• Vaux-Marquenneville

     

    http://armorialdefrance.fr/liste_dept.php?dept=80 

    D'argent à trois têtes de Maure de sable, tortillées du champ.

     

    Surprenantes, ces têtes de Maure, pour un village du nord de la France. Il n'est pas le seul: la commune de Tilques (62) porte aussi d'argent à trois têtes de Maure tortillées du champ, directement inspirées des armes de la famille De Taffin, seigneur au XVIIIe siècle.
    A Vaux-Marquenneville, c'est aussi à une famille que la commune doit ce blason: la famille De Vaux, originaire du village et qui donna les premiers seigneurs du lieu dont le premier connu avec certitude est Pierre de Vaux, écuyer en 1370.

    En 1490, un autre Pierre de Vaux, sans doute arrière-arrière petit-fils du précédent, transmet la seigneurie à Jean du Marquais, qui transmet aux De Riencourt qui furent seigneurs du lieu de 1527 à la Révolution.
    La famille De Vaux possédait aussi, au XVIe siècle, la seigneurie d'Hocquincourt (80), non loin de Vaux-Marquenneville. Cette famille s'éteignit dans la maison De Monchy, ce qui explique que les De Monchy (qui portaient trois maillets) avaient choisi pour cimier une tête de Maure, et qu'ils accommodèrent ce cimier d'une légende héraldique (voir Monchy-Lagache, 80) qui trouve ici une explication plus prosaïque. En effet, Jean de Vaux, chevalier, seigneur d'Hocquincourt, avait marié sa fille unique et seule héritière, Jeanne de Vaux, à François de Monchy, chevalier, seigneur de Montcavrel, en 1535. Ce François, seigneur de Montcavrel, guidon de la compagnie des ordonnances de M. de Rochepot, fut le premier porteur du cimier à la tête de Maure (sceau de 1547, d'après Belleval).

    Les armes des De Vaux étaient: d'argent à trois têtes de Maure tortillées du champ.
    (Jacques Dulphy)

    ***

    Le manoir existant s'apparente aux gentilhommières du dernier quart du 17ème siècle.

    Vaux-Marquenneville

    de Riencourt : d'argent à trois fasces de gueules frettées d'or.

    On pourrait y voir l'oeuvre de Ferdinand-Laurent de Riencourt, seigneur de Tilloloy, Vaux et Arleux, capitaine de cavalerie, qui épousa en 1684 Marie-Anne Gaude de Martainneville.

    Leur fils Louis-Ferdinand, comte de Riencourt, officier au régiment de Piémont, épousa sa voisine Marguerite de Ternisien.

    A la fin du 18ème siècle, François-Ferdinand de Riencourt, premier page de la Petite-Ecurie puis capitaine de cavalerie au régiment du Roi, semble s'être retiré à Vaux pendant la Révolution.

    Une pierre tumulaire de la petite église voisine rappelle qu'il mourut à Vaux en 1800, de même que 2 de ses filles en 1799 et 1816.

    3ème fille, née de son mariage avec Marie-Anne du Croquet de Saveuse, Jeanne-Marie de Riencourt épousa Louis-Marie de Forceville qui vécut jusqu'en 1861 et dut définitivement convertir le manoir en exploitation agricole.

    Vaux-Marquenneville

    de Forceville : de gueules au sautoir d'argent cantonné de quatre merlettes du même.

    Transformé au cours des siècles, la demeure appartient à M. et Perrot

    Vaux-Marquenneville

    ***

    Eglise Assomption de la Sainte Vierge du XVIè

    Vaux-Marquenneville

    en 1858


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  • Ancienne commune rattachée à Hallencourt depuis le 1 octobre 1972.

                                                                  ***

    Les premiers seigneurs au XIVème siècle sont issus de la famille d'Aumale, puis en 1480 on trouve Pierre de Vaux.

    Hocquincourt

    De Vaux : d'argent à trois têtes de Maures de sable, tortillées du champ.

    Ce blason est celui de la commune de Vaux-Marquenneville 

     

    La seigneurie passe aux de Monchy par le mariage de Jeanne de Vaux avec François de Monchy en 1535.

    Hocquincourt

    de Monchy : de gueules à trois maillets d'or

    Ce nom évoque une branche aînée de la famille de Monchy, et surtout plusieurs générations de brillants hommes de guerre dont Charles de Monchy, marquis d'Hocquincourt, maréchal de France en 1651, tué en 1658 devant Dunkerque.

    Georges de Monchy fut lieutenant-général des Armées du Roi et gouverneur de Péronne.

    Hocquincourt

    Armoiries dans l'église

    Après la mort de ses frères, tués au combat, et celle de Louis-Léonor, prêtre, Marie-Madeleine de Monchy, marquise de Pas de Feuquières, hérita d'Hocquincourt qu'elle vendit en 1720 à Jean-Baptiste de Villers, président-trésorier de France à Amiens.

    En 1747, Marie-Louise de Villers l'apporta en mariage à Jacques-Nicolas Le Boucher d'Ailly, seigneur de Richemont et de Bouillancourt-en-Séry, maïeur d'Abbeville.

    Hocquincourt

    Le Boucher d'Ailly : D'or, au sautoir engrêlé de sable, accompagné de quatre aiglettes du même, bécquées et armées de gueules.

    Vers 1870 René de Belleval ne signalait plus comme vestige du château qu'un pan de mur percé d'une porte ogivale.

                                                                     ***

                                                         Château de Beauvoir 

    Demeure de la famille Hecquet de Beaufort depuis la fin du 18ème siècle, située sur les collines d'Hocquincourt.

    Hocquincourt

    Hocquincourt

     

     

                               Eglise Saint Firmin du XV et XVIème siècle  

     

    Hocquincourt

    Hocquincourt

    Hocquincourt


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  • Beauchamps

     

    http://armorialdefrance.fr/liste_dept.php?dept=8

                                               Fascé d'hermine et de sinople.   

     

    La commune a repris le blason des De Beauchamps, seigneurs du lieu du XIIe au XVe siècles, et notamment de Rogon de Beauchamps, chevalier, seigneur en 1195, mort vers 1215, dont la plate tombe armoriée en carreaux vernissés colorés fut redécouverte en 1977 dans les vestiges de l'ancienne abbaye du lieu-Dieu, avant d'être une nouvelle fois perdue.
    (Jacques Dulphy)

    La seigneurie passa ensuite aux Rouault de Gamaches.

    Beauchamps

    Rouault : de sable, à deux léopards couronnés d'or, l'un sur l'autre.

    On attribue généralement la construction du château à Nicolas Rouault, gentilhomme ordinaire de la Chambre du Roi, seigneur de Gamaches.

    C'est en tout cas à Beauchamps que mourut en 1689 son fils Nicolas-Joachim, lieutenant-général des Armées du Roi.

    La construction d'un bâtiment neuf  fut entreprise en 1773 et achevé deux ans plus tard pour Nicolas-Aloph, comte de Rouault et son épouse Justine-Josèphe Boucot.

    Abattu dès la Révolution, l'édifice ne subsistait que par les vestiges d'une tour qui disparut dans les années 1860.

    Beauchamps

    Eglise en 1853

                                                                    ***

                                                        Abbaye du Lieu-Dieu

    Beauchamps

    Ancienne abbaye cistercienne fondée en 1189 à la demande du seigneur local Bernard IV de Saint-Valery qui octroie une charte de fondation en 1191, il y fut inhumé ainsi que de nombreux bienfaiteurs, notamment Guillaume du Caisnoy et Rogon de Beauchamps. 

    Beauchamps

    Bernard IV de Saint-Valery : d'azur fretté d'or entresemé de fleurs de lis du même.

    Certaines de ces sépultures ont été mises à jour lors des fouilles de 1977.

    Beauchamps

    Gisant de Rogon de Beauchamps dit de Bouvaincourt, mort vers 1215-1216. 

    Détruite partiellement ou totalement à trois reprises, la première en 1415 pendant la guerre de Cent-Ans par les Anglais, la seconde en 1472, une reconstruction est organisée au cours du XVIème siècle, mais les troupes calvinistes détruisent à nouveau l'abbaye durant la guerre de Trente Ans, en 1638.

    A la Révolution, elle est fermée et les moines chassés, les archives sont transportées à Abbeville, où un incendie les détruit quelques années plus tard.

    Une partie fut rasée, en particulier l'église abbatiale et le cloître.

    En 1832, le domaine fut racheté par la famille de Thézy.

    Beauchamps

    En 1866

    En 1986, les Maillards de Thézy, Jérôme et Marie-Annick s'y installent et font du site un centre équestre en réhabilitant les bâtiments viables.

    Beauchamps

    Beauchamps

    Beauchamps

    Beauchamps


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  • La commune ne possède pas de blason

                                                               *

    Projet de blasonnement resté sans suite, proposé par Jacques Dulphy sur un dessin de Daniel Juric, associant les armes des Le Normand de Tronville (lion) et celles des Griffon d'Offoy (griffon) avec l'idée de défrichement (essart : essartage).

    Mérélessart

    Possession jusqu'en 1409 d'une famille chevaleresque de ce nom.

    La seigneurie échut en 1540 aux Le Normand de Tronville qui la conservèrent plus de trois siècles.

    Nicolas de Tronville avait épousé en 1579 Charlotte de Monthomer, fille du seigneur de Frucourt.

    Pierre de Tronville épousa en 1633 Jeanne de Fontaines, c'est lui qui fit construire le château comme le rappellent le millésime de 1635 gravé au-dessus de la porte latérale ouest et celui de 1634 sur le colombier.

    Mérélessart

    Ses successeurs habitèrent le château jusqu'à Louis de Tronville, qui eut en 1713 une fin tragique : il fut assassiné dans le cimetière en se rendant aux vêpres, par un habitant du village qu'il avait assigné en justice pour une affaire de chasse et qui s'enfuit pour échapper à la condamnation. Il était marié à Marie de Lallière.

    Mérélessart

    Le Normand de Tronville : de sinople au lion d'argent, armé et lampassé de gueules.

    Le 22 avril 1774 les affiches de Picardie annoncèrent la mise en vente de la seigneurie, qui ne fut acquise que trois ans plus tard par Claude-Marie Griffon d'Offoy, appartenant à une famille abbevilloise, ancien capitaine au régiment de Flandre, maïeur d'Abbeville en 1774, l'année de son mariage avec Marie-Josèphe Donjon de Saint-Martin.

    Mérélessart

    Griffon d'Offoy : de gueules à un griffon d'or

    Il trouve un château dans un état déplorable, inhabité depuis plusieurs dizaines d'années et qui, plus est, occupé par un certain Maressal, installé par le vendeur, le sieur Dairel. Il ne lui faut pas moins de six ans de procédure pour entrer en possession.

    Tout menaçant ruine, M.d'Offoy fait aussitôt abattre l'édifice à l'exception de l'aile ouest qu'il se réserve pour habiter pendant les travaux.

    La Révolution interrompt les travaux de gros-oeuvre.

    Né en 1811, l'unique petit-fils du constructeur procédera au milieu du siècle à d'importants réaménagements dans le château.

    Mérélessart

    En 1865 sa fille Claudine Griffon d'Offoy , épouse le vicomte Léon de Bonnault d'Houët, mort en 1892, aïeul de l'actuel propriétaire dont la famille originaire du Berry, est venu se fixer à Hailles, sous la Monarchie de Juillet.

    Mérélessart

    de Bonnault d'Houët : d'azur à un chevron d'or, accompagné en chef de deux étoiles d'or et en pointe d'un dauphin d'argent couronné d'or.

    Les lambris du bureau proviennent du château de Hailles, trop endommagé en 1918 pour être restauré.

    En 1940, le général de Gaulle et son E-M s'installèrent au château, il y passa la nuit du 27 au 28 mai, couché dans un lit de camp dont ses pieds dépassaient ! Paul de Bonnault en était alors propriétaire, mort en 1948.

    Le château fut occupé quelques jours plus tard par les troupes allemandes.

    Il a été remis en état après la guerre.

    Mérélessart

     

     

                                                                       ***

                                                       Eglise Saint Martin       

    Mérélessart

     

                        en 1860

     

    L'église conserve un bas-relief de la Nativité aux armes des Le Normand de Tronville

    Mérélessart


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  • La commune ne possède pas de blason.

     

    Projet de blasonnement proposé par Jacques Dulphy à partir des armes de de Monthomer et la motte féodale préfigurée.

    Doudelainville

    Seigneurie tenue par la famille du même nom, on trouve Hugues de Dondelinville en 1250 puis Jean, tous deux chevalier.

    La seigneurie disposait d'un château sur une motte près de l'église.

    En 1311 le chevalier Jean de Warcheville en est le seigneur (Warcheville est un hameau).

    En 1350 Jean Tyrel de Poix, puis en 1380 Marguerite Tyrel par mariage apporte la seigneurie à Robert de Crésecque , chevalier, conseiller et chambellan du roi, elle meurt en 1405 et Robert en 1410.

    Doudelainville

    gouache de Marcel Stiennon 

    (aimablement transmis par Jacques Dulphy)

     

    de Crésecque : d'azur à trois tierces d'or, surmonté d'un chef du même

     

    Suit Guillaume de Crésecque, dit le bon, qui épouse Marie d'Harcourt, il meurt en 1440, son fils Jean de Crésecque hérite et épouse Bonne de Fromessent, il meurt en 1465.

    En 1472, les troupes de Charles le Téméraires brûlent le village et le château.

    En 1480 Jeanne de Crésecque épouse Jean de Croy, comte de Roeulx.

    En 1500, Ferry de Croy, comte de Roeulx, chambellan de l'Empereur Maximilien, il épouse Lamberte de Brimeu.

    Doudelainville

    Croy-Roeulx : Écartelé: aux 1 et 4, de Croÿ ; aux 2 et 3, de Renty ; sur le tout écartelé, aux 1 et 4, de Lorraine ; au 2, de Valois-Alençon ; au 3, d'Harcourt

     

    En 1524, Adrien de Croy, premier gentilhomme de la Chambre de Charles-Quint, il épousa Claude de Melun en 1531.

    En 1553, Jean de Croy, il meurt sans postérité en 1582 et laisse pour héritier son frère Gérard de Croy qui vend la seigneurie en 1585 à Oudart de Monthomer, seigneur de Frucourt, il épousa Catherine de Crésecques, dame de Marieux.

    Doudelainville

    de Monthomer : d'azur à la fasce d'or, accompagné de dix besants du même, quatre en chef et six en pointe, posés 3,2 et 1.

     

    En 1584, il ne reste plus que la motte féodale, le château a complètement disparu.

    A sa mort en 1610, son fils Henry de Monthomer succède et se marie en 1612 avec Marie-Abraham de Millencourt, il meurt en 1640.

    Charles-Michel de Monthomer prend la suite et épouse Madeleine de Vassé, il est maintenu dans la noblesse en 1667, il meurt en 1678.

    Doudelainville

    de Vassé : d'or à trois fasces d'azur.

     

    Marie-Anne de Monthomer, sa soeur, épouse Louis de Saint-Simon, marquis de Sandricourt, maréchal de camp.

    Elle meurt en 1727 et Louis de St Simon vend la seigneurie en 1745.

    Jacques de Morgan, seigneur de Frucourt, en est l'acquéreur.

    Doudelainville

    de Morgan : d'argent à trois rencontres de boeufs de sable

     

    Il meurt en 1756 et son fils Jean-Baptiste-Maur de Morgan hérite, il meurt en 1789.

    Doudelainvillecliquer pour agrandir 

    Litre funéraire aux armes des Morgan de Frucourt (photo A.Pitche)

    Doudelainville

     

    Eglise Notre-Dame de l'Assomption

    construite au 14ème siècle

    Doudelainville

    en 1858

    Doudelainville

    en 1864

    Doudelainville

     

    cliquer pour agrandir

     

     

    Doudelainville 

    2 dates sur le clocher

    1605 sur le contrefort gauche

    1713 au-dessus de l'horloge

    Doudelainville

    Doudelainville

    Blason en pierre très abîmé sur le côté de la porte d'entrée

     celui des Monthomer à gauche, on distingue 2 besants, accolé à celui des de Crésecques

    Doudelainville


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