• Varennes-en-Croix

    Varennes

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    De gueules à la croix d'or

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    Le village de Varennes-en-Croix (De Warennas en 1064) n'a pas attendu «Philippe de Moulin, seigneur de Mailly qui possédait la terre de Varennes vers le milieu du 16e siècle» pour présenter, comme on le lit parfois, son aspect très précisément cruciforme. Depuis fort longtemps, en effet, les deux rues principales, bordées de maisons, se croisent à angle droit, ce qui a donné la seconde partie de son nom au lieu, et a sans aucun doute inspiré les armes de la famille De Varennes, devenues celles de la commune.
    Cette famille est citée en 1396 pour «le sire de Varennes», chevalier banneret, qui portait déjà de gueules à la croix d'or (cité par Belleval, Nobiliaire de Ponthieu, 1864, tome 2 p. 311, d'après un armorial français alors conservé sous le N° 254 du Supplément français à la Bibliothèque impériale).
    Le même armorial de 1396, publié par Drouet-d’Arcq sous le second empire, fait état de Florent et Mahieu de Varennes, chevaliers bacheliers; le premier portait de gueules à une croix d'or, à un lioncheau d'argent en premier quartier à la queue fourchiée, le second portait semblablement, à une merlette d'argent en premier quartier. Le lion et la merlette sont sans doute des brisures aux armes des deux chevaliers bacheliers, probablement frères, et fils du seigneur de Varennes, qui portait les armes pleines. Jougla de Morenas (Grand armorial de France, tome 6 p 404) donne cette famille comme subsistante au 18e siècle avec les mêmes armes, et cite comme «appartenant probablement à cette famille» (portant en tout cas les mêmes armes), au XIIIe siècle, Florent de Varennes, amiral de France, et Jean de Varennes, maréchal de France.

    Varennes-en-Croix


    La seigneurie de Varennes s’est transmise dans la maison de Varennes puis dans celle de Raineval avant de passer, à la suite du mariage en 1387 de Jehanne de Raineval avec Baudouin d’Ailly, vidame d’Amiens, dans la maison d’Ailly, qui la conserva jusqu'au milieu du XVIe siècle. Les armes de la famille de Varennes sont relevées, pleines, par la commune dont elle était originaire.
    (Jacques Dulphy)

    Jean de Varennes épousa Agnès de La Broye, fille de Dreux d'Amiens, seigneur de Vignacourt.

    Antoine d'Ailly épousa en première noces Jeanne de Bours et en seconde noces Louise de Hallewyn.

    Son fils hérita de la seigneurie et épousa Charlotte de Bournonville.

    Leur fille Jeanne apporta la terre en mariage en 1516 à Nicolas de Monchy.

    Jean de Monchy épousa Marguerite de Bourbon, dame de Rubempré, il en eut 9 enfants dont une fille donnée en mariage en 1630 à René de Mailly, la terre passa donc dans la famille de Mailly jusqu'à la Révolution.

     

                  Eglise Notre-Dame de l'Assomption

    Reconstruite en 1771 avec les matériaux du château d'Hyerville.

    Varennes

     

    Varennes

    En 1876

    Abbaye de Clairfay

    Varennes

    Fondée au 12ème siècle par Hugues III de Campdavène, comte de Saint-Pol, en réparation de ses crimes.

    Détruite en 1472 par le duc de Bourgogne Charles le Téméraire, puis une nouvelle fois en 1637 par les Espagnols.

    Reconstruite à partir de 1708, l'église portait la date de 1720 sur son fronton.

    Varennes

    Elle cessa d'exister en 1742, il ne restait plus qu'un seul religieux.

    Déclarée bien national à la Révolution, elle fut vendue.

    L'église existait encore en 1850, aujourd'hui détruite.

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