• Longueau

    Longueau

    D'argent à trois aigles de sable, accompagnées en chef d'une étoile du même.

     La commune de Longueau, ancien village agricole devenu un important centre ferroviaire au XIXe siècle, ne portait pas de blason avant 1971.

    Le 18 janvier de cette année-là, à la demande de la Commission d'héraldique urbaine départementale (créée par arrêté préfectoral du 14 février 1969, aujourd'hui en sommeil) elle adoptait, sous la présidence du maire Michel Couillet, un blason "d'argent à trois aiglettes de sable, accompagnées en chef d'une étoile du même".
    Ainsi, la commune adoptait, pleines et entières, sans doute parmi les propositions faites par la commission, les armes de Pierre Caignet, chanoine de la cathédrale d'Amiens, prévôt du chapitre des chanoines en l'absence du prévôt seigneurial de Longueau, chargé de la gestion des biens du chapitre audit lieu.

    En effet, le village de Longueau appartenait au chapitre de la cathédrale d'Amiens, qui en fut seigneur jusqu'à la Révolution.
    Les armes de Pierre Caignet sont connues par un sceau de 1405 conservé aux Archives de la Somme et appendu à un acte d'acquisition d'une terre à Longueau. Le blason y est supporté par deux lions.
    Pour ce qui concerne les couleurs, comme pour le blason de Dury (80) inspirées elles aussi des armes d'un prévôt du chapitre, c'est, sans imagination excessive, l'argent et le sable qui ont été choisis par la commission et par la commune. Ce sont aussi les couleurs du blason du chapitre cathédral d'Amiens, qui est d'argent à la croix de sable. Le blason de Longueau figure au fronton de l'hôtel de ville, sous la devise: "Pax et labor".
    (Jacques Dulphy)

    Longueau

     

    Longueau

    écusson en feutre (Broderie du Vimeu)

    ***

    Le château a été élevé Par René Boistel, bailli général du duché de Chaulnes en 1751, puis avocat au bailliage d'Amiens, seigneur de Belloy sur Somme en 1765 et acquéreur du fief de la Cour de Longueau un peu avant 1770.

    Il ne devait toutefois s'agir que d'une simple maison de campagne, agrémentée sur le parc d'un avant-corps à pans coupés.

    Victorine Boistel de Belloy qui épousa en 1813 Michel Cornet, le dernier fils du négociant amiénois Cornet d'Hunval, dut faire ajouter les tourelles d'angle et le fronton. 

    Longueau

     

    Elle mourut sans postérité en 1848 et, à la fin du Second Empire, René Boistel de Belloy céda le domaine à Gabriel de Tourtier et à son épouse Victorine de Francqueville, dont les héritiers le conservèrent jusqu'aux années 1920.

    Longueau

    Joseph de Tourtier le vendit alors à la Compagnie des Chemins de Fer du Nord qui cherchait à étendre le périmètre de la gare pour construire divers logements et bâtiments d'exploitation.

    Il fut donc abattu dans les années 1920.


  • Commentaires

    1
    MELET
    Mardi 26 Avril 2016 à 08:20

    Bonjour - Bravo pour cet excellent travail de perpétuation de l'héraldique samarienne.

    Beaucoup de recherches qui aboutissent à un travail remarquable.

    Merci pour tous les passionnés d'héraldique et d'études généalogiques.

    Cordialement

    Noel MÉLET

    G.C.S.T.

    http://www.chapitrenationalfrancaisdeschevaliersdelafoudre.xyz/

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