• Grand-Laviers

     

    http://armorialdefrance.fr/ 

     D'or à trois bandes d'azur, à la proue de drakkar d'argent, habillée de gueules brochant sur le tout; au chef d'argent chargé d'une fleur de lis d'or adextrée d'une croisette ancrée de gueules et senestrée d'une rose du même.

    *

    Adopté en 1991 par le conseil municipal, le blason de Grand-Laviers (Laviers jusqu'en 1840) est très utilisé par la commune.

    Le champ est aux couleurs des comtes de Ponthieu, suivant la manière ancienne: d'or à trois bandes d'azur, sans la bordure.

    Grand-Laviers est en Ponthieu; les seigneurs de Laviers étaient vassaux des comtes de Ponthieu.

    Le drakkar, quant à lui, vient rappeler les passages fréquents, au 9e siècle, à Laviers, des troupes normandes qui allaient ravager le pays de Ponthieu.

    Le chef est plus problématique; on en a oublié l'explication. La croix ancrée de gueules symboliserait la léproserie du Val, qui exista du 12e au 17e siècle, et qui fut confiée en 1663 aux hospitaliers de Saint Lazare: il eut fallu alors placer plutôt une croix de Malte de sinople.

    Pour la fleur de lis et la rose, il existe deux explications possibles: la première est que le lis est un rappel de l'achat en 1480 du domaine de Laviers par le roi Louis XI qui en fit l'apanage à la chapelle du Saint-Esprit de Rue, et que la rose est une allusion au privilège qu'avait le doyen des chanoines d'Abbeville de recevoir chaque année un bouquet de ces fleurs des mains du fermier du seigneur de Laviers. Plus prosaïquement, la présence de ces deux meubles, dont une fleur de lis à l'enquerre, pourrait évoquer le passage d'un éphémère "circuit touristique du Lys de France et de la Rose de Picardie", promu en 1987 de Boulogne à Saint-Denis à l’occasion du millénaire capétien. (Jacques Dulphy)

    *

    Le château-fort de Tofflet était le siège d'une seigneurie tenue du roi, en 1378, il ne s'agissait plus que d'un manoir appartenant à Emmeline de Tofflet et Baudoin de Hélengues.

    La famille de Tofflet en Ponthieu, portait un blason fretté à une fasce brochante.

    En 1402, Jean de Hélengues vendit le domaine à Pierre Lenganeur, huissier d'armes du roi et du capitaine d'Abbeville.

    Grand-Laviers

    Lenganeur: d'argent à la croix ancrée de gueules accompagnée de quatre étoiles du même.

    Sa fille Agnès épousa Thomas Le Ver, futur maïeur de la ville.

    Grand-Laviers

    Le Ver : d'argent à trois sangliers passants de sable, accompagné de neuf trèfles du même.

    En 1455, Marie Le Ver l'apporta en mariage à Thierry de Lisques, maïeur lui aussi, la seigneurie demeura dans leur descendance jusqu'au 18ème siècle.

    Un aveu de 1375 fait état d'une maison avec grand-place et motte plantée de grands arbres, entourée de fossés, nommée l'ancien château de Tofflet.

    Le château avait été reconstruit à la suite de l'incendie causé en 1553 par les troupes du duc de Savoie.

    Le 13 décembre 1703, le fief est adjugé à Joseph-François de Lisques qui fut assassiné 6 ans plus tard, il fut inhumé dans l'église de Laviers, comme le fut en 1759, le marquis de Lisques. 

    Grand-Laviers

    Quelques années plus tôt était mort au château Philippe Vaillant de Favières, beau-père du marquis de Lisques.

    Le château n'a pas laissé de vestiges.

    Grand-Laviers

    ferme de Tofflet en 1859

    Grand-Laviers

    ***

    Eglise Saint-Fuscien du 15ème siècle

    Le clocher-mur fut reconstruit en 1844

    Grand-Laviers

    En 1850

    Grand-Laviers

    Château actuel


    votre commentaire
  • Drucat

    http://armorialdefrance.fr/  

     

    D'azur fretté d'argent.

     

    La commune de Drucat, près d'Abbeville, a relevé les armes de la famille De Drucat, qui a donné les premiers seigneurs connus du lieu, qui ont toujours porté "d'azur fretté d'argent", ainsi que le note René de Belleval (Nobiliaire du Ponthieu, tome 2, 1864).

    Drucat


    Le premier connu du nom, le chevalier Renier de Drucat, vivait en 1118. Six générations plus tard, Guillaume de Drucat, chevalier, meurt sans postérité en 1400 et la seigneurie passe à sa soeur Jeanne, qui vend la même année à David de Rambures, grand maître des arbalétriers de France, seigneur de Rambures, de Dompierre-sur-Authie et autres lieux, tué à Azincourt en 1415.

    Aux XIVe et XVe siècles, on trouve encore des De Drucat collatéraux seigneurs ou possesseurs de fiefs, notamment à Ellecourt (76) La famille de Drucat s'est éteinte au début du 16e siècle.
    (Jacques Dulphy)

    ***

     

    Siège d'une châtellenie du Ponthieu, le château fut détruit en 1361 à la demande des bourgeois d'Abbeville inquiets de voir s'y retrancher les partisans du roi de Navarre.

    Il dut être rétabli peu après car l'aveu rendu en 1378 au roi par Guillaume de Drucat fait mention du château.

    En 1400, Jeanne de Drucat, épouse de Hugues de Rambures, héritière de son frère vendit à David de Rambures, sous réserve d'usufruit.

    Lorsque son fils André rejoignit le parti Dauphinois, Henri VI d'Angleterre fit confisquer la seigneurie en 1423 et la remit à David de Brimeu, André dut attendre 1440 pour la recouvrer.

    Pris en 1589 par les Ligueurs qui en chassèrent les partisans d'Henri IV, le château fut démantelé sur ordre de l'échevinage d'Abbeville.

    C'était dit-on un rectangle flanqué de six tours, entouré de fossés en eau.

    Drucat

    restes d'une tour servant de colombier en 1864

     

    Le 9 juin 1693, Marie-Renée de Rambures, veuve du duc de Caderousse, vendit terre et seigneurie à Adrien Descaules qui vint habiter la maison seigneuriale édifiée près de l'ancien château, citée en 1703.

    Drucat

    Fils d'un conseiller au Présidial d'Abbeville, Adrien Descaules fut lieutenant de cavalerie et mourut en 1706.

    Drucat

    Descaules : d'argent à la fasce de gueules chargée de trois besants d'or.

    La terre échut à Charles-Wulfran, le 5ème de ses fils, capitaine au régiment de Fontaines.

    Drucat

    Deux générations plus tard, Louis Descaules, officier au régiment des chasseurs de Normandie qui mourut sans alliance en son château, l'héritière fut sa soeur Henriette, épouse de Charles Blondin de Brutelette.

    Drucat

    Blondin de Brutelette : d'or, au daim de sable à trois trèfles de même en pointe.

    Drucat

    Demeurée dans la descendance d'Adrien Descaules, le domaine appartient aujourd'hui au comte Hubert de Mython d'Harcelines, petit-fils de Mme Rocquigny du Fayel qui a fait remplacer le château détruit en  septembre 1944, par une demeure traditionnelle picarde brique et pierre.

    Drucat

    Drucat

     

    ***

    Le Plessiel

    On doit la construction du manoir à Henri Descaules, après 1719 date de son mariage avec Anne-Charlotte de Calonne.

    Gravement endommagé en 1944 lors des bombardements destinés à l'aérodrome d'Abbeville, il a été relevé dans son gros-oeuvre par la famille Van Robais, avant d'être cédé au vicomte Pierre de Robien qui en a fait une charmante habitation.


    votre commentaire
  • Cambron

    http://armorialdefrance.fr/  

     

    Fascé de gueules et d'or de huit pièces

     

    La commune a repris, dans les années 1980, le blason de la famille "De Cambron", noble et ancienne famille originaire du village, dont la plus ancienne mention est celle d'Achard de Cambron, chevalier, vivant en 1100.

    Le dernier seigneur du nom fut Jean de Cambron (1450).
    Aléaume de Cambron, chevalier, sur un sceau de type équestre appendu à un document de 1275 conservé aux Archives du Pas-de-Calais, est représenté avec un boucler à trois fasces et un lambel en brisure. (Jacques Dulphy).

    Puis la famille Tillette avec Mathieu, argentier d'Abbeville en 1527.

    Cambron

    Tillette : d'azur au chevron d'or, au chef d'or chargé d'un lion léopardé de sable, armé et lampassé de gueules.

    Suivi de l'aîné de ses petit-fils Pierre Tillette, conseiller du Roi et lieutenant en la sénéchaussée de Ponthieu, anobli en 1577.

    Issu de cette famille Jean-Baptiste Tillette, marié à Marie-Mathilde Le Moictier de Bichecourt.

    Cambron

    Le Moictier : de gueules au chevron d'or, accompagné de trois gerbes de blé d'or.

     

    Leur fils Pierre-Jacques Tillette de Mautort, né à Cambron en 1720, lieutenant d'infanterie au régiment du Roi, il épousa Marie-Thérèse Gaillard de Boëncourt, il mourut prématurément à Cambron à l'âge de 33 ans.

    Son fils Adrien (1749-1835) fit une brillante carrière comme capitaine d'artillerie puis maïeur d'Abbeville en 1789, conseiller général de 1800 à 1830, baron d'Empire.

     

    C'est en 1784, l'année de son mariage avec Louise-Elisabeth de Clermont-Tonnerre qu'Adrien Tillette fit entreprendre la reconstruction du château.

    Cambron

    Epargné par la Révolution, Adrien n'émigra pas.

    Son fils Prosper, adopté par son oncle Louis de Clermont-Tonnerre, fut à son tour Maire d'Abbeville de 1842 à 1846 puis député de la Somme.

    Le château fut gravement endommagé en mai 1940, le restauration a sacrifié l'étage en pierre.

    Cambron

     

    Cambron

    Photo : A.Guerville

    *

    Eglise Saint-Martin

    Cambron

    en 1850

    Reconstruite en 1777, la nef précède un choeur du XVIème dont les nervures des voûtes ouvragées portent les armoiries des anciens seigneurs.

    Cambron

    Un bas-relief du XVIème représente Isabeau Gaillard, épouse de Jean du Bus de Wailly, agenouillée avec ses 2 enfants.

    Cambron 

     

    Cambron

    Cambron

    Gaillard : d'azur au chevron d'argent accompagné de trois croix pattées de même.

    Cambron

    Cambron

     


    votre commentaire
  • Huchenneville

    http://armorialdefrance.fr/  

     

     D'azur au chevron d'or chargé de trois roses de gueules, accompagné de trois molettes d'argent et en coeur d'un trou de serrure d'or.

    *

    Huchenneville

    Huchenneville relève, suivant une proposition faite par Jacques Dulphy, sollicité à ce sujet, les armes de la famille Le Bel d'Huchenneville, à la nuance près que les éperons y sont d'argent, au lieu d'or. Mais le conseil municipal a imposé une autre modification: un "trou de serrure" a été ajouté, censé évoquer le Vimeu industriel (et serrurier) voisin.

    Huchenneville


    La famille Le Bel, puis Le Bel d'Huchenneville, a possédé la seigneurie du lieu du XVIe au XVIIIe siècle. Jean Le Bel, seigneur d'Huchenneville, fut plusieurs fois maïeur d'Abbeville de 1560 à 1586, ainsi que son petit-fils, Philippe, écuyer, conseiller du roi, plusieurs fois maïeur de 1623 à 1635, et que le suivant, Nicolas Le Bel, seigneur d'Huchenneville et conseiller du roi, maïeur d'Abbeville en 1670. La seigneurie d'Huchenneville passa au XVIIIe siècle, peu avant la Révolution, dans la famille de Buissy d'Yvrench, par le mariage de la dernière du nom Marie-Marguerite avec François-Joseph de Buissy.

    Huchenneville

    de Buissy : d'argent à la fasce de gueules chargée de trois fermaux d'or.

    Les Le Bel furent aussi seigneurs du hameau d'Inval de 1669 à 1775.

    Les Le Bel portaient "d'azur au chevron d'or chargé de trois roses de gueules, accompagné de trois molettes d'éperons d'or".
    Le conseil municipal a approuvé ce blason sans délibération officielle, lors de sa réunion du 10 décembre 2015.

    Huchenneville

     

    *

    Huchenneville

     

    Le château dut être restauré et agrandi à la fin du Second Empire vers 1863 par le comte Alfred de Hautecloque et son épouse Fanny de Douville-Maillefeu qui avaient acquis la propriété.

    Huchenneville

    Leur fille Gabrielle Boguais de la Boissière leur succèda puis leur petite-fille Marie-Thérèse de Hertelendi.

    Le 29 mai 1940, lors de leur contre-offensive sur Abbeville, les Français attaquèrent les positions allemandes retranchées derrière les murs du parc et dans le château, celui-ci reçut de plein fouet un obus de 75 tiré par un char.

    On retrouve les armes des Hauteclocque-Douville au-dessus d'une croisée.

    Huchenneville

     

    Huchenneville

     

    Armes des Douville-Maillefeu sur la grille du parc

    écartelé : aux 1 et 4 : d'azur à trois étoiles d'argent

    aux 2 et 3 : de gueules à la tour d'argent, ajourée de sable, surmontée de deux guidons d'or.

    Huchenneville

    Huchenneville

    armes des de Hauteclocque sur la grille du parc

    Huchenneville

    d'argent à la croix de gueules chargée de cinq coqs d'or.

    Huchenneville

    Chapelle funéraire des de Hauteclocque près de l'église

    Huchenneville

    Huchenneville

    Vitrail de l'église avec les armoiries des de Hauteclocque, des Douville et de Buissy

     

     


    votre commentaire
  • Hameau rattaché à Moyenneville.

    Il s'appelait Goubinfai en 1191

     

    La famille d'Acheu en était les seigneurs.

    On trouve Louis d'Acheu qui épousa Antoinette de Gaudechart en 1560

    Son fils Claude d'Acheu qui épousa Barbe Le Fèvre de Caumartin

    Louis d'Acheu qui se maria trois fois, la première avec Anne de Villers en 1594, puis Marie de Monthomer et enfin Anne de Bernard avec qui il eut un fils Antoine d'Acheu qui épousa en 1662 Suzanne de Bruxelles.

                                                                 ***

                                                     église Saint-Nicolas

    Bienfay

     

    en 1851

     

    Bienfay

    en 1866

    Bienfay

    début 20ème siècle

    Bienfay

    de nos jours

    Bienfay

     

    porte d'entrée surmontée de blasons

     

    Bienfay

     

    Le blason central est celui des Le Vasseur de Sailly : d'argent à la bande d'azur accompagnée de six billettes de gueules.

    Bienfay

     

    Nicolas Le Vasseur était maïeur d'Abbeville en 1499 et seigneur de Bienfay, marié à Marie de May.

    Bienfay

    de May (Ponthieu) : d'or au chevron d'azur

     

    Bienfay

     


    2 commentaires


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique