• Francières

    Francières

     

    http://armorialdefrance.fr/liste_dept.php?dept=80 

    (2011) D'azur au sapin arraché d'argent, au chef du même chargé d'un lambel à six pendants d'azur.

     

    Le blason de Francières reprend les armes des sires de Francières (seigneurs de Francières du XIIe au XVe siècle, éteinte au XVIIe siècle), représentées sur le sceau de Jean de Francières, écuyer vivant en 1422 (un chef au lambel à six pendants) mais dont on ignore les couleurs.
    Ces armes ont été utilisées vers 1990, Georges Petit étant maire, sur un document d'informations communales, mais n'ont jamais été réutilisées depuis, et n'ont fait l'objet d'aucune délibération municipale.
    La commune de Francières restait donc libre d'un choix de blason officiel. Le conseil municipal, dans sa séance du 14 octobre 2011, sous la présidence du maire Jean-Claude Dulys, et sur proposition de Jacques Dulphy, a décidé à l'unanimité de doter la commune d'un blason officiel. Ce blason reprend celui qui figure sur le sceau du XVe siècle, coloré d'argent et d'azur.
    Modification par rapport au blason officieux de 1990: le champ d'azur a été chargé d'un sapin arraché d'argent qui évoque le grand bois qui jouxte la commune, ancien bois du domaine du château qui possède la particularité, rare en Picardie, d'être en grande partie un bois de sapins. Les couleurs argent et azur, si elles devaient être justifiées, le seraient par l'existence ancienne et jusqu'au XIXe siècle, à Francières, d'un pèlerinage à la Vierge qu'y faisaient les matelots d'Abbeville le jour de la Nativité.
    (Jacques Dulphy)

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    Entrée de la mairie.
    (Photo Jacques Dulphy, 2016)

     

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    Eglise en 1850

     

    En 1372 Henri de Franssières, écuyer, tenait un manoir.

    En 1518, Pierre d'Aoust rendait aveu du chef de sa femme Jeanne Damiette dame de Francières, pour son manoir.

    En 1542, Jacques d'Aoust, écuyer, est seigneur du village. Il fut mayeur d'Abbeville.

    Il laissa la terre à son fils ainé Louis, qui en fut dépossédé en 1602

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    D'Aoust : de sable à trois gerbes de blé d'or, liées de même.

    Dès le début du xvii ème siècle, Charles Paschal achète la vicomté de la Quinte, il fit construire la maison seigneuriale vers 1620, qui devait devenir le château de Francières, il y meurt  25 octobre 1625, il fut inhumé dans le choeur de l'église Saint-Wulfran d'Abbeville..

    Ses biens échurent à Philippe Lavernot-Paschal, son fils adoptif, président au Présidial d'Abbeville.

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    de Lavernot : d'azur à deux fasces d'argent accompagnées de deux croissants du même.

    François de Lavernot-Paschal fut inhumé en 1664 dans l'église de Francières, son fils Louis dut en 1678 se défaire de ses biens à la requête de ses créanciers.

    Charles Destailleurs de Chanteraine réunit les seigneuries de Francières et de la Quinte en 1678.

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    Destailleurs de Chanteraine : d'azur à un lion d'or, armé et lampassé de gueules, accompagné d'une molette d'or posée au côté dextre du chef.

    Jeanne Destailleurs contracta en 1695 une fort belle alliance avec André, marquis de Monchy et baron de Vismes, capitaine au régiment de Chartres, pourvu l'année suivante de la charge de sénéchal de Ponthieu.

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    De Monchy : de gueules à trois maillets d'or

    Il mena une vie brillante à Francières où il mourut fort âgé en 1761.

    Benoit Alexandre de Monchy, son fils, est sénéchal du Ponthieu en 1747, il mourut en 1768 sans postérité, son frère cadet André-Honoré continua d'habiter son château de Sailly et chercha à vendre celui de Francières, il mourut en 1782, sans postérité lui aussi. 

    L'ensemble de la succession revint à sa soeur Henriette, comtesse des Essars, qui se retira à Montreuil à la veille de la Révolution et de céder à son fils ainé André des Essars, capitaine de cavalerie au régiment Royal-Navarre, il passa la Révolution à Francières avec son épouse Clémentine des Lyons.

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    Des Essars : de gueules à trois croissants d'or.

     

    Un moment incarcéré en 1793, il mourut dans son château en 1812, de même que son fils André-Edouard.

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    Château en 1850

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    Le mariage de Charlotte des Essars fit entrer le domaine dans la famille de Saint-Pol jusqu'en 1963.

    Depuis  M. et Mme Albert Aubert s'attachent à restaurer les bâtiments et à valoriser les

    bois voisins.

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    Blason dans l'église

    Dans l'église de Francières, sous le chœur, ont été inhumés : François-Paschal Lavernot,écuyer, le 20 janvier 1664: Charles des Tailleurs, chevalier, seigneur de Francières, le 20 novembre 1699 : François de Monchy, baron de Visme, le 27 novembre 1713 : Louise-Jeanne de Monchy, âgée de 11 mois, le 27 décembre 1723 : Marie-Louise-Alexandrinc de Monchy, âgée de 21 ans, le 27 septembre 1761, et le 29 décembre suivant, Marie-Thérèse de Monchy, âgée de 53 ans.

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