• Bresle

     

    http://armorialdefrance.fr/

    d'azur aux trois gerbes de blé d'or

    *

    Ce sont d'abord les armes de la famille De Bresle, connue pour avoir donné d'anciens seigneurs du lieu.
    Ce blason est décrit notamment dans l'Armorial général de Rietstap (1884). Le domaine de Bresle était sous l'ancien régime divisé en trois seigneuries.

    1) l'une mouvante du fief de Morlaine qui relevait de l'évêché de Beauvais, appartenant aux Ceslestins d'Amiens.

    2° L'autre mouvante du comté de Corbie, appartenant en 1186 à Wautier d'Heilly, en 1294 à Colard de Breele (forme ancienne du nom), en 1337 à Wautier de Breele.

    Vers 1490 à Adrien d'Hénencourt, doyen du chapitre de la cathédrale d'Amiens, dès lors l'histoire se confond avec la seigneurie d'Hénencourt.

    Bresle

    d'Hénencourt : d'argent à trois maillets de sable.

     

    3) la troisième, dite de Brunalieu, assisie en parties sur les territoires de Ribemeont et d'Heilly, était tenue en pairie de l'abbaye de Corbie, son sort était lié à celui de Ribemont et d'Heilly.

    Le village fut envahi et pillé par les Espagnols en 1636, lors du siège de Corbie. 

    ***

    Eglise Saint-Léger

    Bresle

    en 1877

    Bresle

    La cloche est datée de 1768 et porte les armes et les noms de ses parrain et marraine : Henri-Louis, marquis de Lameth et Marie-Thérèse de Broglie, comtesse douairière de Lameth.

    Bresle

    Bresle

    Bresle

    BresleBresle

     

    de Lameth : écartelé ; aux 1 et 4 : de gueules, à la bande d'argent accompagnée de six croisettes recroisettées au pied fiché du même (Lameth Picardie).

    Au 2 : d'argent à trois maillets de sable (Bussy)

    Au 3 : d'or, fretté de gueules, brisé d'un franc canton d'or chargé d'une étoile à six rais d'azur (Neuville-Artois)

    De Broglie : d'or, au sautoir ancré d'azur.

     

     


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  • La commune ne possède pas de blason officiel.

     

    Projet de blasonnement proposé par Jacques Dulphy à partir des armes des Châtillon Saint-Pol (Seigneurs de 1294 à 1390), surmontées d'un corbeau de l'abbaye de Corbie à dextre et à senestre des armes de Creton d'Estourmel.

    Warloy-Baillon

     

    Ce qui donne : parti au premier de gueules, à trois fasces de vair, au chef d'or, au corbeau de sable; au second, de gueules à la croix engrêlée d'argent 

     

    Le village est composé de deux entités : Warloy et Baillon qui ont fusionné en 1743.

     

    Warloy. La terre et seigneurie de Warloy appartenait à l'abbaye de Corbie, en 1294 elle abandonna la dite terre à titre de fief en pairie à guy II de Châtillon, comte de Saint-Pol et seigneur d'Encre.

    Warloy-Baillon

    Châtillon Saint-Pol : de gueules aux trois pals vairé d'argent et d'azur, au chef d'or.

    Puis Jean de Châtillon-Saint-Pol en 1325.

    Jean de Belletre s'en porte acquéreur en 1392 puis Jacques d'Heilly en 1402.

    Agnès d'Heilly et son époux Beaugois d'Inchy en 1430.

    Jacques de Luxembourg l'acquiert en 1452 puis Isabeau de Luxembourg et son époux Jean de Melun en 1486 et Louise de Luxembourg épouse de Jean de Ghistelles en 1500 qui revendirent la terre à Pierre d'Ostrel, 61ème abbé de Corbie en 1504.

    Son successeur Guillaume du Caurel la revendit en 1509 pour 5500 livres à Adrien de Hénencourt, doyen du Chapitre de la cathédrale d'Amiens.

    Il fit substituer son neveu Jacques de Lameth-Hénencourt en 1510, dès lors la seigneurie de Warloy se confond avec celle d'Hénencourt.

    Baillon.  Autrefois dans la province d'Artois, il fut incorporé à la Picardie en 1743.

    La seigneurie relevait en arrière-fief du château d'Hébuterne (Artois).

    Warloy-Baillon

    Creton d'Estourmel : de gueules, à la croix engrêlée d'argent.

    Mathieu, dit Baudoin Creton, seigneur d'Estourmel, Forest, Baillon....la vendit en 1376 au roi Charles V, qui l'amortit en faveur du Chapitre de la Cathédrale d'Amiens en 1380.

    Warloy-Baillon

    d'argent à la croix de sable.

    Au XVIème siècle, le seigneur est Caron de Millies.

    Un château-fort se trouvait sur la place du fort actuelle, sous laquelle se trouve un souterrain-refuge de plus de 80 chambres.

                                                          ***

                                         Eglise Saint-Pierre-es-liens

    Warloy-Baillon

     

    En 1877

     

    L'église en pierres menaçait ruine en 1728, le devis de réparation s'élevait à cette époque à 8000 livres, il ne lui reste plus que le caractère du 18ème siècle avec une tour carrée sur la façade, le porche latéral porte la date de 1730 .

    Warloy-Baillon


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  •  

    Franvillers

     

    http://armorialdefrance.fr/ 

     

    De sable fretté d'or entre-semé de fleurs de lis du même.

    ***

    Ce blason combine les armes de la famille De Soyécourt et celles de la famille De Belleforière.
    En 1293, Hue Haves de Soyécourt, seigneur de Soyécourt et de Franvillers, transmet les deux seigneuries à son fils, Huon de Soyécourt.

    Dernière parmi les seigneurs du nom, Anne-Françoise de Soyécourt, épouse de Pontus de Belleforière, est seigneur en 1580.

    Les De Soyécourt portaient: d'argent fretté de gueules; les De Belleforièrede sable semé de fleurs de lis d'or.

    FranvillersFranvillers

     


    Ce sont donc les armes combinées des familles De Soyécourt et De Belleforière 
    Pour la commune, elles ont été modifiées pour le métal du fretté (ici d'or, et non d'argent) afin de ne pas ressembler aux armes de la commune de Tilloloy (80).
    (Jacques Dulphy)

    ***

    On a retrouvé les vestiges d'une motte féodale.

    En 1536, le village fut ravagé par les troupes d'Henri de Nassau-Breda, au service de Charles-Quint.

    En 1552, les troupes du comte de Roeulx brûlèrent le village, Le château fut détruit.

    En 1636, une nouvelle fois dévasté par les Espagnols.

    Au XVIIème la seigneurie fut divisée, la moitié à N.d'Arsy, épouse de Jacques de La Taille, seigneur des Essarts, qui la vendit en 1669 à Louis de Gouffier, marquis d'Heilly.

    Franvillers

    Gouffier : d'or à trois jumelles de sable posées en fasce.

    La deuxième moitié fut relevée en 1654 par Charlotte Guillard d'Arsy, veuve de Pierre d'Espinay, marquis de Boisgrou, à qui succèdera en 1710 François d'Epinay, époux de Marie-Constance de Chalon.

    En 1719, leur fils François II d'Epinay vendit à Pierre de Neufchâteau et Marie d'O.

    En 1721, Adélaïde d'Epinay en fit le retrait lignager.

    En 1732, vente à Pierre Durieux, seigneur de Maricourt, secrétaire du Roi.

    En 1755, Charles, marquis de Gouffier, en fit l'acquisition et réunit ainsi la totalité de la seigneurie.

    **

    Eglise St Cyr et Ste Julitte

    Franvillers

     

    En 1870

    Franvillers

     

    en 1909


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  • La commune ne possède pas de blason officiel.

    Un projet a été soumis à la commune par mon ami Jacques Dulphy, proposant d'inverser le chevron des De Quellerie (voir le blason plus bas) pour en faire un V (pour Vadencourt).

    Vadencourt

     

    La seigneurie appartenait au milieu du 13ème siècle à un certain Baudoin de Vadencourt.

    Elle passa au milieu du 15ème à Gilles de Sarcus, à Charles de Moyencourt en 1488 avant d'entrer dans la famille du Chastelet qui possédait également la seigneurie de Moyencourt près de Poix.

    Le château fut reconstruit après les saccages de l'armée espagnole de 1636, à partir de solides maçonneries d'origine médiévale.

    Dans les dernières années du règne de Louis XIV, Henri Pingré de Vraignes, brigadier des Armées du Roi en était le seigneur.

    Vadencourt

    Pingré : d'argent au chêne arraché de sinople, englanté d'or 

    Sa fille Marie-Josèphe, épousa en 1715 Jean-François Chassepot de Beaumont, capitaine de la Grande Fauconnerie du Vol du Héron, elle mourut sans postérité en 1734 et fut inhumée dans l'église.

     

    Vadencourt

    Vadencourt

    De Chassepot : d'azur à la fasce ondée d'or, accompagnée de trois quintefeuilles du même.

    C'est lui qui aurait donné à l'édifice sa configuration définitive entre 1715 et 1734.

    Vadencourt

    Mise en vente la terre fut acquise 4 ans plus tard par François-Emmanuel de Quellerie, seigneur de Chantereine, chevalier d'honneur du Parlement de Flandres, il résidait ordinairement à Douai, mais rendait aveu pour sa terre de Vadencourt, dont il fit en 1754 rédiger le terrier.

    Vadencourt

     

    de Quellerie de Chantereine : d'azur au chevron d'or accompagné de trois étoiles du même.

    Vadencourt 

    Blason peint par Marcel Stiennon-1971

     

    Son gendre Albert-Joseph de Villers-au-Tertre meurt prématurément et c'est sa fille qui gère le domaine pendant la période révolutionnaire, jusqu'à sa mort survenue en 1820, dans les dernières années de l'Ancien Régime, Marie-Françoise de Villers-au-Tertre a épousé le vicomte Malet de Coupigny, lieutenant au régiment de Chartres.

    Leur fille Constance épouse le baron Aimé Louys (Loys) de La Grange, qui s'intéresse particulièrement à Vadencourt de 1828 à sa mort en 1875.

    Vadencourt

    Louys de la Grange : de gueules à l'ours debout d'or, armé, lampassé et accolé d'azur.

    Vadencourt

     

    Edouard Le Sergeant d'Hendecourt, petit-fils du baron  cède finalement le domaine à sa soeur Marie-Charlotte, épouse du baron Gustave de Bonnault, ancien officier d'artillerie.

    Vadencourt

    de Bonnault : d'azur à un chevron d'or, accompagné en chef de deux étoiles d'or et en pointe d'un dauphin vif, couronné du même.

    Vadencourt

    Le château n'est plus guère habité qu'à l'occasion de chasses.

    Situé dans le secteur britannique en 14-18 et partiellement occupé, il est mis en vente au lendemain de la guerre et acquis par Charles Hourdequin, industriel lainier et aïeul de la dernière propriétaire Mme Vandenheede-Bidoux.

    Vadencourt

    Les grilles sont du célèbre ferronnier d'art Jean Veyren dit Le Vivarais

    Vadencourt

    Façade arrière (photo de Jean-Noël Marchiset)

    Décédée en 2005, elle légua le château aux Orphelins Apprentis d'Auteuil qui depuis est laissé à l'abandon.

    Ravagé par un incendie le 10 juillet 2018, l'aile gauche a été totalement dévastée.

    Mis en vente, il a été acquis le 7 juin 2019.

    Vadencourt

    ***

    Eglise Saint-Martin du 18ème siècle

    Vadencourt


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  • Aubigny

    http://armorialdefrance.fr/ 

     

     D'or à trois lions couronnés de gueules; au comble ondé d'azur.

    ***

    Création Jacques Dulphy et Daniel Juric.
    Adopté en juin 2012.

    Les lions sont pris du sceau de Gautier d'Aubigny, écuyer, vivant en 1316, dont le lambel a été remplacé par un comble ondé symbolisant la Somme qui borde le territoire de la commune au nord.

    Aubigny

    Sceau de Gautier d'Aubigny: écu portant trois lions couronnés, au lambel de trois pendants.
    ***

    Possession dès 662 de l'abbaye de Corbie.

    Le premier seigneur connu est Gamelon d'Aubigny au 11ème siècle.

    En 1214, Baudoin d'Aubigny prit part à la bataille de Bouvines avec son fils Hugues, au côté du roi Philippe-Auguste.

    En 1307, Denis d'Aubigny, bailli d'Amiens, arrêta les Templiers sur ordre de Philippe IV le Bel.

    En 1325 Regnault d'Aubigny prêta hommage à l'abbé de Corbie.

    Aubigny

     

    Pierres tombales en grès retrouvées dans l'ancien cimetière, datées du 14ème siècle, elles sont dans l'entrée de l'église, sûrement celles de chevaliers du cru.

    Aubigny

    En 1476, Jean Vilain fit l'acquisition de la seigneurie, sa fille Marguerite Vilain épousa Jean de Saint-Delis.

    En 1527, une église neuve est construite.

    En 1572, le château était ceint de murailles entourées de douves alimentées par la Somme.

    En 1603, Pierre de Saint-Delis vendit la seigneurie 

    Aubigny

    En 1636 le village est brûlé par les Espagnols.

    La ferme du château date de 1670.

    Aubigny

    La seigneurie passa ensuite à la famille du Fresne jusqu'en 1789 avec Charles du Fresne, seigneur de Beaucourt sur Hallue où il résidait.

    Aubigny

    d'or au frêne de sinople

     

    En 1821 on reconstruit l'église Sainte Colombe.

    Aubigny

     

    Aubigny

    On distingue le mur d'enceinte du château


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