• Cappy

     

    http://armorialdefrance.fr/liste_dept.php?dept=80 

     De gueules au pont crénelé d'argent, maçonné de sable, surmonté de deux tourelles couvertes d'argent, girouettées et maçonnées de sable, défendu par un homme d'armes d'or, la hache ensanglantée de gueules sur l'épaule, et soutenu d'une rivière ondée d'azur.

    *** 

    La commune de Cappy a repris officiellement, pour son blason communal, le motif qui figure sur un sceau rond de 1228 (et non de 1288 comme on le lit parfois, notamment dans l'Armorial de la Somme de 1972), répertorié par Demay (Sceaux de l'Empire, n° 5.574). Il s'agit d'un sceau communal, Cappy, comme Bray sa voisine, ayant bénéficié dès le début du 13e siècle d'une charte de liberté communale.

    Le sceau de Cappy est appendu à un acte de novembre 1228, qui enregistre le serment de fidélité du maieur, des jurés et des échevins de Cappy au roi Louis IX (Saint-Louis) ; il est aujourd'hui conservé aux Archives nationales.

    Sur ce sceau, le maieur, revêtu d'une cotte de mailles, la hache d'arme sur l'épaule, se tient sur un pont crênelé, surmonté à ses extrémités de deux tourelles. Ce sceau montre l'importance du bourg pour la défense du passage de la Somme. On retrouve le symbole de "l'homme armé aux murailles" sur les sceaux et les blasons des villes de bien plus grande importance, notamment en Tchéquie, en Allemagne et en Pologne. Le blason de Cappy a été dessiné en 1972 par Mireille Louis pour l'Armorial de la Somme. Les deux tourelles d'argent y sont blasonnées "couvertes (...) de sable", mais sont peintes "couvertes du même". (Jacques Dulphy)

    Cappy

    Sceau communal de Cappy en 1228 (Archives Nationales).

    ***

    L'importance de ce village tenait à la présence à cet endroit, d'un gué sur la Somme.

    Dès le 10ème siècle Robert 1er de Péronne est seigneur de Cappy.

    Fondé au 11ème siècle par Eudes de Péronne, le prieuré fut, comme le village, détruit en 1373 par le duc de Bretagne.

    En 1347, les écorcheurs passèrent la Somme à Cappy avant de donner l'assaut au château de Lihons.

    En 1468, l'armée de Charles le Téméraire établit son camp près du village qui, en 1553 fut à nouveau incendié, cette fois par les Impériaux.

    Cappy

    de Boffles : de sinople à deux bandes d'or

    Jossine de Boffles, héritière d'une partie de la seigneurie, épouse en 1594 Jean IV d'Estourmel, fils d'Antoine seigneur de Fouilloy.

    Cappy

    d'Estourmel : de gueules à la croix dentelée d'argent

    Cité en 1630 comme demeurant à Cappy, à sa mort il est inhumé dans le choeur de l'église.

    Son fils Louis, épouse Louise de Valpergue et s'installe à Suzanne.

    Devenue veuve Louise de Valpergue acquiert en 1660, de Madeleine de Laval dame de Nesle, la baronnie de Cappy qui restera longtemps dans sa descendance.

    Cappy

    Le château se trouvait en face de l'église, il n'a pas laissé de vestiges.

    Sur la hauteur, en sortie du village vers Péronne, une gentilhommière brique et pierre, vraisemblablement élevée vers 1840 par la famille d'Estourmel qui l'utilisait comme pavillon de chasse.

    Cappy

    Elle eut à souffrir des deux dernières guerres, et était en fort mauvais état en 1946 lors de son acquisition par le Dr Raymond Hérode, aïeul des propriétaires actuels.

    Cappy

     

    ****

    Eglise Saint Nicolas

    a remplacé une première église du 12ème siècle, celle-ci date de la fin du 16ème siècle, la tour-clocher est de 1654.

    Fortement restaurée à la fin du 19è siècle et après les destructions de la Première guerre mondiale, tour exceptée.

    Cappy

    Cappy

     

     


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  • La commune ne possède pas de blason officiel

                                                                      ***

    Depuis le très Haut Moyen-Âge, le village était dans l'aire d'influence de l'abbaye de Saint-Riquier, à quelques centaines de mètres se trouvait celui d'Herville (aujourd'hui disparu) qui lui dépendait très tôt de l'abbaye de Corbie. Le "grès Bénotte" semble avoir été la borne de limite.

    Aux 16 et 17ème siècles, la famille de Domqueur possédait la seigneurie, en 1627 Charles de Domqueur en était le seigneur.

    En 1683 la famille de Rincheval (Raincheval) acheta le domaine.

    Harponville

    de Raincheval : de gueules semé de billettes d'or, au lion d'or brochant sur le tout.

    En 1746 fut célébré le mariage de Jacques de Raincheval avec Marie-Charlotte de Macquerel, fille du seigneur de Parpeville-en-Laonnois.

    En 1769, leur succèdent Charles-Michel de Vaujours de Châtillon, colonel d'infanterie, lieutenant du Roi à Doullens et adjoint du commandant de la citadelle, et son épouse Marie-Françoise Picquet de Dourier.

    Ils ne durent pas résider sur leur terre car le 16/12/1786, les Affiches de Picardie proposaient à la location le château d'Harponville.

    L'offre n'eut pas le résultat escompté, le domaine fut finalement mis en vente et acquis en 1787 par Ferdinand-François d'Hespel.

    Harponville

    D'Hespel d'Harponville : écartelé, aux 1 et 4 d'or à trois lhoirs ou lys renversés, componés de gueules et d'azur, tigés de sinople; aux 2 et 3 , d'argent au chevron d'azur chargé d'un autre d'or.

    Le château dut ensuite souffrir de la Révolution et sa démolition en 1816 procura les matériaux nécessaires à la reconstruction de l'église paroissiale.

    Quand, vers 1879, le village d'Harponville a dû reconstruire son église à la suite d'un incendie, la commune s'est dotée un blason, marquant sa participation au financement de la nouvelle construction. Faisant fi des familles ayant possédé la terre,  la commune avait adopté des armes parlantes, montrant un blason "de gueules au fer de harpon à double crochet d'or". D'après David Lefebvre, d'Harponville, conteur picard et passionné d'histoire locale, "ce blason est peint à environ 10 mètres de haut sur un disque de bois fixé à une barre de métal qui traverse le choeur de l'église". Ce blason est réputé pour être celui d'Harponville, quoi que la commune ne l'ait jamais autrement confirmé, et qu'elle n'en fasse plus aujourd'hui usage.

    (Jacques Dulphy)

    Harponville




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  •  

    Toutencourt

     

    http://armorialdefrance.fr/liste_dept.php?dept=80 

     

    Écartelé: au 1er fascé d'azur et d'argent, les fasces d'argent chargées de six fleurs de lis de gueules, 3, 2 et 1, aux 2e et 3e d'or à trois maillets de sinople au 4e fascé d'argent et d'azur, les fasces d'argent chargées de six fleurs de lis de gueules, 3, 2 et 1.

    Devise: « unguibus et rostro » (A bec et à griffes)

     

     

     

     On retrouve ce blason par deux fois, en couleurs dans des écus ovales, sur les pilastres des grilles qui ferment le choeur de l'église de Toutencourt. Ces blasons sont timbrés d'une couronne de marquis.

    Côté nef, les écus portent: écartelé, aux 1 et 4 fascé d'argent et d'azur, de six pièces, les fasces d'argent chargées de six fleurs de lis de gueules posées 3, 2 et 1, qui est De France d'Ezecques, aux 2 et 3, d'or à trois maillets de sinople, qui est De Mailly.

    Côté choeur, les écus portent: d'or à cinq cotices de gueules, qui est Mouton de Harchies.

    Toutencourt

    Guislain de France, chevalier, comte d'Hézecques, marquis de Noyelles-Vion et de Mailly, héritier de la baronnie de Mailly en 1774, convoqué aux Etats d'Artois en 1788, avait épousé en 1772 Berthine Mouton de Harchies. C'est ce Guislain de France, dont la famille était originaire d'Artois, qui fit exécuter cette grille.

    La seigneurie de Toutencourt lui était échue, avec d'autres, en tant que neveu, dans la succession du marquis Louis Henri Victor Antoine de Mailly.

     La commune de Toutencourt a repris les armes du comte d'Hézecques antérieurement à 2006.

                                                           Sur la mairie

    Toutencourt

    Il a existé dès le XIIe siècle une famille de Toutencourt, qui portait d'argent à trois fleurs de lis au pied nourri de gueules; famille qui était seigneur du lieu au Moyen-Age et dont la motte du château est toujours existante.

    (Jacques Dulphy)

    Toutencourt

                                                                    ***

    L’origine de Toutencourt remonte au XIIème siècle, à l’époque où apparaît là une lignée aristocratique. En ces temps féodaux, une motte castrale est fortifiée sur le site qui domine le village, au sud-ouest. Sur le rebord du plateau, une colline d’une centaine de mètres d’altitude, un château est alors élevé par la volonté des seigneurs de Toutencourt. Ceux-ci dépendent de la châtellenie d’Authie, l’essentiel de leurs revenus provenant du bois voisin, de ses coupes et de ses carrières d’extractions de grès. Ces lieux possèdent une défense naturelle, un fossé orienté nord-ouest sud-est, qui entraîne les eaux de pluie s’écoulant de la butte vers l’Hallue, une rivière affluent de la Somme. Ses abords, le pied de l’édifice, sont ainsi fréquemment inondés.

    Toutencourt

    Toutencourt

    Le premier seigneur cité en 1226 fut Adam de Toutencourt puis messire Robert de Toutencourt, chevalier, Henri en 1287.

    Toutencourt

    sceau de Henri de Toutencourt 1297

    Un sieur de Toutencourt, chevalier, mourut en 1340 à la bataille de Saint-Omer avec ses deux écuyers.

    Jean de Toutencourt au 14ème siècle.

    Un autre Jean de Toutencourt au 15ème siècle prit la cause du duc de Bourgogne Charles le Téméraire, celui-ci campa à Toutencourt le 18 février 1470 avant d'aller brûler Picquigny, une fois la guerre terminée, le roi Louis XI fit brûler et raser le château, arrêter et condamner Jean , il fut écartelé sur la place d'Amiens en 1474.

    La croix de pierre de 4 m de haut fut érigée en souvenir sur la place.

    Toutencourt

    Le château n'ayant pas été reconstruit, aucun seigneur ne résida alors à Toutencourt.

    La seigneurie passa à la famille Blondel de Joigny.

    Toutencourt

    Péronne Blondel de Joigny épousa Antoine de Bournonville, il laissa ses biens à son fils aîné Louis qui épousa une demoiselle de la plus grande noblesse picarde, Claire de Beauvoir, Louis de Bournonville (1450-1497) était gentilhomme de la Chambre du duc de Bourgogne.

    Toutencourt

    de Bournonville : de sable, au lion d'argent armé, lampassé er couronné d'or, la queue fourchée passée en sautoir.

    La richesse des Bournonville était si importante qu'ils décidèrent par acte passé en 1496 de partager leurs biens de leur vivant entre leur trois fils: Adrien,Jehan et Charles.

    Adrien de Bournonville, l'aîné, reçoit Toutencourt.

    A son décès en 1510, sa fille Charlotte hérite et épouse Antoine d'Ailly, seigneur de Varennes.

    Antoine d'Ailly meurt en 1567, son fils Hue d'Ailly, mineur, prend la succession, son tuteur est Philippe du Moulin, écuyer et marquis de Baizieux.

    En 1610, la seigneurie passa à Jean de Monchy de Montcavrel qui s'en rend adjudicataire sur Adrienne d'Ailly, fille de Hue.

    Toutencourt

    de gueules à trois maillets d'or

    Il était chevalier des Ordres du Roi et gouverneur d'Ardres, il avait épousé Marguerite de Bourbon-Rubempré.

    Il s'occupait en 1623 de faire bâtir et rétablir les ruines du château.

    La seigneurie passa à René III de Mailly par son mariage en 1630 avec Marguerite de Monchy;

    Toutencourt

    de Mailly: d'or à trois maillets de sinople

    En 1636 les Espagnols avaient envahi la Picardie et mis le siège devant Corbie dont René de Mailly en était gouverneur, la capitulation eut lieu le 15 août 1636, le 26 août il fut condamné à mort par le roi de France, il prit la fuite, il reparut en 1640 à la bataille de Sedan et au siège d'Arras en 1641, il mourut en 1695 âgé de 85 ans.

    Après la mort du dernier marquis de Mailly, Louis de Mailly, en 1774, l'héritage passa à son neveu Charles-Isabel-Désiré-Guilain de France, comte d'Hézecques.

    Toutencourt

    De France d'Hézecques : fascé d'argent et d'azur de six pièces, les fasces d'argent chargées de six fleurs de lis de gueules, posées 3,2 et 1

    Le nouveau propriétaire se laissa guider par ses goûts princiers et dilapida son immense fortune, une saisie fut prononcée sur tous ses biens.

    La terre de Toutencourt fut vendue en 1780 à un de ses parents, le marquis de Louverval.

    Toutencourt

     

    gouache de Marcel Stiennon

    d'argent à cinq fusées de gueules posées en barre et accolées en bande

    Il épousa en 1784, Marie-Josèphe Du Bois, il mourut en 1852 à l'âge de 95 ans, la terre passa à sa fille Maximilienne de Louverval, veuve de messire Charles du Hays.

    A sa mort, son fils Maurice du Hays et sa soeur Louise du Hays, épouse de Abel Tournois de Bonvallet, se partagèrent par moitié le terre de Toutencourt.

    ***

    Eglise Saint-Léger

    XVIéme,XVIIème,XVIIIéme

    Toutencourt

     

    Toutencourt

    Armoiries complètement effacées avec la date de 1721


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  • Bazentin

     

    http://armorialdefrance.fr/liste_dept.php?dept=80 

    D'azur semé de fleurs de lis d'argent

     

    La petite commune de Bazentin, patrie de Lamarck, relève les armes de la famille du même nom, et notamment celles de Huart de Bazentin, seigneur de Bazentin à la fin du XIIIe siècle.
    Huart de Bazentin était au nombre des 500 chevaliers appelés au tournoi de Chauvency (1285). La première joute de ce tournoi, racontée par le trouvère Jacques Bretel, opposa Huart de Bazentin et Ferri de Chardogne. Les deux protagonistes, dont les blasons sont décrits dans l'armorial du «Tournoy de Chauvency» (Lorraine) furent blessés. Le seigneur de Bazentin portait: d’azur semé de fleurs de lis d’argent. La famille ajoutait en cimier: un cygne issant d’argent, vol levé.
    (Jacques Dulphy)

     

    Bazentin

    Bazentin

    Ainsi, le lundi matin, lendemain de la Saint-Rémi, les préparatifs furent achevés ! Les premiers jouteurs qui ouvrirent la compétition furent Ferry de Chardogne et Huart de Bazentin. Le héraut du premier chevalier se mit alors à crier "Chardogne !", ne manquant pas d’interpeller Héface, le héraut adverse qui rétorqua fortement "Tais-toi, ladre ! Dieu te maudisse ! C’est Bazentin ! Vous vous trompez !". La joute s’engagea vivement ; Bazentin emportant la décision en désarçonnant le chevalier barrois qui fut malencontreusement piétiné par son cheval. Ferry de Chardogne s’en tira avec le bras cassé. Après le combat, le ménestrel Henriot de Laon fit l’éloge des deux vaillants combattants qui venaient de proposer un beau spectacle.

     *

    A Bazentin le Grand s'élevait un château considérable dont les seigneurs eurent beaucoup de célébrité au Moyen-Âge dont Huart de Bazentin.

    Les seigneurs, leur habitation et le village, ayant disparu au milieu des désastres des guerres, il s'éleva alors à Bazentin le Petit une nouvelle maison seigneuriale auprès de laquelle les habitants vinrent se fixer.

    Cette seigneurie appartenait au seigneur de Guillebon dont le nom primitif était Le Thoillier, sous le règne de Charles VII, Guy le Thoillier fut surnommé 'Le bon', donc Guy-le-bon....telle est l'origine du nom que portèrent ses descendants comme Jean Le Thoillier dit Guilbon.

    Bazentin

    de Guillebon : d'azur à la bande d'or accompagnée de trois besants de même, deux en chef et un en pointe.

    Support : deux lévriers, une couronne de comte et cimier avec un lévrier issant.

    Bazentin

    Chapelle du cimetière en l'honneur de la famille de Guillebon, bienfaitrice de la commune, céramique de Maurice Dhomme.

    Bien plus tard en 1656, Philippe de Monet de La Marque épousa Catherine de Fescamps qui lui apporta la terre de Bazentin, il fit orthographier son nom " De Monet de Lamarck

    A un second Philippe de Monet, maintenu dans sa noblesse en 1697, succéda Philippe-Jacques de Monet, capitaine au régiment de Conty, qui eut dix enfants de son mariage avec Françoise de Fontaines de Chuignolles.

    Louis-Philippe, le second de ses fils, page du roi puis capitaine d'infanterie, lui succéda et épousa Catherine de Wasservas.

    Tandis que le dernier Jean-Baptiste de Monet, dit de Lamarck, né en 1774, rejoindra l'armée à 17 ans muni d'une recommandation de la marquise de Lameth.

    Officier au rgt de Beaujolais, le chevalier de Lamarck quitta l'armée sept ans plus tard et se consacra avec passion aux sciences naturelles, il mourut en 1829.

    Bazentin

    Monet de Lamarck : écartelé, aux 1 et 4 : d'azur au lion d'or

    aux 2et 3 : d'or à trois colonnes de sable, au chef chargé de trois roses de gueules.

    Bazentin

    Les combats de 1914-1918 n'ont rien laissé subsister du château.

    Bazentin


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  • Louvencourt

    http://armorialdefrance.fr/ 

     

    d'azur semé de billettes d'or, à la bande d'argent brochante et chargée de trois molettes de gueules.

    Création Claude Songis.
    Adopté en mai 2010.

    Louvencourt


    La commune utilisait depuis plusieurs années, sans délibération, un blason identique à celui de la famille De Louvencourt en sa façon moderne.

    Louvencourt

    d'azur à la fasce d'or chargée de trois merlettes de sable, accompagnée de trois croissants d'or.

    Le même blason avait déjà été adopté en 1972, avec l'autorisation des représentants actuels de la famille, par la commune de Blangy-Tronville, dans le même département.

    En 2010, le conseil municipal et le maire de Louvencourt ont choisi d'adopter pour la commune un blason officiel, et original. Ils confiaient la mission d'étudier la possibilité d'autres armes à Claude Songis (de Buigny-Saint-Maclou, 80)

    Ce blason, adopté par le conseil municipal, a été présenté à la population en mai 2010. Il reprend à l'identique les armes de Charles de Lestocq, écuyer, seigneur de Louvencourt, conseiller du roi, contrôleur général des finances, suivant la déclaration de sa veuve Charlotte Le Caron à l'armorial de Charles d''Hozier ;

    Louvencourt


    La commune a choisi pour tenir son nouveau blason deux supports "parlants": deux louves de sable, allusion aux armes des Louvencourt anciennes, qui étaient trois têtes de louves.

    Louvencourt

     

    De Louvencourt ancien : d'argent à trois têtes de loup arrachées de sable.

     

    A été ajoutée sous le blason la devise: "omni fidelis".
    (Jacques Dulphy)

     

    Historique

    Il existait au Moyen-Age un château fortifié appartenant à la famille de Louvencourt.

    Charles de Louvencourt était maïeur d'Amiens en 1567.

    Au début du règne de Louis XV, Charles-Antoine de Lestocq est seigneur de Louvencourt, il occupait la charge de trésorier de France, c'est à lui que l'on attribue généralement la construction du château, voisin de l'église dont le clocher porte la date de 1740.

    Louvencourt

    église en 1874

    Il est plus raisonnable cependant de voir en lui l'auteur des dépendances et des murs qui s'ordonnent autour d'une longue avant-cour.

    Louvencourt

    L'actuel corps de logis serait plutôt l'oeuvre de son fils Nicolas-Charles, capitaine d'infanterie au régiment de Mailly et chevalier de Saint-Louis, il épousa Marie-Jeanne Demazures de Florimont en 1753, il fixa sa résidence habituelle à Louvencourt où il fut inhumé en 1777 sous une grande pierre gravée du choeur de l'église.

    Sa fille Marie-Victoire épousa Jean-Jacques-Guislain du Val de Nampty, son voisin de Bus-les-Artois.

    Son fils Charles-René-Victoire-Damien mourut à Louvencourt en 1817.

    Héritière du domaine Angélique de Lestocq l'apporta en mariage à Antoine Serpette de Berseaucourt.

    Leur fils Edouard fut maire de la commune, avec son épouse Léontine de Valicourt, ils parrainèrent la cloche de l'église.

    Georges Serpette de Berseaucourt leur succéda et mourut en 1897.

    Le domaine est entré par alliance dans la famille de Thélin.

    Le château a subi des dommages en 1914-1918, il fut occupés par les troupes alliées.

    Les propriétaires actuels sont M. Le Sellier de Chezelles et son épouse, descendante de la famille de Lestocq.

     


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