• Eaucourt-sur-Somme

     http://armorialdefrance.fr/liste_dept.php?dept=80 

     

    Parti : au 1, d'argent au sautoir de gueules

    au 2, d'azur à la tour d'argent ouverte du champ

     

    "Jean d'Eaucourt, chevalier, seigneur d'Eaucourt, Hallencourt et Liomer en 1372, lieutenant général du duc de Bourgogne en Ponthieu, qui possédait le château dont les ruines sont aujourd'hui mises en valeur en bord de Somme, avait un sceau marqué de ses armoiries. C'était, d'après René de Belleval (Les sceaux du Ponthieu, 1896) un écartelé aux 1 et 4 à 3 pals et un chef chargé d'un écusson à un lion passant, et au 2 et 3 à un sautoir.

    Eaucourt-sur-Somme

    La commune a conservé le sautoir et l'a posé dans un premier parti, et a posé dans le second une tour, sans doute pour symboliser la forteresse en pierre blanche, château-fort resté célèbre dans l'histoire du Ponthieu." (Jacques Dulphy)

     

    Eaucourt-sur-Somme

     

    Le château semblerait avoir été construit au 13ème siècle puisque le pouillé diocésain de 1301 parle de la chapelle Sainte Margherite du château, du nom de sa fondatrice Marguerite de Picquigny, épouse de Mathieu de Roye . On peut supposer que la construction ait été effectuée par les seigneurs de la Ferté en réponse à la volonté de Philippe-Auguste d'édifier de nouvelles places fortes.

    Détruit en 1358 par les Abbevillois, le chastel dut être rapidement reconstruit car dès 1420, il est tenu par les Dauphinois de Jacques d'Harcourt, gouverneur du Crotoy.

    Dévasté en juillet 1420 par les troupes de Philippe Le Bon, il demeura une quinzaine d'années en ruine.

    Jean d'Eaucourt le fit restaurer et y résida, mais fut de nouveau pillé par les écorcheurs de Pierre-Renaud de Vignolles en 1440 qui mit le seigneur à rançon.

    En 1499, Isabelle d'Eaucourt épouse Louis d'Humières.

    Vers 1520, Marie d'Eaucourt épousa Antoine de Mailly, seigneur d'Auchy, sa fille Charlotte apporta la terre en mariage à François de Soyecourt qui possédait le château lorsque la Ligue y tint garnison au cours des guerres de religion.

    Les Soyecourt puis les Belleforière l'entretinrent, au moins dans son gros oeuvre, jusqu'à la vente du domaine en 1777 au profit de Marie-Thérèse Gaillard de Boëncourt, veuve de Jacques Tillette de Mautort.

    Eaucourt-sur-Somme

    D'azur au chevron d'or, au chef de même chargé d'un lion léopardé de sable.

    De 1780 à 1789 Jean-Baptiste Tillette de Mautort, capitaine d'artillerie et mayeur d'Abbeville, fut le dernier seigneur.

    Eaucourt-sur-Somme

     

    Le site est actuellement valorisé par des travaux d'aménagement et de restauration des vestiges.

     

    Eaucourt-sur-Somme

     

    La porte en tiers-point était surmontée d'un grand tableau décoratif en pierre dont l'écu martelé était porté par un sauvage et un triton avec la devise "Sans ayde" , l'ayde était un impôt.

    Serait-ce l'écu des Boubers-Abbeville car leur devise était "Sans Ayde"  ?

     

    Eaucourt-sur-Somme

     

    Cette pierre aurait été enlevée et transportée au château de Long !

     

     

     

     


    votre commentaire
  • Epagne-Epagnette

    http://armorialdefrance.fr/ 

     

    Ecartelé : au 1 et 4 , d'or chapé ployé d'azur chargé de deux étoiles d'or en chef.

    Au 2 et 3, bandé de gueules et de vair de six pièces.

    *** 

    La commune d'Epagne-Epagnette (80) a relevé les armes de l'abbaye des dames d'Epagne, de l'ordre de Citeaux, fondée en 1178 par Enguerrand de Fontaines et transférée en 1672 à Abbeville (toujours sous le nom d'abbaye d'Epagne) rue Saint-Gilles avant d'être réunie en 1747 à celle de Berteaucourt (80).
    Les armes de l'abbaye ont été enregistrées, notamment, à l'Armorial général de France de d'Hozier, édit de 1696 (sous l'entrée trompeuse de: l'abbaye d'Espagne!).

    Epagne-Epagnette

    Dans l'Armorial d'Hozier, les 2e et 3e quartiers présentent un "bandé de vair et de gueules de six pièces". Le blason communal d'Epagne-Epagnette, enregistré à l'Armorial de la Somme en 1972, présente, lui, aux 2e et 3e quartiers, un "bandé de gueules et de vair de six pièces".
    On retrouve ce bandé de gueules et de vair dans les armes très anciennes des De Longueval, et en chevron chez les sires D'Amiens et De Vignacourt-Flixecourt, non loin d'Epagne; on retrouve aussi le vair dans les armes des De Fontaines, seigneurs de Fontaine-sur-Somme. A Epagne, l'abbaye était placée sous le vocable du Saint-Esprit, ce qui vaut encore aux habitants du lieu le blason populaire, en picard, de "chés vindeus d'esprit" (les vendeurs d'esprit).
    (Jacques Dulphy)

    Château d'Epagne du XVIIème siècle 

    Epagne-EpagnettePhoto: APictche

     

     Epagne-EpagnettePhoto:RG

    Distinct de la châtellenie, qui appartenait à la Couronne, le fief d'Epagne connut au XVII° et au XVIII° siècles plusieurs propriétaires issus des familles notables d'Abbeville.

    Mis en vente par Oudart de Monthomer et acquis en 1583 par Claude Rohault, maïeur d'Abbeville, il échut à Charles Rohault, conseiller au présidial de la ville, qui le céda en 1607 à Philippe de Lavernot-Paschal, seigneur de Feuquières, président au même présidial et futur seigneur de Francières.

    En 1679, Louis de Lavernot-Paschal, couvert de dettes, vit ses biens saisis à la requête de ses créanciers, son domaine fut adjugé à Jean Duval et Marguerite de La Croix-Beaufort qui ne le conservèrent que quelques années.

    En 1683, Jean de Lamiré, seigneur de Caumont, acquit à son tour le fief, représentant de la branche cadette d'une importante famille issue du négoce abbevillois, c'est lui qui dut faire élever le château actuel.

    Epagne-Epagnette

    en 1885

    Prénommé Jean comme lui, son fils fut mousquetaire de la Garde du Roi et maïeur d'Abbeville de 1733 à 1736, il mourut en 1750.

    En 1757, moyennant la somme de 10500 livres, ses trois filles vendirent le domaine à Pierre-Alexandre d'Orlet de Lavaulte dont la fille, Jeanne-Françoise, l'apporta en mariage en 1764 à Jean-Pierre Le Febvre de Wadicourt, premier assesseur en l'hôtel de ville d'Abbeville.

    Par legs successifs, le château échut à Mathilde Wignier de Beaupré qui, en 1858, épousa Alfred Le Sergeant de Monnecove.

    C'est ce dernier qui vers 1880 fit transformer et agrandir l'édifice auquel il donna son aspect définitif.

    Passé à son gendre Gaston de l'Etoile, puis à sa petite-fille Suzanne Roberts, le domaine appartient à la comtesse Jean de Chantérac, née Régine de Bernes de Longvilliers, arrière petite fille  d'Albert Le Sergeant de Monnecove.

    Texte issu de "Gentilhommières en Picardie" de Ph.Seydoux 

     

    Epagne-Epagnette

    Armoiries sur le fronton avec une couronne de baron encadrées de deux lions.

    à dextre : Le Sergeant de Monnecove : d'azur à trois gerbes d'or, liées de même.

    Leur devise " Sans estre, je suis sergeant"

    à senestre : Wignier de Beaupré : d'azur au chevron d'or, accompagné de trois étoiles d'argent (dessin de Marcel Stiennon, aimablement fourni par J.Dulphy)

    Epagne-Epagnette

    Epagne-Epagnette

    Chapelle funéraire de 1873 au cimetière

     

    Epagne-Epagnette

    On retrouve le blason de la famille Wignier de Beaupré 

    Epagne-Epagnette

     

    Pierres tombales à l'intérieur de la chapelle

    Epagne-Epagnettecliquer pour agrandir

    Epagne-Epagnette

     

    Sépulture de la famille Le Febvre de Wadicourt à proximité de l'église d'Epagne,complètement vandalisée.

    Epagne-Epagnette

    Epagne-EpagnetteEpagne-Epagnette

    Le Febvre de Wadicourt : d'azur, à la fasce d'argent accompagnée de trois étoiles du même. 

    Epagne-Epagnette

    Epagne-Epagnette

    Intérieur de la sépulture avec la plaque gravée (à droite) de Aimée-Reine de Welleat épouse de Jean-Antoine de Ribeaucourt, qui devait se trouver dans l'église d'après le dessin aquarellé d'O.Macqueron en 1862.

    Epagne-Epagnette

     

    La plate-tombe sur la gauche est celle d'un bourgeois-marchand du XVIème siècle, elle est malheureusement complètement illisible de nos jours.

    Ci-dessous, article de J.Dulphy en 1989 dans le Courrier Picard .

    Epagne-Epagnette


    votre commentaire
  • Eglise Saint-Silvain de Mautort

     

    Abbeville-Mautort

    Abbeville-Mautort

    D'après la tradition, cette petite église aurait d'abord été une chapelle de marins avant de devenir une chapelle seigneuriale : les familles Tillette de Mautort et de Clermont-Tonnerre ont toujours porté beaucoup d'intérêt à ce lieu.

    Elle a été construite au XI ème et XIIème siècle, remaniée à diverses époques?

    La nef fut réhaussée au XIVème siècle, époque où fut élevée la tour du clocher, au-dessus d'une chapelle romane (côté sud).

    Le choeur gothique a été construit au XVI ème siècle, dans les mouchettes des baies en ogives se trouvent des vitraux du XVème siècle.

    Sur le côté sud du choeur, une piscine décorée de feuilles de choux, représentative de l'art flamboyant. 

    Les armoiries de la famille Tillette de Mautort au-dessus de la porte latérale

    Abbeville-Mautortcliquer pour agrandir

     

    Abbeville-Mautort

     

    D'azur au chevron d'argent, au chef d'or chargé d'un lion léopardé de sable, lampassé de gueules.

    Cimier : un lion issant

    Supports : 2 lions

    Abbeville-Mautort

     

    Abbeville-Mautort

     

    Blason écartelé Tillette de Mautort et Clermont-Tonnerre

    Abbeville-Mautort

    Sépulture de la famille de Mautort, enclos accolé à l'église

    Abbeville-Mautort

    Abbeville-Mautort

     

     

    Dans l'église 

    Pierre tombale de Marie Fertin, dame de Mautort, épouse de Pierre Tillette, décédée en 1620

    dessin de L.Gillard

     Abbeville-Mautort


    votre commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique