• Lahoussoye

     http://armorialdefrance.fr/ 

     

    D'azur à la gerbe d'escourgeon d'or

    L'escourgeon est une variété d'orge.

     

    L'Armorial de la Somme, publié en 1972, prétend que la commune de Lahoussoye a pris (à date récente) les "armes de la famille Scourion, seigneur du lieu aux 16e et 17e siècles".
    En fait, le blason communal ne relève pas les armes des Scourion (ou Scourjon), il s'en inspire.

    La présence des Scourjon est attestée, comme seigneurs du lieu, depuis François Scourjon, écuyer, seigneur de Friaucourt-en-Ponthieu (fief à Saint-Riquier) et de Lahoussoye époux d'Hélène Le Quieu (décédée en 1567), jusqu'à son petit-fils Charles Scourjon de Lahoussoye, échevin d'Amiens en 1642.
    Les Scourjon portaient bien des épis sur leur blason, mais en trois gerbes d'or sur azur, non de blé mais d'escourgeon, par allusion parlante.

    Lahoussoye

    Scourion : d'azur à trois gerbes d'escourgeon d'or 


    Mais la commune de Lahoussoye a choisi de ne "relever" qu'une gerbe sur les trois, brisant ainsi les armes familiales et évitant la confusion avec les blasons de deux autres communes du département: Beauval, qui porte aussi trois gerbes (mais d'avoine) sur champ d'azur, et Bresle, qui porte trois gerbes de blé d'or, aussi sur champ d’azur.
    (Jacques Dulphy)

    Lahoussoye

     

    Blason sur la mairie

    Lahoussoye

     

     

     

    église Saint-Pierre-es-liens

    XVIII ° siècle

    Lahoussoye

    En 1870

    Lahoussoye


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  • Frechencourt

     

    http://armorialdefrance.fr/liste_dept.php?dept=80

    D'or semé de billettes d'azur, au lion de gueules brochant sur le

    tout.

     

    Ce sont donc les armes de la famille De Walincourt, devenue De Fréchencourt, que la commune a relevées.

    Le premier seigneur connu de Fréchencourt fut, en 1283, le chevalier Drix de Walincourt, originaire de ce village du Cambrésis. Sa famille, devenue De Fréchencourt, conserva le domaine de Fréchencourt jusqu'à Jehan de Fréchencourt, dit Malarbe, tué à la bataille d'Azincourt en 1415, sans descendance.

    La seigneurie passa ensuite aux Le Josne, qui devinrent Le Josne de Contay, puis De Contay, seigneurs jusqu'en 1507.

    Frechencourt

    Le Josne de Contay : écartelé, aux 1 et 4, de gueules fretté d'argent, les claire-voies semées de fleurs de lis d'or(Le Josne moderne) 

    Aux 2 et 3, fascé d'argent et de gueules à la bordure d'azur (Contay), sur le tout, de gueules à un créquier d'argent (Le Josne ancien).

    Passée par alliance aux d'Humières avec le mariage de Françoise Le Josne avec Jean d'Humières, la seigneurie comptait deux ouvrages fortifiés, le premier de faible importance était situé dans la vallée, entouré de fossés alimentés par la rivière l'Hallue, le second occupait le haut du village, sur le site du château actuel.

    Devenu place forte de la Ligue et ruiné en 1595 sur ordre d'Henri IV, ce second édifice aurait été relevé deux ans plus tard (1597) par Louis de Crevant et Jacqueline d'Humières, à quelques mètres plus à l'ouest du château médiéval.

    Achetée en 1694 par Jean Vacquette, mayeur d'Amiens en 1668, qui possédait le fief de la mairie de Fréchencourt.

     

    Frechencourt

    Vacquette de Fréchencourt : d'argent à une fasce d'azur, chargée de trois vaches d'or, accompagnée de trois molettes de gueules, deux en chef et une en pointe.

    La seigneurie fut revendue huit ans plus tard, en 1702, à Pierre Dincourt, seigneur de Hangard.

    Son fils Pierre-Joseph Dincourt était en 1729 capitaine au régiment de Poitou.

    Pierre-Adrien-Honoré Dincourt (1733-1814), ancien mousquetaire de la Garde du Roi fut le dernier seigneur, il mourut en 1814.

    Frechencourt

    Dincourt (d'Incourt) : d'argent à un écusson de gueules, accompagné d'une orle de neuf merlettes de sable.

    Marie-Aimée Dincourt épousa Charles-Nicolas Cornet, négociant amiénois qui devient député en 1815, il mourut en 1852 à Fréchencourt sans postérité.

    Fréchencourt

     

    Fréchencourt

    Cornet d'Incourt : d'azur au chevron d'or, accompagné en chef de deux étoiles et en pointe d'un huchet (cornet), le tout de même.

    Le domaine passa alors à Louis Poujol (1809-1896) ,qui trouva une vieille bâtisse délabrée impossible à restaurer et décida de reconstruire le château actuel en 1856-1857 sur un emplacement légèrement différent du précédent, mais conserva la petite chapelle fondée en 1234 et reconstruite en 1785 sur un plan octogonale avec un lanternon.

    Frechencourt

    De Poujol : D'azur, au pal d'argent accosté de deux croissants du même, supportant chacun un bouquet de trois roseaux à massette, tigés et feuillés d'or.

    Fréchencourt

    Chapelle Sainte Marguerite

     

    La propriété appartient dès 1941 à Charles-Edmond Lenglet (1917-2005), sénateur de la Somme et maire de la commune de 1977 à 1989.

    Frechencourt

    Fréchencourt

    façade postérieure

     

    ***

    Eglise Saint Gilles

    L'ancienne église se trouvait en contrebas de l'édifice actuel, à l'emplacement de la mairie-école, le fronton était daté de 1766.

    Après de nombreuses réparations, elle était encore deffectueuse en 1856, la commune décida d'en construire une nouvelle.

    Le choix de l'emplacement entraîna des conflits, le châtelain Poujol, bienfaiteur de la reconstruction, obtint le déplacement sur un terrain plus proche du château.

    La réception des travaux eut lieu en 1865 et l'église fut bénite en 1875.

    Frechencourt 

    église en 1871

     

    Fréchencourt

    église et château au fond, en 1914.

     

    Frechencourt


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  • Marcelcave

     

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    D'argent au frêne arraché de sinople

     

    Ce blason s'inspire des armes parlantes de Pierre du Fresne, qui a acquis en 1708 la seigneurie de Marcelcave, qui était auparavant aux mains de Suzanne d'Aumale, épouse du maréchal de Schomberg.

    Pierre du Fresne en fut seigneur jusqu'à sa mort en 1730; son fils Alexandre du Fresne, écuyer, qui lui succéda, était seigneur de Marcelcave quand vint la Révolution. Les du Fresne portaient: d'or au frêne arraché de sinople.

    Marcelcave


    La commune de Marcelcave a changé l'or en argent.
    La famille du Fresne est présente plusieurs fois avec ces mêmes armes dans l'armorial d'Hozier (édit de 1696); elle a donné au XVIIe siècle des prévôts de Beauquesne, un maire d'Amiens, des seigneurs de Froideval, un conseiller du roi et aussi Charles du Fresne du Cange (1610-1688), historien, linguiste et philologue amiénois. Cette famille était réputée être originaire de Calais et descendre d'Hugues du Fresne, bailli d'Aire sur la Lys en 1214.
    (Jacques Dulphy)

                                                                 ***

     

    Acquise en 1499 par Philippe de Pas, la terre entra par alliance dans la famille de Hangest, puis échut à Suzanne d'Aumale qui en 1683 l'apporta en mariage au futur maréchal de Schomberg.

    La maison seigneuriale avait dû être totalement ruinée en 1636, saccagé et incendié en août par les Impériaux le village avait été à nouveau ravagé en octobre lorsque le comte de Soissons y avait installé son camp.

    Pierre Du Fresne, marié en 1679 à Catherine Fournier, acheta en 1708 la terre, mise en vente par les héritiers de la maréchale, mais il était trop âgé semble-t-il pour faire reconstruire le château.

    On l'attribue plutôt à son fils Alexandre (1682-1763) qui le fit  après avoir épousé Marie-Françoise Morel en 1718, il fut maire d'Amiens en 1749.

    Marcelcavecliquer pour agrandir

    Son fils aîné Pierre-François du Fresne, lieutenant-général au bailliage d'Amiens, épousa Françoise Palyart, fille du seigneur d'Aubigny, nommé conseiller d'Etat en 1782, il eut à présider en 1789, la réunion des 36 représentants de la ville d'Amiens chargés de désigner leurs députés à l'assemblée plénière du bailliage.

    Marcelcave

    Gouache de Marcel Stiennon-1973, collection personnelle.

    Il mourut sans postérité 5 ans plus tard (1794) et son domaine revint à Charles-Firmin du Fresne, l'aîné de ses neveux de Beaucourt.

    Appelé à résider en Artois, à la suite de son mariage avec Louise Briois de Beaumetz, il vendit le domaine en 1820 à Omer Jérosme, gros négociant d'Amiens, grand-père d'Henri Jérosme qui en était propriétaire en 1914.

    Le château a été sévèrement bombardé en 1914 et pratiquement détruit au cours des combats acharnés de 1918.

    Marcelcave

    Il se trouvait à gauche de l'église actuelle.

    La grille d'honneur acquise en 1847 par Omer Jérosme, venait du château d'Heilly dont elle fermait le jardin potager, elle avait été réalisée en 1774 par le célèbre Vivarais.

    Marcelcave

     

    ***

    Eglise Saint-Marcel

    Marcelcave

    Ancienne église du XVIème siècle

    Marcelcave

    Ancienne église en ruines

    Marcelcave

    Nouvelle église reconstruite en 1926


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  • La commune ne possède pas de blason

                                                                    *

    Saccagé en 1636 par Jean de Werth et ses Impériaux, puis ruiné en 1647 par un incendie, l'ancien château se trouvait à proximité de l'actuel, mais de l'autre côté de la route.

    Il appartenait à la famille de Saint-Delis, qui à partir de 1638 y réunissait des assemblées du culte protestant, avant que la Révocation de l'Edit de Nantes ne la contraigne à l'exil.

    Wargnies

    Le blason en pierre,à gauche, se trouve dans l'église d'Havernas.

    Le château actuel aurait été élevé en 1767 avec les matériaux prélevés dans les ruines, par Nicolas-Joseph Artus, président-trésorier de France à Amiens de 1754 à 1786.

    Wargnies

    Wargnies

    Il avait épousé en 1761 Anne-Marie Vincent d'Hantecourt (1739-1811).

    Leur fils Jean-Baptiste Artus(1770-1843) se maria en 1805 avec Françoise de Matiffas.

    Leur héritier François-Augustin Artus (1806-1880) se maria en 1837  avec Elise de Quen.

    Victor-Firmin Artus leur succéda (1838-1873), il se maria en 1865 avec Marie-Charlotte Poujol de Fréchencourt.

    Ce n'était qu'une simple gentilhommière avant qu'en 1863 d'importants travaux ne lui donnent une allure plus imposante.

    Wargnies

    Le fronton porte les armes accolés des familles Artus de Valois et de Poujol.

    Wargnies

    Wargnies

     

    WargniesWargnies  

    Artus de Valois : d'or au coeur flamboyant de gueules

    Poujol de Fréchencourt : d'azur, au pal d'argent accosté de deux croissants du même, supportant chacun un bouquet de trois roseaux fleuris, tigés et feuillés d'or.

    Jeanne Artus de Valois épousa en 1888 Jean de Francqueville, qui s'installa au château où il exerça paisiblement ses talents de peintre jusqu'à sa mort en 1939, il fut également maire de la commune de 1894 à 1939.

    Wargnies

    De Francqueville : d'azur, à l'étoile d'or brisée d'un lambel à trois pendants du même, en chef.

     

    Jeanne décéda en 1975, âgée de presque 109 ans.

    Leur fille Madeleine de Francqueville (1889-1978) se maria en 1910 avec Jean de Colnet (1885-1966).


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  • Le Hamel

     

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    d'argent à la bande de sable chargée de trois flanchis d'or.

     

    La commune a relevé les armes de la famille "Du Hamel", qui a tenu la seigneurie dès le début du XIIIe siècle (avec Wauthier du Hamel, "sire du Hamel et de Cerisy près Corbie", attesté dans une charte de 1202) et jusqu'à la fin du XVIe siècle ou début du XVIIe siècle (avec François du Hamel, l'un des cent gentilshommes de la maison du roi, attesté en 1585, seigneur du Hamel, d'Allery, de Bourseville, d'Aubigny et autres lieux).
    La famille Du Hamel portait: "d'argent à la bande de sable chargée de trois flanchis d'or" et avait pour supports et cimier trois cigognes.

     

    Le Hamel


    Le blason de la commune du Hamel, en usage depuis une dizaine d'années, a été officialisé en juin 2017. Il figure désormais aux entêtes des documents communaux, avec des ornements extérieurs spécifiques, suivant un dessin réalisé par Arcady Voronzov.
    (Jacques Dulphy)

    Le Hamel

     

     

    Le lieu est cité pour la première fois en 1184, il relève alors de la puissante abbaye de Corbie.

    Au Moyen-Âge le village eut son château-fort tout comme son actuel hameau Bouzencourt en bord de Somme.

    Le bourg fut ravagé à plusieurs reprises, en 1415 au moment du passage des troupes anglaises se rendant à Azincourt, à la fin du XVème siècle par l'armée de Charles le Téméraire, puis par celle de Louis XI. Il fut aussi incendié par les troupes espagnoles en 1636 lors du siège de Corbie, les deux forteresses furent démantelées.

     

    * Quelques seigneurs *

    Wauthier 1er du Hamel, né vers 1179, décédé après 1223, chevalier, seigneur du Hamel et de Cerisy, épouse Ermine du Hamel de Crèvecoeur.

    Son fils Jean 1er du Hamel, mort après 1243, épouse Marie de Heilly.

    Leur fils Wauthier II du Hamel dit "Maillard", vassal de l'abbaye de Corbie, épouse en 1291 Marie de Coudun,dame d'Elincourt, puis en seconde noces Agnès de Conty en 1310.

    Léon du Hamel dit "Lionnel" ou "Le Carpentier" , mort en 1544, écuyer, archer de la Garde du Roi, épouse Françoise d'Occoches.

     

    Le Hamel

    D'argent à la fasce de gueules, surmontée de trois coqs de sable, membrés, crêtés, becqués et couronnés de gueules.

    François du Hamel, mort après 1585, écuyer, membre des Cent-Gentilhommes de la Maison du Roi, épouse Jeanne de Mannay.

    Leur fille Jeanne, dame du Hamel et d'Allery, épouse en 1585 Charles Le Fort, seigneur de Fernembrun  et fait entrer la seigneurie dans cette famille.

    Puis dans la maison Le Roy de Valenglart par le mariage d'Antoinette Le Fort, fille de Jean Le Fort et d'Isabelle de Tronville, avec François Le Roy de Valenglart.

    Le Hamel

    Le château détruit lors de la Première Guerre mondiale, tout comme le village.

    Le Hamel

    L'ancienne église en 1877.


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