• Hornoy-le-Bourg

     

    http://armorialdefrance.fr/liste_dept.php?dept=80 

    Parti de gueules au noyer d'or et d'or au lion de sable, armé et lampassé de gueules.

    Hornoy-le-Bourg

     

    Adopté le 20 juin 1970.
    Hornoy est devenue Hornoy-le-Bourg en 1972 après intégration de plusieurs petites communes voisines. 
    Les armes ont été adoptées par le conseil municipal d'Hornoy le 20 juin 1970 et reportées sur la nouvelle commune d'Hornoy-le-Bourg à sa création.
    A dextre, armes parlantes: Hornoyer/noyer: Hornoy.
    A senestre, le blason de la famille des De Dompierre d'Hornoy, qui a acquis la seigneurie en 1713 et l'a tenue jusqu'à la Révolution.

    (J. Dulphy)

    Hornoy-le-Bourg

    Dompierre d'Hornoy : d'or au lion de sable, armé et lampassé de gueules.



    *** 

    Siège d'une châtellenie ayant appartenu au 12ème siècle à un certain Girold d'Hornoy.

    La terre passe au 13ème aux Bailleul, au 14ème à Ferry de Picquigny et au 15ème à Guillaume d'Harcourt.

    Lorsque le château tombe aux mains des Dauphinois en 1432, il appartenait au comte de Roucy.

    En 1491 Waleran d'Ongnies, gouverneur du château d'Eu, acquiert la seigneurie puis presque aussitôt André III de Rambures dont les descendants gardèrent le domaine jusqu'en 1713, Marie-Renée de Rambures, duchesse de Caderousse, avait alors vendu la seigneurie à Nicolas-Joseph de Dompierre, anobli par une charge de président-trésorier de France à Amiens, conseiller du Roi, il épousa en 3ème noces Marie-Elisabeth Mignot, marquise de Florian, nièce de Voltaire.

    Son fils Alexandre de Dompierre d'Hornoy, né en 1742, épousa Louise-Sophie Savalette de Magnanville et fixa sa résidence à Paris.

    Il confia la reconstruction du château à un architecte parisien vers 1785.

    Hornoy-le-Bourg

    Il meurt en 1828 et son fils Charles-François (1776-1845) fut député de la Somme.

    Alexandre, l'ainé de ses petit-fils, fut lui aussi député en 1842, il meurt à Hornoy en 1873.

    Le château échut alors par alliance à Ambroise de Glos, aïeul des propriétaires actuels.

    Quant au cadet Charles-Albert, vice-amiral en 1871, il devient ministre de la marine et sénateur de la Somme.

    Hornoy-le-Bourg

    ***

    Eglise Assomption de la Sainte Vierge

    du 16ème siècle

    Elle conserve le monument de la marquise de Florian morte en 1771, il fut élevé en 1783.

    Hornoy-le-Bourg

    En 1872

    Hornoy-le-Bourg

    De nos jours

    *

    Les Halles

    construites en 1565, elles furent déplacées au sud de l'église.

    Hornoy-le-Bourg

    En 1872

    Hornoy-le-Bourg

    Vers 1910

    Hornoy-le-Bourg

    de nos jours (photo Claude Villetaneuse)


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  • La commune ne possède pas de blason officiel.

                                                                    ***

    Vraisemblablement détachée de celle de Beaucamps-le-Vieux en faveur d'un cadet, la seigneurie relevait du comté d'Aumale, elle possédait dès le 13ème siècle un manoir.

    Beaucamps-le-Jeune

     

    D'argent à la bande de sable frettée d'or.

    Armes de la famille De Beaucamps (ou De Beaucamp).
    Gouache de Marcel Stiennon,1975.
    (Aimablement transmis par Jacques Dulphy)

    Beaucamps-le-Jeune

    A la fin du 14ème, Marie, fille d'Adam de Beaucamps l'apporta en mariage à Jean de Brétizel dont les héritiers furent s'en défaire au profit de Nicolas d'Ellecourt.

    Après sa mort, Colay de Villepoix, sa veuve, épousa Guillaume de Pisseleu, seigneur de Fontaine-Lavaganne, qui racheta la seigneurie, il mourut fort âgé et laissa de nombreux enfants dont Anne de Pisseleu, duchesse d'Etampes et favorite de François 1er.

    Beaucamps-le-Jeune

    de Pisseleu : d'argent à trois lions de gueules.

    Beaucamps-le-Jeune

    On attribue traditionnellement au principal corps de logis la date de 1537 et celle de 1560 pour le bâtiment en retour d'équerre, brique gravée.

    Beaucamps-le-Jeune

    photo : Marc Roussel(Markus3).

    Charles de Rune, chevalier de l'Ordre du Roi et enseigne de 50 hommes d'armes, acheta la seigneurie en 1553.

    Beaucamps-le-Jeune

    De Rune : d'argent au sautoir d'azur accompagné de quatre aiglettes de gueules.

    Fille d'un autre Charles de Rune, marquis de Fouquesolles, Thérèse de Rune épousa Louis, marquis d'Estrades, gouverneur de Dunkerque, ils choisirent de résider au château qu'ils firent moderniser et agrandir comme le confirme le millésime de 1667 gravé sur le corps de logis situé à droite des tours d'entrée.

    Beaucamps-le-Jeune

    Leur fils Godefroy-Louis, colonel de dragons et lieutenant-général des Armées du Roi, mourut en 1717 de ses blessures au combat.

    Beaucamps-le-Jeune

    D'estrades : de gueules au lion d'argent au pied d'un palmier d'or, le tout soutenu d'une terrasse de sinople.

    A la mort de son fils en 1769, ses biens et ses dettes considérables échurent à ses petites nièces qui durent en 1778 de défaire de l'ensemble.

    Louis Sanson de Frières et son épouse Nicole Le Scellier acquièrent la seigneurie, il meurt à Beaucamps en 1786 laissant ses biens à son fils Jean-Louis, baron de Frières, premier échevIn d'Abbeville.

    Beaucamps-le-Jeune

    Sanson de Frières : d'or à trois sansonnets de sable, membrés de gueules.

    Vient ensuite Louis-Hercule Sanson de Frières dont la fille Louise-Marie épouse en 1844 Gabriel des Mazis et se réinstalle à Beaucamps à la fin de sa vie.

    Beaucamps-le-Jeune

    de Mazis : de gueules à la fasce d'or chargée de trois molettes d'éperon de sable.

    Lorsque Jeanne des Mazis meurt sans alliance en 1924, elle lègue le domaine aux Lazaristes qui, en 1935 font considérablement agrandir le château pour y installer le séminaire Saint-Joseph.

    Occupés pendant la dernière guerre puis affectés à des colonies de vacances, vendus en 1971 et pratiquement abandonnés par leur nouveau propriétaire, les bâtiments se dégradent rapidement.

    Beaucamps-le-Jeune

    Acquis en 1990 par une société anglaise qui renonce finalement à son ambitieux projet de création de complexe hôtelier.

    En 2000, les bâtiments sont dans un état quasi désespérés lors de leur acquisition par M. et Mme Olivier Sylla qui se proposent de les restaurer progressivement.

    Finalement revendus en 2005 à Eric et Olga Testelin qui continuent la restauration.

    Beaucamps-le-Jeune

    Eglise ND de l'Assomption du 18ème, elle a remplacé celle du 15ème détruite en 1704.

     


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  • Forceville-en-Vimeu

    http://armorialdefrance.fr/liste_dept.php?dept=80

    De gueules au sautoir d'argent, cantonné de quatre merlettes du même.

     

    La commune a relevé les armes de la famille du même nom, seigneur du lieu depuis Robert de Forcheville, seigneur de Forceville-en-Vimeu au début du 13e siècle, jusqu'à la Révolution de 1789 avec Jacques de Forceville, mousquetaire du roi, mort en 1817. Le dernier du nom parmi les châtelains de Forceville fut André de Forceville, maire de Forceville, conseiller général de la Somme, décédé en 1900 en son château.

     La famille De Forceville, qui donc a toujours donné les seigneurs du lieu durant l'époque féodale, est toujours existante.

    Il convient de ne pas confondre les De Forceville du Vimeu (dont nous parlons) et les De Forceville de l'Amiénois, qui n'ont jamais rien eu de commun.

    (Jacques Dulphy)

    ***

    Forceville-en-Vimeu

    Armoiries du comte de Forceville dans la chapelle de l'église

    Robert de Forceville, seigneur depuis le début du XIIIème siècle, devait posséder une demeure fortifiée dont les vestiges sont encore identifiable en plein champ, au lieu-dit la Motte.

    Mais c'est Hugues de Forceville qui vers 1619 dut faire construire le château, assez modeste.

    Forceville-en-Vimeu

    Il épousa en 1619 la fille du seigneur de Frucourt, Oudart de Monthomer.

    Son fils Hugues s'allia avec Elisabeth Giroult.

    Au début du XVIIIème, Charles de Forceville; capitaine de cavalerie, épousa Louise de Gaude.

    Forceville-en-Vimeu

    Leur fils Charles-François, page de la Grande Ecurie, contracta en 1746 une brillante alliance avec Elisabeth de Cassini.

    Forceville-en-Vimeucliquer pour agrandir

    On aperçoit les grilles armoriées du château

    Au XIX ème , Charles-André, comte de Forceville, fut conseiller général de la Somme.

    Un moment occupé par les troupes prussiennes en 1870, le château fut gravement touché en 1944 par l'explosion d'un V1, le comte Antoine de Forceville renonça à le faire réparer.

    *

    Eglise

    Forceville-en-Vimeu

    Ancienne église en 1876

    Forceville-en-Vimeu

    Devant d'autel en chêne sculpté, vendu en 1890.


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  • Brocourt

     

    http://armorialdefrance.fr/

    D'or au lion contourné de gueules.

     

    Ce sont, telles, les armes de la famille De Brocourt.

    Les premiers seigneurs connus du lieu portaient ce nom. En 1216, on relève le nom du chevalier Etienne de Brocourt et en 1186 celui de Giroult de Brocourt. En 1379, André de Brocourt semble le dernier seigneur du nom. Après les De Brocourt, à Brocourt, suivent des seigneurs aux noms très divers, venus par mariages ou par achats. (Jacques Dulphy)

    ***

    Possession de la famille d'Eaucourt au XVème siècle, la seigneurie entra par alliance dans la famille de Mailly avec Antoine dit Hutin de Mailly avant d'échoir à Charles de Sanzay, gentilhomme de la Chambre du Roi, qui la vendit en 1612 à Claude Poulletier, secrétaire de la Chambre du Roi à Amiens.

    En 1629 Artus de Moreuil l'acquiert par adjudication.

    En 1712, Louise de Moreuil, veuve du comte de Chémerault, la vend à Philippe du Gardin, seigneur de Bernapré et Boismont, lieutenant de cavalerie.

    Il la revend dès 1715 à Jérôme Phélypeaux, comte de Pontchartrain, secrétaire d'Etat, qui la cède finalement en 1723 à François Manessier, marquis de Guibermesnil et vicomte de Liomer.

    Brocourt

    Manessier :d'argent à trois hures de sanglier de sable.

    Marie-Anne Manessier épouse en 1747 à Versailles Charles-François d'Hervilly, commandant pour le Roi à Ham et seigneur de Deniecourt.

    Brocourt

    Le Cat D'Hervilly : de sable, semé de fleur de lys d'or

    Elle meurt en 1760 à 31 ans en son château de Brocourt où s'installe au début du XIX ème siècle, Joseph d'Hervilly, le second de ses petit-fils, ancien colonel de cavalerie, le vicomte fait en 1822 retracer le grand parc à l'anglaise et meurt en 1850 sans postérité.

    L'année suivante, Pierre-Raymond de Brigode achète le château et les 700 ha du domaine, il fait construire une superbe demeure de dimensions colossales qui lui coûtera un nouveau million....

    Brocourt

    Brocourt

    Brocourt

     

    Brocourt

    De Brigode-Kemlandt : coupé au 1, de gueules à trois quintefeuilles d'argent; au 2, d'argent au cygne de sinople.

     

    Passé à sa fille la comtesse des Courtils qui y meurt en 1900, puis à sa petite fille la comtesse de La Rochethulon.

    Le château sera réquisitionné par l'armée allemande et détruit par un incendie en novembre 1941.

    La comtesse  et sa fille, la comtesse de Richemont l'ont fait remplacer après la guerre par une demeure de proportions plus raisonnables.

    Brocourt

    Derrière l'église subsistent des vestiges de l'ancien château, un pan de mur et une tourelle d'escalier octogonale autrefois timbrée de l'écu à  trois maillets de sinople d'Antoine de Mailly.

    Brocourt

    Brocourt

     

    ***

    Eglise Notre-Dame, restaurée au 19ème siècle.

    Brocourt

    église en 1870

    Brocourt

     

    Brocourt


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  • Neuville-Coppegueule

     

    http://armorialdefrance.fr/liste_dept.php?dept=80

    D'argent à trois fasces de gueules

    Ce sont les armes de la famille De La Rue, entrée en possession de la seigneurie après le mariage de Jacques de La Rue avec Louise de Clères, dont la famille était déjà en possession du domaine en 1507 (Belleval, Fiefs et Seigneuries, 1870). Le petit-fils de Jacques de La Rue, également prénommé Jacques, comme aussi son père, chevalier, fut seigneur de Neuville-Coppegueule de 1689 à 1720. Après lui, le domaine passa à ses filles, Anne et Béatrix, jusqu'à la Révolution.

    (Jacques Dulphy) 

     

    ***

    La seigneurie était tenue par la famille de Neuville à qui succède au XVème siècle Jacques de Clères, de famille normande.

    Neuville-Coppegueule

    De Clères: d'argent à la fasce d'azur, chargée de deux lions et d'une aigle à deux têtes, le tout d'or.

    Rédigée en 1507, la coutume donnait aux seigneurs le droit de guet à son château.

     1612 Louise de Clères apporta la terre à François de La Rue, seigneur de La Motte.

    Neuville-Coppegueule

    De La Rue : d'argent à trois fasces de gueules.

    Leur fils ainé, également prénommé François, fit construire la gentilhommière actuelle en 1659, six ans après son mariage avec Françoise Le Messier.

    Il incita les habitants à bâtir des maisons le long de la route des chasse-marées, en leur concédant  des terrains en échanges de corvées.

    Il meurt en 1685 et sera inhumé dans le choeur de l'église.

    François de La Rue, 3ème du nom, capitaine d'infanterie, épouse en 1689 Charlotte de Saint-Blimond, blessé au siège de Namur, il se retira dans ses terres.

    En 1774 Charles de La Rue fit don de la seigneurie à ses filles Beatrix de Saindrichin et Anne-Marguerite de Villers, qui cherchèrent à s'en défaire.

    Neuville-Coppegueule

    Blason des de La Rue sur le manteau de cheminée

    En 1785 et 1786, les affiches proposèrent la vente avec prière de s'adresser au comte de Caulières, les amateurs ne se bousculèrent pas puisqu'en 1789 la seigneurie leur appartenait encore.

    Longtemps délaissé ensuite et plusieurs fois vendu, le manoir a été acquis en 1988 par M.José Rodriguez qui en a fait une résidence fort agréable, au prix d'importants travaux.

    Neuville-Coppegueule

     

    ***

    Eglise Saint-Pierre en 1872

    Neuville-Coppegueule


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