• Vercourt

     

    http://armorialdefrance.fr/liste_dept.php?dept=80

    D'argent à la croix ancrée de sable; chapé d'azur chargé de deux étoiles d'argent; le tout sommé d'un chef d'or chargé de deux pals de sable accompagnés de trois merlettes de gueules.

    ***

    Ce blason a été conçu par Jacques Dulphy à la demande du Conseil Municipal, et adopté le 21 décembre 2018, suivant le dessin qu'en a réalisé Daniel Juric.
    Il associe les armes de deux familles qui ont marqué l'histoire du village: les De Gourlay et les Lefebvre du Grosriez.
    Les De Gourlay (ou De Gourlé) furent seigneurs du domaine dit "du château" durant tout le XVIe siècle ; ils portaient: d'argent à la croix ancrée de sable.

    Vercourt

    Blason de la famille De Gourlay.
    Armorial des contrées et villes de Picardie; planches de collages d'aquarelles, 1842, détail.
    Collection Macqueron, Bibliothèque municipale d'Abbeville.
    (Aimablement transmis par Jacques Dulphy)


    Les Lefebvre du Grosriez en furent seigneurs de 1742 à la Révolution. De plus, cette famille donna un maire à Vercourt: François-Charles-Henri Lefebvre du Grosriez, écuyer, né à Abbeville en 1801, maire de Vercourt puis de Forestmontier. Cette famille portait: d'azur à la fasce d'argent accompagnée de trois étoiles du même, au chef d'or chargé de deux pals de sable accompagnés de trois merlettes de gueules.
    (Jacques Dulphy)

    Vercourt

    Vercourt

     

    château du 19ème siècle

    Vercourt

     

    Eglise Saint Saturnin

    Vercourt


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  • Ancienne commune, fusionnée avec Hornoy-le-Bourg en 1972.

                                                             ***

    Bezencourt

    La famille de Boulainvilliers posséda la seigneurie à la suite de l'attribution faite en 1400 à Philippe de Boulainvilliers, vicomte d'Aumale.

    Bezencourt

    De Boulainvilliers : d'argent à trois fasces de gueules

    Dans les années 1570 François de Boulainvilliers céda la terre à Nicolas de Forceville, seigneur d'Applaincourt, prédécesseur d'Adrien de Forceville, lieutenant du Roi à Doullens, qui épousa en 1605 Jeanne de Monthomer, fille du seigneur de Frucourt.

    Mis en vente par les héritiers de Françoise de Forceville, épouse malheureuse du maréchal de Schulenberg, la terre fut acquise en 1680 par Charles Renouard, receveur des Tailles à Amiens, qui la remit à Adrien Labitte, laboureur, moyennant un loyer de 1250 livres l'an.

    Héritier de son père en 1706, André-Louis Renouard avait épousé l'année précédente Marie-Madeleine Damiens.

    Bezencourt

    Renouard : d'azur à trois grenades d'or, tigées de même.

    Nul doute qu'il ne faille lui attribuer la construction du château dont une cave porte les millésimes 1707 et 1711.

    Bezencourt

    Photo: Jean-Noël Marchiset

    Madeleine Renouard, sa fille ainée, épouse vers 1730 François-Hyacinthe de Clément, marquis du Wault.

    Bezencourt

    Du Wault (du Vaulx) : d'or à trois bandes de gueules.

    Marie-Charlotte, sa fille, épouse Charles-François de Boubers-Tunc, vicomte de Bernâtre et ancien capitaine de cavalerie.

    Elle cède le domaine en 1771 à son frère Albéric, comte de Clément du Wault qui meurt en 1781 sans postérité, sa veuve Clotilde du Blaisel doit se défaire du moulin et d'une partie du domaine pour éteindre les dettes de la succession.

    Bezencourt

    Du Blaisel : d'hermines à une fasce de cinq fusées de gueules

    En 1800, elle cède le reste à Jean-Bernard Lemarchand, en se réservant l'usufruit du château où elle meurt en 1812, à l'âge de 90 ans.

    5 ans après l'infortuné acquéreur, Charlotte de Carvoisin d'Achy hérite du domaine, épouse du duc de Clermont-Tonnerre, elle n'habite pas le château. 

    Elle cède le domaine en 1814 à Marie-Antoinette de Grasse qui habite Damereaucourt, près de Poix, et le constitue en dot à sa fille, lors de son mariage avec Simon-Melchior de Lagrené.

    Veuve après quelques années de mariage, elle remet en vente le domaine, qui est adjugé en 1827 à l'amiénois Charles-Alexandre Demarsy.

    En 1839, Gustave du Passage rachète les bâtiments en fort mauvais état et les 38 ha de parc et de bois, deux ans plus tard il épouse Pauline de Buissy et fait restaurer le château, reconstruire les dépendances et les bâtiments d'exploitation agricole.

    Le domaine appartient ensuite au vicomte Xavier du Passage. 

    Bezencourt

     

    ***

    Eglise Sainte Marie-Madeleine

    Bezencourt

    Nef du XVème siècle, la date de 1492 est inscrite sur une sablière.

    Au milieu du dallage de la nef se trouve une pierre tombale portant des inscriptions très effacées, qui serait celle du comte de Clément mort le 22 octobre 1781.

    Bezencourt

    Plusieurs écus figurent sur les sablières qui ont été 'enluminés', en 1862 M. de Calonne déclarait ces couleurs méconnaissables !

     

    1) écu mutilé en 1862 et orné des armes des Du Passage : de sable à trois fasces ondées d'or , mais le sable est passé d'Azur !

    Bezencourt

     

    2) d'argent à trois fasces de gueules (Boulainvilliers), au croissant de sable en chef.

    Bezencourt

     

    2) d'argent à l'aigle bicéphale de sable.(Peut être la famille d'Ardres)

    BezencourtBezencourt

     

     

    3) écu des Boulainvilliers : Parti d'argent à trois fasces de gueules, au croissant de sable (brisure) et d'or à l'aigle à deux têtes de sable.

    Bezencourt

     

    4) d'azur à trois roues d'or, 2 et 1,armes de Louise de Berneval, épouse d'Antoine de Boulainvilliers.

    Bezencourt

    5) parti des trois fasces de gueules (Boulainvilliers) et des trois roues (Berneval)

    Bezencourt

     

    Merci à J.Dulphy pour son aide


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  • Camps-en-Amiénois

     

    http://armorialdefrance.fr/liste_dept.php?dept=80

    D'argent à l'aigle au vol abaissé de sable.

    *

    Ce sont les armes de la maison De Mannay, que Belleval (Nobiliaire de Ponthieu, 1862, tome 2) dit être "de très ancienne noblesse" et originaire du Ponthieu, remontant au plus loin à Lancelot et Raoul de Mannay, chevaliers, tués à Azincourt en 1415.
    Jean de Mannay, homme d'armes des ordonnances du roi, marié en 1561 à Marguerite de Fiennes, fut le premier seigneur de Camps-en-Amiénois portant ce nom.

    Camps-en-Amiénois

    Gouache de Marcel Stiennon.

    de Fiennes : d'argent au lion de sable, armé et lampassé de gueules.


    Son descendant, Louis-Bernard de Mannay, marié en 1749, ne laissa qu'une fille, Marie-Louise, dame de Camps, qui épousa en 1780 le vicomte de Bizemont, qui fut le dernier seigneur de Camps.

    (Jacques Dulphy)

     Bizemont : d'azur au chevron d'or accompagné en chef de deux croissants d'argent et en pointe d'une molette d'or.

    Camps-en-Amiénois

    *

    Ancien château, à l'emplacement duquel auraient été trouvés, avant 1850, « deux sceaux en cuivre du xive siècle, l'un de forme ronde au nom de Luc le Barbier, l'autre de forme ovale au nom de Mahaut de Cernai » qui furent offerts au musée d'Amiens

    Camps-en-Amiénois

    Manoir en direction d'Hornoy ( merci Jean-Noël Marchiset)

    *

    Eglise Saint Nicolas

    Camps-en-Amiénois

    dont le portail (seul vestige de l'ancien édifice) est inscrit aux Monuments Historiques.

     La « main pendante bénissant de deux doigts » ornant en haut-relief le tympan du portail (mentionnée par l'abbé Daire en 1850) est de nos jours en partie cachée par un autre représentant un groupe de quatre personnages (les Évangélistes), autour d'une table basse (ou écritoire sur pieds). Les deux à l'arrière-plan sont debout, et les deux assis à l'avant ont chacun un livre ouvert. Le personnage de gauche tient son livre pressé contre sa poitrine et celui de droite montre du doigt quelque chose sur le sien posé sur l'écritoire. Des traces de peinture sont encore nettement visibles sur les vêtements des deux personnages du fond.

    Camps-en-Amiénois

     

    Aquarelle d'O.Macqueron 1876, bibliothèque municipale d'Abbeville.

    Camps-en-Amiénois

    Extrait de "La Picardie historique et monumentale").

     

    Camps-en-Amiénois

     

    Camps-en-Amiénois

     


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  •                      La commune ne possède pas de blason.                                 

                                                                       ***

    Caulières

    Gouache de Marcel Stiennon (merci à J.Dulphy)

    Caulières

    De Caulières : d'argent à la bande de sable accompagnée de six merlettes du même, posées en orle.

    La seigneurie a appartenu à la famille de Caulières jusqu'à Charlotte de Caulières, mariée en 1580 avec Christophe de Riencourt, puis en 1598 avec Moïse des Forges, seigneur de Châteaufort.

    La famille Des Forges de Caulières l'a conservée jusqu'à la Révolution.

    Caulières

    Gouache de Marcel Stiennon (merci J.Dulphy)

    Des Forges de Caulières : de gueules à sept cotices d'argent

     

    Caulières

    Acquarelle d'O.Macqueron, bibliothèque Municipale d'Abbeville.

     

    Une autre partie de la seigneurie appartenait, au 16ème siècle à la famille de Bigant, dont les armoiries très abîmées figurent au-dessus de la porte voûtée en plein cintre de l'église.Elles sont accompagnées à droite de celles de Jeanne de Wattebled, épouse de Regnault de Bigant.

    Le blason des Wattebled était composé d'une fasce accompagnée de deux aigles éployés, un en chef et un en pointe.

    Caulières

     

    On distingue encore les aigles sur la moitié droite .

    Caulières

    dessin de Jacques Dulphy

    Caulières

    Caulières

    De Bigant de Caulières : d'azur à la fasce d'or, chargée de trois coquilles de sable, accompagnée de trois besants d'or.

    La résidence seigneuriale de la famille Des Forges se trouvait contre l'église.

    Elle apparaît encore sur le plan cadastral de 1835, mais n'existait déja plus à la fin du 19ème.

     

     

    Caulières

     

    *

    Eglise Sainte-Marie-Madeleine et Saint Saturnin

    Choeur en pierre du XVIème siècle

    La nef plus basse fut reconstruite en1766 en brique avec insertion de silex.

    Caulières

     

    Merci à Jean-Noël Marchiset

     

     


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  • Gueschart

     

    http://armorialdefrance.fr/liste_dept.php?dept=80

    D'argent à trois chevrons de gueules.

     

    Le blason de la commune de Gueschart est directement copié de celui de la famille De Gueschard (avec un D), qui tint la seigneurie de Gueschart du 13 e siècle (avec le chevalier Jehan de Gueschard) au 15e siècle, avant de la transmettre à une branche des Montmorency.

    D'après Belleval (Nobiliaire du Ponthieu, 1862, tome 1), ce nom, dont l'orthographe varie, est très ancien en Ponthieu. On trouve le nom de Bernard de Guessard, 41e abbé de Saint-Riquier nommé en 1248, Baudouin de Gaissard 46e abbé de 1312 à 1333, etc.. Le dernier du nom, Jacques-Léonard de Gueschard, chevalier, seigneur d'Escles et de Brétencourt, célibataire, vendit son domaine d'Escles en 1751.
    (Jacques Dulphy)

    ***

    Gueschart

    Montmorency-Bours : D'or à la croix de gueules cantonnée de seize alérions d'azur ordonnés 2 et 2, et chargée d'un croissant d'argent.

     

    Nicolas de Montmorency épousa en 1512 Anne Rouault de Gamaches, il était seigneur de Bours et de Gueschart.

    Son fils Gabriel hérita de ses biens, vinrent ensuite Jean puis Josias de Montmorency-Bours qui meurt en 1616.

    Ses fils moururent sans postérité et les domaines revinrent à leur cousin Daniel de Montmorency, marquis d'Esquancourt, Général des armées du Roi.

    Benjamin-Alexandre de Montmorency, général comme son père, mourut en 1702 sans postérité de son mariage avec Madeleine de Laval.

    Héritière de ses biens, sa cousine Marthe, épousa en 1707 Guillaume du Bois de Belhostel et, en 1789 la terre appartenait à la comtesse de Crécy, née Anne-Alexandrine du Bois de Belhostel.

    Ancien lieutenant-général, admis aux honneurs de la Cour, Ferdinand comte de Crécy fut élu député de la noblesse du Ponthieu en mars 1789, il commanda en juillet la Garde nationale d'Abbeville.

    Il n'émigra pas et passa 11 mois dans les cachots de la citadelle de Doullens pendant la Terreur, puis siégea aux Cinq-Cents en 1795 et évitera la déportation grâce à Tallien.

    Mis en vente en 1805, le domaine fut acquis par Charles et Norbert Froissart qui firent moderniser le château, cette famille s'y succédera jusqu'en 1916.

    Gueschart

    Délaissé le château était en fort mauvais état lorsqu'il entra par alliance dans la famille Lefebvre.

    Mis en vente peu après, il a été sauvé de la ruine par M. et Mme Jean-Claude Riedel qui y ont créé de vastes volumes d'exposition.

    Le château fut élevé dans la première moitié du 17ème siècle, tout au moins après l'année 1636 qui vit le saccage complet du village.

    ***

    Eglise Saint Fursy

    16ème siècle

    Gueschart


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