• La commune ne possède pas de blason officiel.

     

    Projet de Jacques Dulphy reprenant les armes de Baudoin Le Paumier, seigneur de Contalmaison au XIIIème siècle,(d'après son sceau ci-dessous), interprétation des couleurs toute personnelle.

    Contalmaison

     

    Second projet ci-dessous en reprenant les armes des de Hangre, seigneurs de 1554 à 1780, en inversant les couleurs pour l'étoile.

    Contalmaison

     

     Baudouin Le Paumier en était seigneur au XIIIème siècle.

    Contalmaison

    Sceau de Baudouin Le Paumier 1263 conservé aux archives départementales de la Somme.

    écu au chef d'hermine cantonné à dextre d'une molette d'éperon, à une main appaumée brochante sur le tout.

     

    Ensuite la seigneurie dépendait des seigneurs d'Ancre et de Fricourt

    Issu d'une famille originaire du pays de Liège, fixée à Ancre ( future Albert), au début du XVIème siècle, Olivier de Hangre épousa en 1554 Marie de Fricourt, dame de Contalmaison.

    Contalmaison

     

    Armorial d'Hozier (1696)

    Contalmaison

     

     

    Le château fut élevé au XVIème siècle près de l'église, dans le haut du village.

    Il fut restauré après l'incendie causé au milieu du XVIIème siècle par les Espagnols.

    Il appartenait à la fin de l'Ancien Régime à Elisabeth de Hangre, qui avait épousé en 1780 Pierre-Gilbert, marquis du Peyroux, capitaine au régiment de la Reine.

    Contalmaison

    du Peyroux : d'or à trois chevrons d'azur, au pal du même brochant sur le tout.

    Alphonse, marquis du Peyroux, épousa en 1821 Joséphine de Herte.

    Il fit remplacer le vieux château par une élégante habitation seigneuriale, en forme de donjon quadrangulaire, construite très librement dans le style Renaissance.

    Marie-Joseph-Léon du Peyroux (1824-1884) épousa en 1848 Cécile-Marie de Vallois.

    En 1892, on célèbre le mariage d'Emilie du Peyroux, fille de Marie-Joseph-Léon du Peyroux, avec René de Puisieux.

    Contalmaison

    Le village fut au coeur des furieux combats livrés par les troupes britanniques au cours de l'été 1915, il fut totalement rasé.

    Les caves du château en ruines servirent d'hôpital militaire.

    ContalmaisonContalmaison

    le château en ruines

     

    ***

    Eglise Saint-Leger

    Détruite en 1915 , reconstruite entre les deux guerres.

    Contalmaison

    Ancienne église en 1877

    Contalmaison

    en 1915

    Contalmaison


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  • La commune ne possède pas de blason officiel.

     

    Projet de blasonnement proposé par Jacques Dulphy en reprenant le blason des sires de Bouzincourt et les neuf coquilles du sceau .

    De sinople à la fasce d'argent, accompagnée de neuf coquilles d'or rangées en orle, quatre en chef et cinq en pointe.

    Bouzincourt

     

    Les premiers seigneurs du nom de Bouzincourt étaient feudataires des comtes de Saint-Pol, qui étaient seigneurs d'Ancre.

    Au 12ème siècle Lambert de Bousincourt parait au nombre des seigneurs qui souscrivent à la charte de la commune d'Ancre.

    1281 Gilles de Bousincourt dont le sceau est conservé aux archives départementales de la Somme.

    Bouzincourt

     

    une fasce et neuf coquilles en orle

    En 1300 le père Daire mentionne un nommé Raoul avec le titre de maïeur de Bousincourt.

    En 1362, Jean sire de Bousincourt  était châtelain de la forteresse d'Ancre pour Jacques de Châtillon.

    En 1415, le seigneur de Bousincourt en Santerre se trouva au nombre des chevaliers qui moururent sur le champ de bataille d'Azincourt.

    Un armorial du XVIème mentionne au nombre des chevaliers portant bannière de la marche de Corbie, le seigneur de Bousincourt, ayant pour armes : de sinople à une fasce d'argent.

    BouzincourtBouzincourt

     

    La seigneurie passa ensuite à la maison d'Humières lorsque la ville d'Ancre fut érigée en marquisat.

    Bouzincourt

    D'argent fretté de sable.

    En 1695 Louis-Alexandre de Bourbon, duc de Penthièvre en prend possession, puis en 1769 à la famille d'Orléans jusqu'à la Révolution.

                                                                       ***

                                                          Eglise Saint Honoré

    L'ancienne église fut détruite pendant la Première Guerre, reconstruite en 1923.

    Bouzincourt

    en 1874

    Bouzincourt

    Ancienne église avant-guerre

    Bouzincourt

    Bouzincourt

    Nouvelle église avec le clocher en forme d'obus

    Sous l'église se trouvent des muches creusées vers 1650, elles sont visitables.


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  • La commune ne possède pas de blason officiel.

     

    En 1151 Mathieu de Ham attribue la terre à Fulbert, abbé d'Arrouaise qui y établit un prieuré.

    En 1180 Gauthier, abbé d'Arrouaise, affranchit les serfs, Curlu devient alors un bourg avec mairie et échevins.

    En 1415 Oudart de Renty en est le seigneur, il avait épousé Jeanne de Bournonville, il trouve la mort à la bataille d'Azincourt .

    Curlu

    d'argent, à trois doloires (petite hache) de gueules, les deux en chef adossées. 

    En 1506 Antoinette de Curlu, fille de Jacques et de Jeanne de Saint-Hilaire, épouse Antoine de Haynin, seigneur et marquis de Quérénaing, il meurt à Cambrai en 1551.

    Curlu

    d'azur au chef d'or.

    Curlu

    Antoine de Haynin : d'or à la croix engrêlée de gueules, brisée d'une hure de sanglier de sable au premier canton, défendue et allumée d'argent.

    *

    Chapelle Notre Dame de pitié

    Sur la route Péronne-Albert

    érigée en 1410, 4 ans plus tard le roi Charles VI est venu y faire ses dévotions avant d'aller combattre les Bourguignons à Bapaume.

    Jusqu'en 1885, elle a fait l'objet de pélerinages.

    CurluCurlu

     

     

    armoiries situées dans la chapelle 

    Curlu 

    photo: A.Guerville 

    Ce sont des armes d'alliance , L'époux est un Rougier de Joinville (et non Roucier de Joinville, comme le peintre a cru bon d'interpréter) . Les Rougier de Joinville étaient, au 19e, châtelains de Feuillères (près de Péronne). Si on en croit le blason sculpté et peint, cette famille portait : "d'azur à la bande d'argent  accompagnée de trois besants du même , deux en chef rangés en bande, et un en pointe."
    La dame (à droite) est une Le Tellier de Curlu. Les Le Tellier de Curlu, de Champien, dits aussi "Le Tellier de Champien" (et non Champienc) portaient : "d'azur, au chevron d'or, accompagné en chef de deux besants d'argent et en pointe d'une licorne naissante du même, au chef cousu de gueules chargé de 3 étoiles d'or."

    Remarque sur le blason sculpté : le peintre a eu la main lourde ! Ignorance des émaux et des rayures conventionnelles, et ajout d'une faute à Champien ! Le sculpteur aussi s'est trompé : il montre une tête de licorne (coupée) et non une licorne naissante. La couronne comtale qui surmonte les deux écus paraît de courtoisie.  (J.Dulphy)

     

    CurluCurlu

    Voici rectifié les blason des Rougier de Joinville et des Le Tellier de Champien.

     

    Autres armoiries dans la chapelle

    Curlu 

    photo A.Guerville

    D'Ournel (Dournel) de Bonnival et Rougier de Joinville

    (alliance de Michel Dournel de Bonnival avec Louise Rougier de Joinville)

    Dournel de Bonnival : d'azur, au chevron d'or accompagné en chef d'un lis de jardin d'argent et d'une branche de chêne versée d'or feuillée de deux pièces et englantée, et en pointe d'un croissant d'or (ou d'argent) surmonté d'une étoile du même.

    Les Dournel de Bonnival étaient une famille de magistrats et de conseillers au bailliage de Péronne. 

    ***

    Eglise Saint Antoine

    église détruite pendant la Grande Guerre, reconstruite entre les deux guerres, a gardé les fonts baptismaux du 13ème siècle.

    Curlu

    ancienne église en 1877

    Curlu

    en septembre 1916

    Curlu

    Curlu

    Curlu


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  • La commune ne possède pas de blason.

     

    Projet de blasonnement soumis par Jacques Dulphy reprenant les armes de Guy-Antoine Picquet et celles des de La Fontaine-Solare.

     

    Hérissart

    Du 13ème siècle au milieu du 15ème, la terre appartint soit aux seigneurs de Bertangles soit à ceux de Querrieu.

    Passé par mariage en 1485 à Jean de Ricametz.

    Puis en  1572 à Claude de Stanay, fille de Guillemette de Ricametz.

    Décrétée sur M. de Pommeray, gendre de Claude de Stanay, elle fut adjugée en 1611 à Pierre de Monchy, seigneur de Montcavrel.

    Cyprien-Gérard de Montebonne la possèda ensuite, mais un nouveau décret intervint en 1683 au Châtelet de Paris, à la requette des créanciers d'Henriette de Montebonne.

    Passée à Denis Le Roux, conseiller secrétaire du Roi en Artois, dont hérita en 1735 sa nièce Marguerite Watebled.

    A nouveau mise en vente, elle appartenait dans les années 1760 à François-David Le Vaillant de Rainemart qui, pressé par ses créanciers chercha à s'en défaire comme l'indique l'annonce de 1772, les amateurs ne durent pas se précipiter car l'annonce repassa en 1773.

    Finalement le 29 janvier 1774, Marie-Françoise Mouret d'Epagny, veuve de François Picquet de Noyencourt achète la seigneurie pour son fils unique Guy-Antoine Picquet de Noyencourt, élève-oficier d'artillerie puis capitaine des chevau-légers de la Garde du Roi.

    Hérissart

    Picquet de Noyencourt: d'azur à une bande d'or, chargée de trois merlettes de sable, surmontées d'un croissant de gueules pour brisure. 

    Quatre ans plus tard Guy-Antoine épousera Marie-Françoise Boudart de Couturelle

    Hérissart

     

    Boudart de Couturelle : d'azur au croissant d'or accompagné de Trois coquilles d'argent

    Hérissart

    Leur fille Antoinette, dame d'Hérissart, épousa en 1798 le comte Marie-Hubert de la Fontaine-Solare.

    Hérissart

    de La Fontaine-Solare : bandé échiqueté d'or, de gueules et d'azur.

    Quatre enfants issus de ce mariage se partageront les biens de Guy-Antoine Picquet, décédé en 1810. C'est peu après que château, probablement vétuste, est démoli puis vendu en lots...

    Un autre bâtiment d'habitation plus modeste avec un étage est construit.

    C'est le baron Alfred Camille De La Fontaine Solare (arrière petit-fils de Guy-Antoine Picquet) qui vendra la propriété après 1870 à la famille Moullart.

    le gros colombier octogonal en briques et chaînes d'angle rappelle l'importance de l'ancienne seigneurie.

                                                                         

    Hérissart

    Photos : Dany Dheilly

    Hérissart

    Photo: JN.Marchiset

     

                                                                          ***

                                                      Eglise Saint-Martin

    Reconstruite entre 1811 et 1827, agrandie (élargissement de la nef) en 1826 avec les pierres de l'ancien château seigneurial.

    Hérissart

    église en 1877 et portail du château (aquarelle d'O.Macqueron, bibliothèque municipale d'Abbeville)

    Hérissart


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  • La commune ne possède pas de blason officiel.

     

     

    Projet de blasonnement soumis par Jacques Dulphy reprenant les armes des sires d'Aveluy : d'argent au lion de gueules, à la bordure engrelée d'azur.

    Aveluy

     

    Les premiers possesseurs ne portent pas le nom d'Aveluy, on les trouve confondus au XIIIème siècle avec les seigneurs de Beauvois en Vermandois.

    On trouve en 1249 Jacques de Beauvois et en 1284 Beaudoin de Beauvois, chevalier, sire d'Aveluy, ils portent un écu chargé d'un lion, à la bordure festonnée ou engrelée.

    Aveluy 

    Merci à J.Dulphy

    A la fin du XIVème siècle la seigneurie d'Aveluy est séparée de celle de Beauvois, on voit alors paraître Jean d'Aveluy dit Lioncel, en qualité de capitaine du château d'Ancre.

    Ce fut sans doute lui, qui le premier se fixa à Aveluy et y éleva le château-fort.

    Les chevaliers d'Aveluy participèrent aux batailles de Crécy en 1346 et d'Azincourt en 1415.

    Aveluy

    Lorsqu'en 1576, la terre d'Albert fut érigée en marquisat, celle d'Aveluy lui fut réunie.

    Passée ensuite à la famille de Laval avec Thomas, assassiné en 1651.

    Elle fut acquise en 1679 par Jean-Louis Linars, receveur du marquisat, qui dut faire reconstruire le château. 

    Aveluy

     

    En 1909

    Aveluy

     

    En 1915

    Lieutenant de dragons au régiment du Dauphin, il fut anobli par une charge de conseiller du Roi à Rouen, il épousa en 1696 Louise du Plessier.

    Aveluy

    de Linars : d'argent au chevron d'azur, chargé de trois besants du champ, accompagné en chef de deux coqs d'azur et en pointe d'un lion du même.

    Vinrent ensuite Jean-Gilbert de Linars qui épousa en 1726 Marie-Françoise de Louvencourt ; et François de Linars qui acheta en 1746 la seigneurie d'Ignaucourt en Santerre et la donna à sa fille, il avait épousé en 1757 Marie-Adélaïde de Gomer.

    Saisi à la Révolution sur Alexandre de Linars, baron d'Aveluy, réputé émigré, le domaine fut mis en adjudication en 1794, mais la "citoyenne Mannessier-Linard" put recouvrer l'année suivante la jouissance du château.

    En 1825 après la mort de son frère dont elle était l'unique héritière, la baronne d'Aveluy Adélaïde-Gabrielle de Linars obtint une indemnité de 285.000 francs en dédommagement de la vente du domaine de Selincourt.

    Elle avait épousé en 1788  Marie-Laurent Monnier de Savigna.

    Sous le Second Empire, Herminie de Linars, marquise de Fléchin, laissa Aveluy à son neveu Jean-Léon de Savigna (mort en 1889) qui possédait le domaine voisin de Thiepval.

    Jeanne Monnier de Savigna (1853-1916) épousa le comte Jacques de Berg de Bréda (1849-1916).

    Aveluy

     

    Gouache de Marcel Stiennon, 1975.

    De Fléchin : Fascé d'or et de sable de six pièces.

    Entièrement détruit au cours de la Première Guerre.

    Aveluy

     

    ***

    Eglise Sainte Fare ou Faire

    L'ancienne église primitive était construite dans l'enceinte de l'ancien château.

    Détruite en même temps que le village au XVIème siècle.

    Reconstruite dans le haut du village en 1631 par Jean de Linars et son épouse Michèle Pourcelet.

    Reconstruite en 1851 par Herminie de Linars.

    Aveluy

    En 1877 (bibliothèque d'Abbeville)

    Détruite pendant la Première guerre 

    Aveluy

    Reconstruite une nouvelle fois

    Aveluy

    photo: A.Pictche

    Aveluy

    Vitrail datant de la reconstruction avec les armoiries de Jeanne Monnier de Savigna et de son époux Jacques de Berg de Bréda.

    Aveluy

    A gauche : De Berg de Bréda.  Ecartelé aux 1 et 4 d'argent au lion de gueules armé et lampassé d'or, à la bordure de sable chargée de 11 besants d'or ; aux 2 et 3 d'argent à 3 croissants de sable.
     
    A droite : Monnier de Savigna. d''azur à la bande d'or accompagnée de 2 besants du même. Il y a erreur sur le vitrail : la bande est devenue barre !

    Aveluy


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