• Cayeux-Sur-Mer

    http://armorialdefrance.fr/ 

     

     

    De sinople à trois bandes d'argent; à la croix ancrée d'or brochant sur le tout.

     

    La commune a relevé les armes des anciens seigneurs de Caieu en modifiant les émaux et le champ.

    Le blason de Cayeux-sur-Mer intègre la croix ancrée de la famille De Caïeu, seigneurs du lieu au Moyen âge, dont Guillaume de Caïeu (Wilelmus de Kehou, cité dans une charte de 1197, et plusieurs chevaliers croisés: parti d'or et d'azur à la croix ancrée de gueules brochant sur le tout et les trois bandes du Ponthieu ancien (d'azur à trois bandes d'or), car le Vimeu où se situe Cayeux était aux temps féodaux intégré au comté de Ponthieu.
    A une date inconnue, sans doute dans les années 1960, la commune a mêlé ces deux blasons et leur a appliqué des émaux de fantaisie qui ont fait règle. Ornements extérieurs: deux branches de laurier et croix de guerre 1939-1945 avec étoile de bronze.
    (Jacques Dulphy)

    Cayeux-Sur-Mer

    Blason famille de Caïeu

    Cayeux-Sur-Mer

    La construction de l’église, en hommage à saint Pierre, le « prince des apôtres » date du xiie siècle. Elle se situait au sud de Cayeux, à côté du cimetière dans le quartier de La Vieille Église.

    Cayeux-Sur-Mer

    L'actuelle église, du même nom, a été construite plus au nord, et consacrée le 3 août 1902.

    En 1426, le comte de Guise Jean de Luxembourg, épouse Catherine de Mammetz qui devient la dame de Cayeux, En 1475Louis XI, qui n’a pas souhaité donner la ville au roi Charles le Téméraire, met le feu à la commune qui en sort détruite. En janvier 1547, la ville et sa paroisse bénéficient grâce aux manuscrits de Henri II de France de privilèges, franchises et libertés.

    Plusieurs incendies réduisent en cendre la ville en 1653 et en 1727.

    Le phare (tour métallique en place depuis 1835) fut détruit en août 1944 par les Allemands.

    La ville fut desservie de 1887 à 1972 par les Chemins de fer départementaux de la Somme, une compagnie de chemin de fer d'intérêt local à voie métrique. La ligne est désormais exploitée comme une ligne de chemin de fer touristique par le Chemin de fer de la baie de Somme.

    Cayeux-Sur-Mer

     

    Cayeux-Sur-Mer


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  • Mers-Les-Bains

     

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    Ecartelé aux 1 et 4 ; de gueules à la bande d'or (De Torcy)

    au 2 ; d'azur chargé de trois coqs d'or (De Lattaignant)

    au 3 ; d'azur à la fasce d'or accompagnée en chef de deux roses d'argent et en pointe d'un croissant du même (De Mython)

     

    Devise : In litore floreo (Sur le littoral, je m'épanouis)

     

    Le blason de Mers-les-Bains a été créé par Jack Lebeuf (+2003), alors jeune journaliste, dessinateur et auteur de bandes dessinées. Adopté en conseil municipal en décembre 1962, le blason de Mers-les-Bains réunit, en un écartelé, les armes de trois familles ayant possédé chacun des trois hameaux (Mers, Blengues et Froideville) qui formaient, avant qu'elle devienne une importante station balnéaire à la fin du 19e siècle, la commune de Mers, devenue Mers-les-Bains.

    Les De Torcy (de gueules à la bande d'or) ont possédé Mers aux 16e et 17e siècles (ils étaient aussi seigneurs de Saint-Quentin-Lamotte, 80).

    Mers-Les-Bains

     

    Les De Lattaignant (issus d'une famille du Boulonnais; ils portaient trois coqs) ont possédé Blengues aux 16e et 17e siècles.

    Mers-Les-Bains

    Les De Mython, enfin, furent seigneurs de Froideville à la même époque. Richard de Mython, chevalier, seigneur de Froideville, issu d'une famille normande, était bailli du comté d'Eu en 1580, comme ses fils et petit-fils, qui portaient le même prénom. Le manoir seigneurial de Froideville avait été converti en ferme au 19e siècle. Les armes des De Mython sculptées en 1620 à l'entrée du mur d'enceinte (une fasce, deux roses, un croissant) étaient visibles jusqu'en 1993, année au cours de laquelle le domaine a été détruit par un syndicat mixte qui souhaitait y établir un terrain de golf qui ne vit jamais le jour. Néanmoins, cette pierre a pu être sauvée; elle est aujourd'hui propriété de la commune.

    Mers-Les-Bainscliquer pour agrandir

    Aquarelle d'O.Macqueron 1853.

    Mers-Les-Bains

    Mers-Les-Bainsphoto J.Dulphy

    Mers-Les-Bains

     

    La devise "In Littore Floreo" (sur le littoral, je m'épanouis) a été ajoutée, par décision municipale du 17 décembre 2001, à la suggestion de Jacques Guignet (1937-2011), historien et romancier mersois, ami de Jack Lebeuf, et sur la proposition de Jean-Louis Allegrand, son neveu et conseiller municipal.
    (Jacques Dulphy)

    Mers-Les-Bains


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  • Ault

     

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    Ecartelé : au 1, d'azur à la croix ancrée d'or cantonnée de quatre croissants d'argent

    Au 2, cinq points d'azur équipolés à quatre d'argent

    Au 3, d'or à trois chevrons de gueules

    Au 4, d'argent à la croix de gueules

     

    Ault

    L'Armorial des communes du département la Somme (1972) se trompe quand il écrit, pour commentaire du blason communal d'Ault: "la commune s'est fait un blason de quatre familles ayant possédé autrefois la seigneurie".
    Ault a été tenu successivement des maisons de Saint Valery, de Dreux, de Clèves, de Gonzagues et enfin d'Orléans. Aucune ne porta ces blasons.
    En fait, la commune d'Ault a repris les armes d'une famille "D'Ault", déjà existante en 1369 avec Guérard d'Ault, prévôt du Vimeu.
    Ce blason est attribué à la famille D'Ault dans le "Nobiliaire du Ponthieu et du Vimeu" (tome 2, 1864 de René de Belleval).
    Jougla et Warren (Grand armorial de France, tome 1, 1934) donnent aussi ce blason pour la famille D'Ault, à l'erreur près qu'ils posent un chevron au 3e quartier, au lieu de trois.
    La généalogie de cette famille D'Ault est suivie depuis Pierre d'Ault, anobli en 1397. Charles d'Ault, écuyer, devient seigneur de la Wardieu (fief à Saint-Sauflieu, 80), qui semble être pour cette famille la première seigneurie connue. Nicolas d'Ault, écuyer, son arrière-petit-fils devint seigneur du Mesnil (hameau près d'Huchenneville, en Vimeu encore) jusqu'en 1677, par son mariage. La famille conserva la seigneurie du Mesnil jusqu'à la Révolution et s’appela désormais D'Ault du Mesnil. Ce nom, qui devait d'éteindre avec Marie-Anne d'Ault du Mesnil, épouse Louvel (qui habitait le château d'Oisemont, en Vimeu), fut relevé par les enfants de cette dernière. De cette famille est issu, notamment, l'éminent archéologue et préhistorien Geoffroy d'Ault du Mesnil (1943-1921). Le nom de famille est aujourd'hui éteint.
    Une charte communale fut accordée en 1340 aux habitants du bourg d'Ault par Ide de Rosny, comtesse de Dreux, dame de Gamaches et d'Ault, et son époux Mathieu de Trie, maréchal de France.    ( J.Dulphy)

    Aultblason de la famille de Trie



    Ault

     

    Ault

     

    Ault

    Le manoir de pierre

     


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  • Friville-Escarbotin

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    D'azur au chevron d'or accompagné de trois coeurs de même.

    La commune de Friville-Escarbotin, aujourd'hui capitale du Vimeu industriel, conserve un manoir construit du XVe et au XVIIe siècles. Ce manoir, toujours existant, avait été bâti pour les D'Ailly, seigneurs du lieu. Joseph de Roussé, petit-fils de Françoise d'Ailly et d'Etienne de Roussé, le vendit en 1670 à Michel de Montmignon, magistrat amiénois. En 1702, Claude de Montmignon, conseiller au présidial d'Amiens, père de Michel, avait fait enregistrer ses armes sur l'armorial d'Hozier: d'azur au chevron d'or accompagné de trois cœurs du même. Jean-Baptiste de Montmignon, dernier seigneur du lieu, mourut en 1788. Ses armes sont toujours visibles sur sa dalle mortuaire de marbre blanc, dans le chœur de l'église d'Escarbotin.
    En 1958, à la suggestion du maire Eugène Désenclos, la municipalité s'employa à rechercher un blason susceptible de convenir à la commune. On chercha parmi les familles ayant marqué l'histoire de Friville, d'Escarbotin ou de Belloy. Les armes des comtes d'Hardivillers, châtelains de Friville, d'abord pressenties, ne furent pas retenues. On leur préféra celles des Montmignon. Ce choix fut établi sur la proposition de François Danzel d'Aumont, membre titulaire de la Société d'émulation historique et littéraire d'Abbeville. Ces armes présentaient l'avantage de symboliser, par leurs trois cœurs et leur chevron, les trois villages primitivement séparés, et réunis après la Révolution au sein d'une même commune.
    (Jacques Dulphy)

     

    Friville-Escarbotin

     

    Friville-Escarbotin

    Château en 1853, dessin de L.Gillard.

     

    Familles ayant possédées la seigneurie

     1. La vieille famille « de Coppequesne » que l’on prétend d’origine Anglaise, malgré son nom bien Picard, qui posséda terre et Seigneurie de 1419 à 1789.

    2. La famille « d’Hardivilliers », originaire du Beauvaisis, héritière du domaine de Friville par le mariage de Marie-Henriette de Coppequesne, dernière du nom, avec Eléonor Jean d’Hardivilliers, dont les descendants ont vendu le château de Friville, il y a quelques années.

    D'HardivilliersFriville-Escarbotin Friville-Escarbotindessin de Alain Berdé

     

    3. La famille « de Roussé », alliée aux « d’Ailly », et qui posséda la Seigneurie d’Escarbotin durant plus d’un siècle (environ 1550 à 1670). C’est un membre de cette famille : Etienne de Roussé qui fonda la chapelle Saint Hubert d’Escarbotin en 1637. Emplacement qui est aujourd’hui occupé par l’église d’Escarbotin.

    4. La famille des « Montmignon », famille de magistrats Amiénois qui acquit terre et Seigneurie d’Escarbotin vers 1670.

    5. La famille « Cornu » qui a possédé la Seigneurie de Belloy-sur-Mer pendant plus de deux siècles.

    Friville-Escarbotin

     

    Friville-Escarbotincliquer pour agrandir

    Friville-EscarbotinPhoto : Histoire du Vimeu

     

    Friville-Escarbotin

    Eglise de Friville, armoiries au-dessus de la porte du caveau de la famille d'Hardivilliers .dessin de L.Gillard

    Friville-Escarbotin

    Tombeau de marbre noir de Henri-Eleonore de Coppequesne et de son épouse Marie-Louise de Morant

    et de Eléonor-Jean d'Hardivilliers et son épouse Marie-Henriette-Victoire de Coppequesne. dessin de L.Gillard

     

    Friville-Escarbotin

    Carte postale avec blason du Ponthieu, d'or à trois bandes d'azur.


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