-François meurt prématurément en 1752, âgé de 38 ans.

    La marquise de Boufflers délaisse le château qui pendant plusieurs années est mis à disposition de l'intendant d'Amiens Maynon d'Invau.

    Le fils de Louis-François, Charles devient maréchal de camp en 1762 et inspecteur général de l'infanterie en 1766. Il s'endette au point d'être contraint de se séparer de la plupart de ses biens en 1772.

    La terre est mise en vente et acquise par Jean-Marie d'Arjuzon, originaire de Dax et anobli par une charge de secrétaire du Roi en la Grande Chancellerie.

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    d'Arjuzon : d'azur, au chevron d'argent, accompagné de trois fers de dard du même, la pointe en haut.

     

    Il cède peu de temps après, en 1778, à son voisin Claude-Martin Briet, seigneur de Fortmanoir.

    Remiencourt

    Briet de Fortmanoir : d'argent, au sautoir de sable, cantonné de huit perroquets de sinople, becqués et membrés de gueules.

    En 1786, Marie-Elisabeth Briet épouse Jean-Louis de Francqueville dans la chapelle du château, fils du grand bailli du Cambraisis et capitaine au régiment Royal Normandie.

    Remiencourt

    Jean-Louis de Francqueville

    Remiencourt

    De Francqueville : d'azur, à une étoile d'or accompagnée en chef d'un lambel du même, à trois pendants.

    Il est l'aïeul des propriétaires actuels Hugues de Francqueville, maire de la commune depuis 2001.

    L'escalier intérieur présente une rampe en fer forgé dont les motifs sont empruntés aux armes des Boufflers : croix recroisettées et grandes molettes d'éperon.

    Remiencourt

    Remiencourt

    Photo : Lennemayer

    Remiencourt

    église Notre-Dame de la Nativité en 1870

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    Plaque tombale de la famille Briet de Fortmanoir

    Remiencourt

     

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  • La commune ne possède pas de blason officiel

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    Les premiers seigneurs étaient vassaux du vidame d'Amiens,  ils apparaissent dans les chartes du XII et XIIIème siècles comme Robert , Guillaume et Pierre de Prousel.

    Au début du XIVème siècle succède Jacques de Longroy, seigneur d'Hallencourt.

    Prouzel

    de Longroy :  de gueules au chef d'or.

    Au début du XVème, son petit-fils également prénommé Jacques,chevalier banneret, conseiller et chambellan du duc de Bourgogne, lieutenant-général en Picardie, épouse Marie, dame de Querrieu . Il se distingue en 1413 en s'emparant de Guines, en 1415 il combat au côté de David de Rambures et meurt à Azincourt.

    La terre passe à son gendre Waleran de Rivery.

    Dévastée en 1472 lorsque Charles le Téméraire y établit son camp, elle sera acquise à la fin du siècle par Jean Le Sellier.

    Son fils Bastien Le Sellier fait restaurer l'église paroissiale et sculpter ses armes sur les sablières.

    Prouzel

    Le Sellier : d'or à l'aigle d'azur, becquée et membrée de gueules

    Il fait également construire la chapelle voûtée où il sera inhumé en 1525, et fait très probablement élever une maison seigneuriale.

    Antoinette Le Sellier épouse en 1574 Pierre de Villepoix, originaire du Beauvaisis , valet de chambre de Monsieur, frère du Roi.

    Prouzel

    De Villepoix : d'azur à la croix ancrée d'or cantonnée de quatre ancres d'argent.

    Charles de Villepoix obtient en 1661 l'érection de sa terre en baronnie, le passage des Impériaux en 1636 avait dû entrainer le saccage du village et le modeste corps de logis, il n'apparait plus en 1663.

    Saisies à deux reprises, terre et seigneurie sont finalement adjugées en 1696 à Adrien Creton, seigneur de Willameville, second président au Bailliage d'Amiens et futur maire de la ville en 1717 et 1718.

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    Creton de Willameville : de sable à la croix engrêlée d'argent, chargée de cinq étoiles d'azur, et une bordure cousue du même.

    Il avait épousé en 1683 Marie-Claire Du Bos, il meurt en 1732, c'est à lui que l'on attribue la construction du château.

    Prouzelcliquer pour agrandir

    A la mort de son fils Louis-Joseph Creton en 1777, ses biens reviennent à son neveu Louis-Joseph Gaillard de Boëncourt, président au Présidial d'Abbeville, qui fait moderniser le château et construire les dépendances datées de 1784.

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    Gaillard de Boëncourt : d'azur au chevron d'argent accompagné de trois croix pattée de même.

    Son fils Louis, comte d'Auberville, maïeur d'Abbeville en 1768 et 1777, part pour l'émigration mais parvient à recouvrer ses biens.

    Viennent ensuite, Louis-Charles, maire de Prouzel de 1807 à 1830 et Jean-Gustave, vicomte d'Auberville, qui laisse le domaine à sa nièce Marie-Amélie, épouse du Général Lamoricière, devenu célèbre en 1847 pour avoir reçu la soumission d'Abd-El-Kader.

    Il se retire en 1860 à Prouzel et y meurt cinq ans plus tard.

    Vendu une première fois en 1866, le domaine est acquis en 1881 par le baron de l'Epine, conseiller général de la Somme, il avait épousé la fille de Julien de Thieulloy.

    Prouzel

    de l'Epine : d'or, chapé d'azur, l'or chargé de deux fasces de sable, treillissées d'argent.

    L'azur chargé à dextre d'une tête de lion d'argent et à senestre d'une tour du même, ouverte, ajourée et maçonnée de sable.

    Prouzel

    Eprouvé par les années d'occupation, le château a été restauré de façon exemplaire par le baron  Gérard de l'Epine et la baronne, née Christiane de Margerie.

    Puis leur fils Audouin de L'Epine, élu maire de la commune en 2014.

    Prouzel

     

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    Eglise Notre-Dame de la Nativité du XVIème siècle.

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    Photo: A.Guerville


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  • La commune ne possède pas de blason

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    Les origines de Louvrechy sont encore mal connues, cependant les sires de Rayneval, d'extraction chevaleresque et s'appelant originellement Des Préaux, en étaient les seigneurs au Moyen-Âge.

    Le sceau de Jehan de Rayneval dont l'écu est une croix chargée de cinq coquilles, est dit seigneur de Raineval, Louvrechy et Rouvrel.

    Louvrechy

    Louvrechy

    de Raineval : d'or à la croix chargée de cinq coquilles d'argent.

    La seigneurie est entrée au XVIème siècle dans la famille d'Ailly, elle échut au début du XVII ème à Claire-Charlotte d'Ailly, première duchesse de Chaulnes, qui mourut en 1681 à Guiscard.

    Trois ans plus tard en 1684, son petit-fils Charles, troisième duc de Chaulnes, vendit ses terres de Raineval, Thory, Louvrechy, Sauvillers et Mongival, moyennant la somme considérable de 280.000 livres, cette somme permit de couvrir une partie de ses dettes.

    L'acquéreur fut Henri Massue, marquis de Ruvigny , lieutenant-général des Armées du Roi et député général des églises protestantes, qui se retira en Angleterre après la Révocation de l'Edit de Nantes et dut se défaire de la plupart de ses domaines.

    Adrien Quiéret était déclaré habitant Louvrechy à la fin du XVIIème siècle.

    Louvrechy

    Louvrechy

    Acquise en 1701 par Joseph de Court , trésorier de France à Amiens, comme celle de Raineval.

    En 1709, Marie-Michelle de Court l'apporta en mariage à Charles-Timoléon de Séricourt, marquis d'Esclainvillers.

    Louvrechy

    La seigneurie passe ensuite dans la maison de Mailly en 1737, par le mariage de Marie-Michèle de Séricourt avec Joseph-Augustin, comte de Mailly-Haucourt.

    En 1779, le comte de Mailly installa dans l'ancien château le chirurgien Baudelocque dont il s'était attaché les services pour soigner gratuitement les habitants de ses sept paroisses et de faire un cours d'accouchement..

    Vendu après sa mort sur l'échafaud, et définitivement converti en exploitation agricole, le château connut plusieurs propriétaires au XIXème siècle.

    Au cours de l'offensive allemande de mars 1918, le corps de logis et le pigeonnier furent sévèrement touchés, le pressoir et plusieurs dépendances détruits.

    Au lendemain de la guerre, M.Reusse vendit le domaine à Joseph  van Wymeersch, aïeul de l'actuel propriétaire, qui fit restaurer les bâtiments.

    Louvrechy

     

    Louvrechy

    Accompagnée d'un pigeonnier octogonal en pierre blanche, cette modeste gentilhommière brique et pierre développe une façade de cinq travées sous un toit à forte pente.

    Louvrechy

    La date de 1660 figure sur le portail dans un cartouche ornée de palmettes stylisées.

    Louvrechy

    Mentionné en 1561, l'édifice précédent devait avoir plus d'importance, on en reconnait les vestiges dans le terre-plein qui sert d'assise à l'édifice actuel, et dans les levées de terre qui le séparent de l'église. L'ensemble constituait un intéressant exemple de noyau castral.

    Louvrechy

    Monogramme G D sur la façade, au-dessus de la porte d'entrée

     

    Eglise Saint Martin du XV et XVIème siècle

    Louvrechy

    église en 1874

    Louvrechy

     


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  • Jumel

    http://armorialdefrance.fr/liste_dept.php?dept=80 

     

    De sable à trois gerbes de blé d'or liées de gueules.

     

    Ce sont les armes de la famille d'Aoust de Jumelles (sic).

    La ville de Sin-le-Noble porte les mêmes armes: en effet, la seigneurie de Sin-le-Noble (auj. 59) et celle de Jumel (auj. 80) appartenaient l'une et l'autre, en 1626 à messire Michel d'Aoust de Jumelles, chevalier, prévôt de Cambrai.
    (Jacques Dulphy)

    Jumel

    Jumel

     

    On retrouve ce blason sur la façade de l'église

    Jumel

    Jumel

     

    Jumel


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  • * Commune regroupant depuis 1972 les anciens villages de Namps-au-Mont, Namps-au-Val, Taisnil et Rumaisnil

     

    NAMPS-AU-MONT

    Dès 1235, apparait une famille de Namps, Hugues, chevalier, puis Mathieu, écuyer.

    Un siècle plus tard en 1382, on trouve Hue de Dompierre, chevalier.

    La seigneurie changea encore de mains quelques années après en 1407 avec Charles de Beauchamp, chevalier, dont la fille Aelips, la porta dans la maison de Bournel, en épousant Hue, chevalier, seigneur de Thiembronne et capitaine de Rue.

    Leur fils Guichard de Bournel, reçut de sa mère la terre de Namps, à condition de reprendre les armes de Beauchamp, il fut bailli de Guines, capitaine d'Ardres et du Crotoy, il mourut en 1465.

    Namps-Maisnil

    de Bournel : d'argent à un écusson en abîme fascé de sinople et d'hermine (Beauchamps), accompagné de huit papegais(perroquets) de sinople, becqués et membrés de gueules, rangés en orle.

    Les terres de Namps et Puisieux avaient été données à Guichard par sa mère le 28 août 1419 à charge pour lui de porter les armes de Bauchain (fascé de sinople et d'hermine). En fait, ain si que le montre les armoriaux de l'époque, c'est l'écusson en abîme qui était aux armes de Bauchain en remplacement de l'écusson de gueules habituel que portèrent successivement les frères aînés Charles et Louis. Quant au quatrième frère, Guillaume, il brisait les armes de Bournel d'un lambel d'azur.

    En 1564, Gabriel de Bournel en était le seigneur.

    Au 17ème siècle, Jean-Paul de Bournel se qualifiait marquis de Namps et vicomte de Lambercourt, son fils Jean-Charles abandonna ce titre pour celui de marquis de Monchy.

    Le dernier de la famille Marc-Charles, chevalier et marquis de Bournel, paraît être le dernier possesseur de Namps, sa veuve remariée au marquis de Cabaret, la revendit en 1746 à Meneslée-Hyacinthe de Bonnaire, brigadier des armées du Roi et chevalier de Saint-Louis.

    Namps-Maisnil

    De Bonnaire : d'azur à un chevron d'or accompagné de deux coquilles du même en chef et d'une rose aussi du même en pointe.

    Il épousa en 1759 Marie-Anne Guérard et fait reconstruire le château vers 1760, il y habita jusqu'à sa mort.

    Namps-Maisnil

    Son fils Pierre-Victor (1760-1837), officier au régiment de Flandres, fut nommé louvetier du Roi en 1785, bien qu'arrêté en 1794 et enfermé à Bicêtre, il traversa la Révolution sans trop de dommages.

    La seigneurie passe ensuite par alliance au vicomte Blin de Bourdon, puis au baron de Vassart d'Andernay.

    Le château  est précédé d'une grille transférée du château de Bourdon.

    Namps-Maisnil

    Namps-MaisnilClic pour agrandir

    Il ne reste que le blason de droite : un chevron accompagné de trois fleurs de lys qui pourrait correspondre à celui des Vassart d'Andernay : de gueules au chevron d'or accompagné de trois fleurs de lys d'argent.

    Namps-Maisnil

     

    NAMPS-au-VAL

    La terre appartenait en 1398 à Jean Le Catelain, bourgeois d'Amiens.

    Laurent de Fresnoy qui avait épousé Jeanne de Fay, en était seigneur en partie , en 1455.

    En 1465, ils vendirent leurs deux fiefs tenus de Picquigny et de Namps-au-Mont, à Jean Mauchevalier, dit Olivier, seigneur de Wailly.

    Depuis lors, Namps-au-Val et Wailly n'ont cessé d'avoir les mêmes possesseurs. 

    Namps-Maisnil

    Namps-Maisnil

     

    En 1 : de Croÿ IV : d'argent à trois fasces de gueules

    En 2 : de Mauchevalier : d'argent à la bande d'azur chargée de trois fleurs de lys d'or, accostée de six merlettes de sable.

    En 3 : d'Halluin : d'argent à trois lions de sable, lampassés de gueules, ornés et couronnés d'or.

    En 4 : de Renty : d'argent à trois doloires de gueules, les deux du chefs adossés.

     

    TAISNIL

    Possession au 13ème siècle d'une famille de Taisnil.

    Pui au 14ème à Guillaume de Bacouel et au début du 16ème à Jean du Caurel, échevin d'Amiens en 1510, puis Guillaume du Caurel, écuyer, bailli d'Amiens en 1560.

    En 1716, l'Amiénois Pagès cite les familles de Bellingan et Rouvroy.

    La terre échut ensuite à François Pinguet, écuyer, seigneur de Rouvroy, inhumé en 1753 dans le choeur de l'église.

    Les héritiers revendent le domaine à François-Xavier Boulanger de Rivery, conseiller au Parlement de Paris, son épouse Anne-Alexandrine Bosquillon, dame de Rosières, meurt à 20 ans, lui meurt en 1788 et inhumé aussi dans le choeur de l'église.

    Namps-Maisnil

    Boulanger de Rivery : de gueules à trois pals de vair, au franc canton d'or.

     

    M.Bosquillon de Rosières lui aurait succédé l'année suivante.

    Acquis à la fin du 19ème siècle par M.Paulus qui fit élever une chapelle au fond du parc.

    Namps-Maisnil

    En 1883

    Cette gentilhommière appartient aujourd'hui à M. et Mme Bernard Neviaski.

    Namps-Maisnil

    Namps-Maisnil

    Namps-Maisnil

    Vers 1850 M.Paulus fait installer cette girouette avec les deux premières lettres de son nom 

     

    RUMAISNIL

    La seigneurie relevait de la châtellenie de Picquigny lorqu'elle fut vendue en 1282 au chapitre d'Amiens par Jean dit d'Artois, clerc, et Marie sa femme ainsi que par Simon de Neuville, autre clerc, et Agnès sa femme, en 1289.

    En 1789 la terre dépendait du chapitre de la cathédrale d'Amiens.

    Namps-Maisnil

    église Notre Dame en 1873


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