• Le Quesne

    http://armorialdefrance.fr/

    De vair au pal de gueules.

    ***

    Ce sont les armes de la famille Du Quesne, seigneur du lieu, que la commune a reprises, en leur donnant couleurs. S'agissant d'un blason "de vair à un pal", si on en croit un sceau du XIIIe siècle (1225, archives départementales de la Somme, provenant de l’évêché d’Amiens), il ne restait qu'à choisir un émail pour le pal; et c'est le gueules que la commune a choisi.
    Belleval (Nobiliaire du Ponthieu et du Vimeu, 1864, tome 2) cite pour premier seigneur du lieu le chevalier du Quesne, vivant en 1160, père de Foulques du Quesne, chevalier, seigneur du Quesne, vivant en 1203 et 1235 (il souscrit cette année-là un don à la léproserie du Quesne). Gauthier du Quesne, chevalier, fils du précédent, est noté en 1240. A cette famille appartenaient aussi Hugues et André du Quesne, seigneurs d'Orival en 1238 et 1270, et Enguerran du Quesne, dit Le Caron, écuyer, propriétaire par l'héritage de sa femme Marguerite de Nointel, de terres à Caubert (Belleval).
    En 1350, la seigneurie est déjà passée aux Du Quesnoy, chevaliers, puis en 1590 aux De Rambures qui resteront seigneurs du Quesne et de Rambures jusqu'au XVIIIe siècle.
    (Jacques Dulphy)

    *

    Le Quesne

    D'or aux trois fasces de gueules

    La seigneurie et châtellenie tenue du roi, consistait en un château ruiné, 50 journaux de terre, 40 de bois et 200 livres de censives.

                                                                        *

                                                          Eglise Saint-Rémy

    du 17ème siècle, restaurée à diverses reprises, ne conserve que peu d'éléments de cette époque.

    Le Quesne

    Le Quesne

      


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  • Guizancourt

    http://armorialdefrance.fr/ 

    D'azur à l'écusson d'argent accompagné de trois molettes d'or.

    ***

    Ce sont les armes de la famille D'Anglos, qui sont: d'azur, à l'écusson d'argent en abîme accompagné de trois quintefeuilles (ou trois fleurs à six pétales percées, ou trois molettes d'éperon) d'or, selon les auteurs.
    Sur le blason communal, ce sont des fleurs à six pétales percées qui sont représentées. Bien qu'il semble que plusieurs membres d'une famille De Guizancourt aient apparu comme seigneurs du lieu dès le XIIe siècle, la seigneurie de Guézancourt fut morcelée de très bonne heure, chaque seigneur titulaire de l'un des onze fiefs se disant "seigneur de Guizancourt".
    Seule une famille a réussi à les réunir, par achats à partir de 1647: celle des D'Anglos, pleinement seigneurs de Guizancourt jusqu'à la Révolution.

    Charles d'Anglos, chevalier, seigneur de Guézancourt et de Lahaye-Saint-Romain (80), fut le principal acteur de cette réunification.

    La famille D'Anglos était aussi appelée Langlois, ou après être devenue seigneur de Guizancourt: L'Anglois de Guisancourt. C'est cette orthographe que retiennent Jougla et Warren (Grand armorial de France, tome 1, 1934, page 192). Cette famille était originaire de la région de Beauvais (60).
    Louis-Charles d'Anglos, écuyer, seigneur de Guizancourt, déclare ses armes en 1697 à l'armorial d'Hozier. Et ce sont des molettes qu'il déclare : "d'azur, à un écusson d'argent, posé en coeur, accompagné de trois molettes d'or, deux en chef et une en pointe".

    Guizancourt


    (Jacques Dulphy)

    *

    À la fin du xixe siècle, des fondations anciennes et un puits profond dans le cimetière attestent encore que le village a eu son château

    *

    Eglise Saint Martin et Saint Fiacre

    Choeur du XVIème siècle, le reste du XIXème.

    Guizancourt

    En 1877

    Guizancourt


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  • La commune ne possède pas de blason officiel

     

    Un projet de blasonnement a été proposé par Jacques Dulphy, resté sans suite .

    Le chef évoque l'abbaye royale de Sery, en abîme (au centre) la famille d'Hallencourt, en pointe la motte féodale pour le château incendié en 1472, le lion évoque les Danzel et la licorne les de Malicorne( qui ont possédé Busménard). 

    Le Translay

     

    La commune absorbe celle de Busménard entre 1790 et 1794.

     

    En 1230, on trouve comme seigneur Jean de Rouvroy, puis Alphonse de Rouvroy en 1270.

    En 1273, il vend aux de Gueldre la seigneurie, siège d'une châtellenie relevant du roi.

    Le Translay

     

    de Gueldre : d'azur au lion couronné d'or, armé et lampassé de gueules.

    Le 9 avril 1305, Renaud comte de Gueldre qui avait cédé au comte de Saint-Pol le château moyennant 8000 livres Parisis, le remit au roi d'Angleterre, substitué à l'acquéreur en vertu du droit de retrait féodal.

    Le 12 mars 1386, Jean de Melun, comte de Tancarville, connétable et chambellan de Normandie, rendit aveu au roi pour sa seigneurie du Translay et son château avec fossés, murailles et tourelles.

    Vendu en 1397 par Raoul de Fesquin à l'abbaye d'Auchy-les-Aumale, le château a été totalement détruit en 1472 par les Bourguignons, la motte féodale est toujours visible.

    Le Translay

     

    photo: Markus Roussel

    En 1574, un aveu le décrit comme " Forte place présentement démolie".

    La famille d'Hallencourt posséda la seigneurie de la fin du 16ème à la fin du 18ème siècle.

    Le Translay

    D'Hallencourt : d'argent à la bande de sable cotoyée de deux cotices de même.

    En 1772, la marquise de Noailles, née d'Hallencourt, le céda à Joseph-François Danzel de Granval, seigneur de Busménard, elle fit préciser dans l'acte qu'il existait encore une maison seigneuriale.

    Le Translay

    Danzel : de gueules au lion d'or

    ***

    Busménard

    Possession des Rouault de Gamaches au 15ème siècle.

    La terre a ensuite été confisquée en 1476 par Louis XI au profit de Hugues Malicorne, son panetier, maïeur d'Abbeville à quatre reprises.

    Le Translay

    Malicorne : d'azur à la bande d'or accompagnée de deux licornes de même, à l'orle de gueules chargée de huit besants d'or.

    Marie Malicorne, sa soeur, l'a ensuite apportée en mariage à Jean Le Ver, seigneur de Caux.

    Le Translay

    Le Ver : d'argent à trois sangliers de sable accompagnés de neuf trèfles du même

    En 1660, Nicolas Danzel, seigneur d'Ancourt, acquit la terre de Louis Le Ver.

    Son unique petite fille Marie-Antoinette, dame de Busménard et d'Ancourt, épousa en 1724 Claude Tillette d'Offinicourt dont elle n'eut pas d'enfant.

    Après une période d'abandon le château serait revenu à François Danzel, seigneur de Grandval et neveu de Nicolas, brigadier des chevau-légers de la Garde du Roi, c'est lui qui aurait donné sa configuration définitive au château vers 1755.

    Son fils Joseph-François, capitaine de dragons au régiment du Dauphin et lieutenant des maréchaux de France, épousa vers 1770 sa cousine Marie-Jeanne Danzel d'Ancourt, il meurt en 1795.

    Le domaine passa par alliance à César-Antoine de Louvel, garde du corps du Roi, à Louis-Edouard d'Ault du Mesnil, puis au comte Adrien de Louvencourt dont le fils s'en défit vers 1920.

    Revendu, converti en exploitation agricole, avec porcherie dans l'ancienne salle à manger et silo dans la cuisine puis abandonné, vandalisé, le château a été racheté par M. et Mme de Beaufort qui en ont entrepris la restauration.

    Le Translay

    Démolie en 1988, la chapelle était dédiée à la Vierge et avait été reconstruite en 1851.


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  • La commune ne possède pas de blason officiel

    Le blason ci-dessous n'a jamais été porté par la commune, ni ne correspond à aucune famille suzeraine du lieu.

    Roger  de Figuières ( Cabinet historique de l'Artois et de la Picardie, 1892) donne cette explication fautive (comme beaucoup d'autres dans ses "armoriaux" autoproclamés : "armoirie des Carpentier, seigneurs en 1479". Mais aucun Carpentier n'a jamais été seigneur d'Aumont en Picardie. Les Carpentier, dits aussi Carpentier de Crécy, étaient seigneur d'un autre Aumont... en Cambrésis ! Jacques Carpentier, chevalier, était seigneur d'Aumont en Cambrésis et de Bertrier en 1479. Voilà l'explication de ce "faux blason", qu'ont repris allègrement les compilateurs de tout poil ! ( J.Dulphy)

    Aumont

     

     

    Un projet de blasonnement s'inspirant des armes de l'abbaye de la Sainte Larme de Selincourt a été proposé il y a quelques années par Jacques Dulphy, resté sans suite.

    Aumont

     

     

    La seigneurie faisait partie du temporel de l'abbaye de la Sainte Larme à Selincourt, mais il existait aussi deux domaines appartenant à des familles amiénoises.

    * Le premier appartenait à Nicolas Leleu, juge consul, qui le céda à Louis de Riencourt en 1697 pour 6000 livres, avec une maison et 70 journaux de terres.

    Revendu en 1718 avec 111 journaux à Marie-Françoise Beaugrand, veuve de Pierre Michel.

    Il échut par alliance à Jean-Pierre Galand, lui aussi juge consul à Amiens.

    Remis en vente en 1773, il fut alors acquis par Charles-Antoine Danzel, seigneur d'Anville, capitaine au rgt de Bourbon-infanterie.

    Aumont

    Danzel d'Aumont : de gueules au lion d'or

    Au lendemain de la Révolution, son fils Henri Danzel d'Anville fit bâtir la demeure actuelle en 1800, avant de mourir en 1812.

    Aumont

    Il y eut une restauration importante en 1876 par Arthur Danzel d'Aumont (1833-1905), époux de Marie-Gabrielle Le Mareschal (décédée en 1922).

    Henri-Marie-Jean Danzel d'Aumont (1872-1960) épousa en 1902 Alix-Marie-Adèle Cochet d'Hattecourt.

     

    Le domaine est toujours dans cette famille, le château appartient à Hervé Danzel d'Aumont époux d'Elisabeth Feugère des Forts, les dépendances du château sont converties en chambres d'hôte.

    Aumont

    Fronton avec les armes d'Arthur Danzel d'Aumont et de Marie-Gabrielle Le Mareschal

    Aumont

    Merci J.Dulphy

    Le Mareschal : d'argent au chevron d'azur, surmonté d'un trèfle de sinople, accompagné en chef de deux étoiles d'azur et en pointe d'une ancre de sable.

    Aumont

     

    Photo : A.Pictche

    Petite tourelle sur le mur d'enceinte du château

     

    * Le second domaine nettement plus important appartenait au début du XVIIIème siècle à Meneslée de Bonnaire, ancien major de cavalerie.

    Aumont

    de Bonnaire : d'azur à un chevron d'or accompagné de deux coquilles en chef et d'une rose du même.

    Il le vendit en 1731 à Adrien Cornet, négociant et ancien échevin d'Amiens, pour 30.000 livres qui contrastait avec la modestie du logis où cohabitaient propriétaire et exploitant.

    Aumont

    Cornet d'Hunval : d'azur au chevron d'or, accompagné en chef de deux étoiles et en pointe d'un huchet (cor de chasse), le tout de même.

    Marie-Françoise Cornet l'apporta en mariage à André Renouard, receveur des tailles, sa fille s'en défit après son mariage avec Charles-Victor Pingré, seigneur de Thiepval.

    Louis-François Danzel d'Anville, le frère de Charles-Antoine,l'acquit en 1773, mais après sa mort survenue 10 ans plus tard, Louis-Antoine Danzel le vendit à Louise-Françoise d'Urre, à laquelle succédèrent Paul Plantard en 1784 et Gabriel Le Coint-Darger, receveur des tailles à Abbeville, en 1788.

    Le domaine échut finalement à Claude-Ferdinand de Caix de Rembures, qui mourut à Aumont en 1858, de même que ses successeurs Charles-Armand en 1881 et Charles-Etienne en 1907.

    ***

    Eglise Saint Gervais

    à clocher-mur du XVIème

    L'ancienne datait du XIIème.

    Aumont

     

    En 1876

    Aumont


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  • La commune ne possède pas de blason officiel.

     

    Ci-dessous projet de blasonnement proposé par Jacques Dulphy.

    D'or fretté d'azur avec la croix de gueules des Templiers.

    Frettecuisse

     

     

    On trouve comme seigneurs en 1279 Raoul de Rivières, écuyer.

    Puis en 1334 Gilles de Rivières, chevalier.

    En 1446 Robert Le Vasseur

    En 1480, Antoinette Le Vasseur, épouse de Martin Baron, ils vendirent en 1482 à Jean Caudel, avocat en la sénéchaussée du Vimeu.

    En 1530, François Caudel est maïeur d'Abbeville

    Frettecuisse

    Caudel : d'azur à trois courges d'or, dégoutantes d'eau d'argent.

     

     En 1541 Claude de Javaillac

    Vers 1582 Jacques de Dompierre, écuyer, conseiller du Roi.

    En 1715 Charles de La Fontaine-Solare, comte de La Boissière, lieutenant du Roi à Dieppe.

    Frettecuisse

     

    De La Fontaine-Solare : bandé d'or, échiqueté de gueules de trois traits d'azur.

     

    Puis Nicolas-Philippe Homassel jusqu'en 1789.

    *

    Ecoreaux

    Vestiges de la chapelle des Templiers. Les templiers ont possédé au lieu-dit Écoreaux cette chapelle fondée en 1334 par Gilles de Rivière, seigneur de Rivière et de Frettecuisse. La fondation fut confirmée par son fils Raoul. Les ruines sont classées aux monuments historiques depuis 1926.

    Frettecuisse

    Chapelle des templiers en 1868

    Frettecuisse

     

    Elle sert de grange en 1899

    FrettecuisseFrettecuisse

     

    de nos jours

     

    Eglise Notre-Dame du 17ème siècle

    Clocher avec charpente en bois depuis le sol.

    Frettecuisse

    en 1870

    Frettecuisse

    Frettecuisse

    cadran solaire


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