• Daours

     

    http://armorialdefrance.fr/

     

    D'azur au chef d'or, au lion de gueules brochant.

     

    Ces armes relèvent celles qui sont attribuées à la famille De Daours, famille de chevaliers illustres, connue dès le XIe siècle sous le nom de Dour, Dours, Durs.

    En 1214, Robert de Daours prend part à la bataille de Bouvines. Un sceau de Buridan (ou Baudouin) de Daours, conservé aux Archives de la Somme, daté de 1295 , montre un lion et un lambel à cinq pans, sans doute posé en brisure. (J.Dulphy)

    Daours

     

     

    Siège d'une châtellenie, leur château-fort commandait la vallée de la Somme, près du confluent avec l'Hallue qui en alimentait les fossés.

    Le mariage d'Eléonore de Roye, dame de Daours, le fit entrer dans la maison de Châtillon, qui s'en défait en 1388 au profit de Pierre de La Trémoille, chambellan de Charles VI.

    A sa mort en 1439, tué devant Folleville, la seigneurie passa à Jean de La Trémoille-Daours qui en 1453 y reçut Philippe Le Bon.

     

    Daours

    De La Trémoille : d'or, au chevron de gueules accompagné de trois aiglettes d'azur becquées et membrées de gueules, le tout bordé d'une flilière de gueules.

    Le château (et non l'église comme le dit Hector Quignon dans son livre sur la commune) abritait un ex-voto en pierre sculpté représentant Jean de La Trémoille et sa famille, cette sculpture fut recueillie au siècle dernier par le duc de La Trémoille et transporté à Serrant (Maine et Loire).

    Il y est représenté avec Jeanne de Créquy-Canaples sa  seconde épouse et ses 3 enfants, Jean II, Jeanne et Marguerite

    Daours

    La terre de Daours passa par alliance à Antoine de Crévecoeur puis à sa fille Philippote, épouse de Charles d'Ailly, baron de Picquigny en 1485.

    Sous François 1er, Marguerite d'Ailly épousa Louis Bournel, baron de Thiembronne et bailli d'Amiens qui mourut sans postérité en 1549.

    A la fin du XVI° siècle, le château avait encore assez d'importance pour que M.de Belleforière, gouverneur de Corbie, en fasse assurer la garde.

    Le château fut rasé vers 1615, on en distingue encore la motte.

    Daours

     

    Passé aux Luynes, puis à Madeleine de Longueval, il appartient ensuite à Jean Vaysse qui en 1716 le céda à Adrien Vaquette de Frechencourt, lieutenant-général de police puis conseiller au bailliage d'Amiens et plusieurs fois maire de la ville.

    Il se maria en 1709 avec Elisabeth Romanet dont il eut entre-autres enfants, le futur général Vaquette de Gribeauval.

    Il mourut en 1749.

    C'est à son fils Adrien-Pierre que l'on attribue la construction du château actuel, destiné à remplacer l'ancien château-fort rasé en 1615.

    Daours

    Vaquette de Frechencourt : D'argent à la fasce d'azur, chargée de trois vaches d'or, et accompagnée de trois molettes de gueules, deux en chef et une en pointe.

    En 1772, Adrien-Pierre Vacquette de Fréchencourt fit don de la châtellenie à sa soeur Marie-Madeleine à l'occasion de son mariage avec Jacques-François Lequieu de Moyenneville, qui fit accoler une aile basse au château.

    Daours

    Le Quieu : d'azur au chevron d'or accompagné de trois gerbes de blé du même liées de gueules.

    Vendu en 1907 par la famille Du Bos, devenu quelques années la propriété de Prosper Derode, industriel Lillois, il fut finalement acquis en 1911 par M.Raquet, directeur du Progrès agricole.

    Longtemps inhabité après la dernière guerre, il fut acquis en 1977 et restauré par M. et Mme Gérard Holleville.

     Source : Gentilhommières de Picardie (Philippe Seydoux)


    2 commentaires
  • Rivery

     

    http://armorialdefrance.fr/

    De gueules à trois pals de vair, au franc-canton d'or

     

     C'est sous le mandat d'André Carpentier, maire, alors que la Commission d'héraldique départementale préparait la publication de l'Armorial de la Somme (paru en 1972) que le blason communal de Rivery, sur la suggestion de cette commission, fut adopté par la municipalité le 5 octobre 1970.

    La commune relevait ainsi les armes de la famille De Rivery, qui furent seigneurs du lieu depuis un temps immémorial jusqu'en 1604.
    Les De Rivery étaient aussi seigneurs de Villers-Bretonneux. Ainsi, en 1221, Gilles de Rivery, chevalier, est seigneur de Villers. Bernard de Rivery est seigneur de Rivery en 1223.
    Les armes des De Rivery apparaissent pour la première fois sur un sceau de 1353 conservé aux Archives de la Somme et provenant de l'abbaye du Gard, appendu à un acte d'acquisition d'un fief à Hangest-sur-Somme par "Robert de Rivri".
    Ces armes sont connues par d'autres sceaux, comme celui de Jehan de Rivery, capitaine de Thérouanne en 1481 chambellan du Roi en 1498.
    Cette famille, au XVIe siècle, avait pour supports à son blason un dogue et un griffon, pour cimier une tête de dogue, et pour devise "Par chy va Rivery".
    La seigneurie passa aux Le Roy par le mariage d'Antoinette de Rivery, seule héritière survivante de René de Rivery, mort en 1604. Philippe Boulenger acquiert la seigneurie vers 1660 de Marie Lesperon, veuve d'André le Roy. Il se fait bientôt appeler Boulenger de Rivery, et son fils ne se contente pas du nom, mais fait enregistrer sur le sien les armes des sires de Rivery en 1697 à l'armorial d'Hozier! Les Boulenger "de Rivery" furent seigneur de Rivery jusqu'à la Révolution, toujours porteurs d'un blason qui n'était pas le leur.
    (Jacques Dulphy)

    Rivery

    Rivery


    votre commentaire
  • D'argent à la bande fuselée de gueules de cinq pièces, accompagnée d'une aigle du même au canton senestre du chef.

    Glisy

     http://armorialdefrance.fr/

     D'après le sceau de jean de Glisy du 1er août 1423.

    "La commune de Glisy a relevé les armes de la famille De Glisy.

    Pierre de Glisy aurait participé à la 4e croisade. Cependant, la filiation n'est suivie que depuis Jehan de Glisy, seigneur de Glisy vivant vers 1430, seigneur aussi de Talmas, Arnancourt, château Saint-Paul (62), Val-des-Maisons, sans doute fils de Gilles de Glisy, chevalier, seigneur du château Saint-Paul, en Artois. 

    Jehan de Glisy, qui porta les armes toute sa vie pour le service du roi, eut pour fils Jehan II, qui lui succéda. Le blason de Jehan I de Glisy, lieutenant du bailli d'Amiens, est connu par un sceau de 1359. Ce blason familial est aussi connu par un sceau de son fils, de 1423. Le sceau de Jean I consistait en un écusson chargé de quatre fusées et deux demi-fusées 

    Glisy

    , et surmontée d'un oiseau; celui de son fils est le même, et l'oiseau y apparaît d’avantage comme une aigle, quoiqu'on trouve aussi pour les De Glisy des armes sans l'oiseau, ou des armes brisées d'une molette, notamment sur la plate-tombe de Jehan I, gravée au trait au 15e siècle, qu’on voyait jadis dans l'église de Glisy. La famille De Glisy, éteinte au 17e siècle, cessa de posséder la seigneurie de son nom en 1503." (Jacques Dulphy)

    GlisyArmes brisées d'une molette

     

    Glisy

    Blason sur une plaque de rue

    Glisy

    Ecusson en feutre (broderie du Vimeu)


    votre commentaire
  • Boves

     

    http://armorialdefrance.fr/

    De gueules à la bande d'or côtoyée de deux cotices du même.

    La commune a relevé les armes de Robert de Boves, chevalier, vivant en 1239.

    Ce blason figure sur un contre-sceau de 1239 (aujourd'hui conservé aux Archives nationales) qui est décrit par Auguste Janvier dans "Boves et ses seigneurs, étude historique sur la commune de Boves", 1877, planche 1 page 112.

    BovesSceau de Robert de Boves (archives départementales)

    Un autre exemplaire de ce sceau, daté de 1247, est conservé aux Archives de la Somme. Robert était issu d'un rameau de la famille des sires de Coucy et de Boves éteint au XIIIe siècle, et qui portait des armes différentes des grands Coucy (une bande coticée, et non un fascé de six pièces de vair et de gueules).

    Enguerrand 1er de Boves devient seigneur de Coucy en 1080, par son mariage avec Ade de Marle.

     

    Boves

    On trouve encore ce blason porté en écusson au franc canton senestre de l'écu du baillage de Boves (14e siècle), conservé lui aussi aux Archives de la Somme. Le blason de Robert de Boves, repris par la commune, a été sculpté au fronton de la mairie du lieu au XIXe siècle."      (Jacques Dulphy)

    Boves

     Motte castrale du Xème siècle et ruines du château féodal des seigneurs de Boves

    Boves

    Boves

    Boves

    Vue de Boves par Louis Duthoit

    Sceaux des seigneurs de Boves

    Bovescliquez pour agrandir

     


    votre commentaire
  • Longueau

     

    http://armorialdefrance.fr/

    D'argent à trois aigles de sable, accompagnées en chef d'une étoile du même.

     La commune de Longueau, ancien village agricole devenu un important centre ferroviaire au XIXe siècle, ne portait pas de blason avant 1971.

    Le 18 janvier de cette année-là, à la demande de la Commission d'héraldique urbaine départementale (créée par arrêté préfectoral du 14 février 1969, aujourd'hui en sommeil) elle adoptait, sous la présidence du maire Michel Couillet, un blason "d'argent à trois aiglettes de sable, accompagnées en chef d'une étoile du même".
    Ainsi, la commune adoptait, pleines et entières, sans doute parmi les propositions faites par la commission, les armes de Pierre Caignet, chanoine de la cathédrale d'Amiens, prévôt du chapitre des chanoines en l'absence du prévôt seigneurial de Longueau, chargé de la gestion des biens du chapitre audit lieu.

    En effet, le village de Longueau appartenait au chapitre de la cathédrale d'Amiens, qui en fut seigneur jusqu'à la Révolution.
    Les armes de Pierre Caignet sont connues par un sceau de 1405 conservé aux Archives de la Somme et appendu à un acte d'acquisition d'une terre à Longueau. Le blason y est supporté par deux lions.
    Pour ce qui concerne les couleurs, comme pour le blason de Dury (80) inspirées elles aussi des armes d'un prévôt du chapitre, c'est, sans imagination excessive, l'argent et le sable qui ont été choisis par la commission et par la commune. Ce sont aussi les couleurs du blason du chapitre cathédral d'Amiens, qui est d'argent à la croix de sable. Le blason de Longueau figure au fronton de l'hôtel de ville, sous la devise: "Pax et labor".
    (Jacques Dulphy)

    Longueau

     

    Longueau

    écusson en feutre (Broderie du Vimeu)

    ***

    Le château a été élevé Par René Boistel, bailli général du duché de Chaulnes en 1751, puis avocat au bailliage d'Amiens, seigneur de Belloy sur Somme en 1765 et acquéreur du fief de la Cour de Longueau un peu avant 1770.

    Il ne devait toutefois s'agir que d'une simple maison de campagne, agrémentée sur le parc d'un avant-corps à pans coupés.

    Victorine Boistel de Belloy qui épousa en 1813 Michel Cornet, le dernier fils du négociant amiénois Cornet d'Hunval, dut faire ajouter les tourelles d'angle et le fronton. 

    Longueau

     

    Elle mourut sans postérité en 1848 et, à la fin du Second Empire, René Boistel de Belloy céda le domaine à Gabriel de Tourtier et à son épouse Victorine de Francqueville, dont les héritiers le conservèrent jusqu'aux années 1920.

    Longueau

    Joseph de Tourtier le vendit alors à la Compagnie des Chemins de Fer du Nord qui cherchait à étendre le périmètre de la gare pour construire divers logements et bâtiments d'exploitation.

    Il fut donc abattu dans les années 1920.


    1 commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique