• Nesle

    Le blason s'inspire d'un sceau communal du XIV ème siècle, lui-même inspiré du blason de la famille de Nesle, issue des comtes de Clermont, cette famille figure au Moyen-Age parmi les plus illustres de Picardie.

    Nesle

     

    http://armorialdefrance.fr/ 

    De gueules à trois bars d'or posés en pal, celui du milieu surmonté d'une fleur de lys du même.

    Au XIIe siècle, la ville de Nesle obtient une charte de communale, et utilise un sceau armorié. Ce sceau est connu, notamment, par un document de 1303 conservé aux Archives nationales où il est appendu: il est orné de deux bars adossés, comme l'est le blason des comtes de Clermont-Nesle. Presque à la même époque, en 1324, le sceau d'Isabeau de Nesle, épouse d'Hugues de Nesle, montre à dextre d'une figure de la dame, un blason semé de trèfles à deux bars.

    Nesle


    Le temps passant, les deux bars adossés du blason communal devinrent trois poissons de rivières - plus conformes aux espèces qui peuplaient l'Ingon, qui entourait les murailles de la ville - posés en pal "celui du milieu plus petit", on abandonna le semé de trèfles et on surmonta le poisson central d'une fleur de lis, témoignage de tant de fidélité de la ville et des sires de Nesle à la couronne de France, puis à la France plus simplement.
    (Jacques Dulphy)

    Nesle

    On retrouve le blason sur l'hôtel de ville

    Nesle

    Nesle

     

    sur une façade de maison, les deux bars adossés version 1303.

    Nesle

    Nesle

    Au cimetière

    Nesle

                                                                      

    Nesle

     

     

                                                                     ***

    Nesle

                             Une des plus importantes seigneuries de Picardie.

    Elle fut assiégée en 1472 par Charles le Téméraire, malgré la reddition du commandant de la place, le duc fit pendre ou étrangler toute la garnison avant de démanteler la forteresse et y mettre le feu.

    Relevée de ses ruines et devenue en 1545 le siège d'un marquisat érigé par François 1er en faveur de Louis de Sainte-Mauve.

    La ville fut de nouveau saccagée en 1552 et 1636.

    Louis Charles de Mailly, brillant officier, l'acquit en 1666 de J-B de Monchy, son beau-frère.

    Il entreprit la construction d'un vaste château classique sur le site de l'ancienne forteresse, mais mourut en 1708 âgé de 90 ans, sans l'avoir achevé.

    Son fils ayant été tué devant Philippsbourg, son petit-fils Louis III, ne se hâta pas de faire poursuivre les travaux.

    A sa mort son cousin Louis de Mailly-Rubempré obtint la substitution du marquisat.

    Saisi en 1793 sur l'émigré Mailly-Nesle et dépouillé de ses meubles, le château revint après la Révolution à Louis-Joseph de Mailly-Nesle qui ne fit pas restaurer.

    Au terme d'une démolition partielle en 1821, seul subsista le grand pavillon latéral, flanqué d'une amorce de corps de logis réduite au rdc.

    Restaurés à la fin du 19ème siècle par M.Duhamel-Dejean, ces vestiges eurent beaucoup à souffrir de la Première Guerre mondiale.


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  • Roye

    De gueules à la bande d'argent; au chef cousu d'azur chargé de trois fleurs de lys d'or.

     

    La commune de Roye a relevé les armes de la famille de Roye, qu'elles a surmonté de trois fleurs de lys. La famille de Roye, qui tirait son nom de son premier fief, et qui posséda le château de la ville jusqu'au XVe siècle, était issue d'Evrard de Roye, cité en 1095.
    Parmi les membres les plus illustres de cette famille, éteinte au XVe siècle, on note notamment Guy de Roye, archevêque de Reims de 1390 à 1406, Jean de Roye, chambellan du roi Louis XI et Eléonore de Roye (1535-1564), épouse de Louis 1er de Bourbon-Condé, dont il eut huit enfants. Une tradition, qui prétend que la bande d''argent sur champ de gueules symboliserait l'ancienne chaussée romaine (dite chaussée Brunehaut) allant d'Amiens à Roye, ne semble pas devoir être retenue. Le plus ancien sceau connu concernant la famille de Roye est conservé aux Archives de la Somme.
    C'est le contre-sceau de Matthieu de Roye, seigneur de La Freste (?), marqué d'un écu à une bande, brisé d'un lambel, appendu à un document de 1282. Un chef de France a été ajouté au blason communal moderne, sans doute du propre chef de la ville, et pour rappeler peut-être le séjour qu'y firent de nombreux rois: Louis XI, Henri IV, Louis XIII, Louis XIV, Louis XV, Louis XVIII, et d'autres.

    (Jacques Dulphy)

     

    Famille éteinte au XVIème siècle.

    Roye

    Roye

     

    On retrouve le blason sur le beffroi de l'hôtel de ville

    Roye

     

    Roye

    Sur le vitrail de l'escalier d'honneur

    Roye

    Roye

     

     

    Dans le cimetière

    Roye

     

     

    Armoiries sur la tombe du vice-amiral De Suin Marie-Jean-Baptiste (1796-1865)

    D'azur à une grue d'argent tenant sa vigilance d'or, accompagné en chef de deux étoiles du même.

    *

    Eglise Saint-Pierre

    Elle conserve son chœur, son chevet et des vitraux du xvie siècle. Du chœur détruit pendant la Première Guerre mondiale, il ne restait que des pans de murs. Le choix fut fait dans l'entre-deux-guerres de le reconstruire à l'identique et de remonter une verrière avec des éléments épars de vitraux anciens

    Roye


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  • Long

     http://armorialdefrance.fr/

     

     

    De gueules à trois écussons de vair

    Devise : Belle église, bieu catieu, s'tête din chés camps ses pieds din lieu.

    Long

    La commune a repris les armes qui figuraient sur le sceau communal aux XIVe et XVe siècle (Long avait un statut communal dès le Moyen-Age, disparu au profit des de Fontaines au XIIe siècle, puis rétabli en 1379). Ce blason est identique à celui de la famille de Fontaines avec des émaux différents (d'or à trois écussons de vair).

    Long

    Le blason de Long est sculpté au fronton de la mairie du lieu, daté de 1869.
     

    Long

    Long

    Château édifié vers 1733 par Honoré-Charles de Buissy

    Long

    Armoiries des Rouvroy-Chabenat de Bonneuil sur le fronton

    LongPhoto: P.Lenne

    Long

    De Rouvroy : De sable à la croix d'argent chargé de cinq coquilles de gueules.

    Long

     

    Chabenat de Bonneuil : D'argent à la fasce en devises de gueules, soutenues de trois pensées au naturel, tigées et feuillées de sinople, deux et une; au chef d'azur chargé d'un soleil d'or.

    Long

    Armoiries de Boubers Abbeville-Tunc sur les écuries

    Long

    De Boubers-Abbeville-Tunc : écartelé au 1 : d'or à trois fasces de gueules à une branche de gui de chêne de sinople brochant sur les fasces (Walbert)

    Au 2 : d'or à trois bandes de gueules (Ponthieu ancien)

    Au 3 : d'argent à trois écussons de gueules (Boubers)

    Au 4 : d'or à la croix de sable chargée de cinq coquilles d'argent (Rayneval-Bernâtre)

    Sur le tout: d'or à trois écussons de gueules (Abbeville-Boubers-TUNC°

    Long

    Cri : ABBEVILLE

    Devise : Sans ayde et fidelior in adversis

    Long

    Chapelle du cimetière

    Long

     

    Long

     

    Grille du château

    Long

    LongPhotos: P.Lenne

     


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  • Blason médiéval

    Péronne

     Péronne

    La ville picarde de Péronne porte "D'azur à trois fleurs de lys d'or, à la lettre capitale P gothique couronnée en abîme, le tout d'or".

    Le pied de la lettre P est presque toujours, notamment dans les dessins anciens, coupé d'une petite traverse qui lui donne une ressemblance avec le chrisme, ou monogramme du Christ. Ce détail n'est pas précisé dans les blasonnements. Le blason de Péronne a été octroyé par lettres patentes (conservées aux archives municipales) de François 1er en février 1536, pour rendre hommage aux Péronnais qui soutinrent jusqu'à la victoire le siège contre les troupes de Charles Quint, conduites par Henri de Naussau. Il a été confirmé par Louis XVIII le 18 février 1815. Il a pour support deux chiens griffons et pour cimier une pucelle tenant de sa dextre une épée ou un badelaire d'or, issant d'une couronne murale. (Jacques Dulphy)

    Les barbets (griffons) signifiant la fidélité à la couronne de France dont l'ajout date de 1729, breveté par Louis XV.

    Péronne

    Avec comme devise : Urbs Nescia Vinci  (ville qui ignore la défaite)

    On  retrouve ces armoiries sur l'hôtel de ville

    Péronne

     Le premier hôtel de ville est créé en 1293,
    surmonté d'un beffroi, reconstruit en 1509,
    puis endommagé au siège de 1536. Il est réparé
    grâce à François 1er ,la façade est ornée de salamandres en 1583. Le bâtiment est
    modifié à la fin du XVIII ème.
    Le baillage, sur la place, possédait une façade
    de style renaissance qui s'est écroulée en 1701
    et relevée en 1709 grâce à Louis XIV .
    En 1866, un clocheton et une horloge à
    plusieurs cadrans furent placés sur le toit .
    Détruit pendant la grande guerre, reconstruit à
    l'identique, les deux bâtiments sont réunis pour
    fonder un nouvel hôtel de ville .

    Péronne

    Sur la porte de Bretagne qui faisait partie des fortifications

    Péronne

     

    Péronne

     

    Péronne 

     

    Péronne

    Péronne

     


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  • Les armoiries de la ville sont attestées par un sceau communal de 1308

    Montdidier

     

    http://armorialdefrance.fr/

    D'azur à la tour crénelée, donjonnée d'une tourelle crénelée d'argent ouverte de gueules, maçonnée et ajourée de sable, accompagnée de sept fleurs de lys d'or, trois à dextre, trois à senestre, la septième coupée, la partie inférieure mouvant du point du chef, la parte supérieure mouvant de la pointe.

    La devise : Urbs Cultissima

    Ville très cultivée

     

    Montdidier

    Que l'On retrouve sur l'Hôtel de ville

    Montdidier

    Il s'agit du 8ème hôtel de ville, celui-ci fut reconstruite en 1928 dans un style flamand avec un beffroi culminant à 45m.

    Montdidier

    On retrouve le blason au-dessus de la peinture murale de Maurice Picaud dans la salle du Conseil municipal et des mariages représentant le légende de l'origine du nom de la ville, le roi Didier prisonnier de Charlemagne.

    MontdidierCliquer pour agrandir

     

    Sur le Prieuré, autrefois Salle du Roy

    Montdidier

    Montdidier

    À l'époque carolingienne existait à cette place un donjon. Au Xe siècle, le comte de Montdidier habite cette forteresse. Son épouse fait construire à proximité l'église Notre-Dame. Philippe-Auguste fera du château des comtes sa résidence royale et restaurera les fortifications. Au XVIe siècle, il devient le siège des corps judiciaires. Puis en 1800, la salle d'audience devient celle du parquet du Procureur de la République. Détruit pendant la Première guerre mondiale, cet édifice est reconstruit vers 1930 dans le style néo-gothique, mais le plan intérieur garde les mêmes caractéristiques. Seules la base et la tour Philippe-Auguste attenante ont été conservées, il est devenu le Centre des impôts en 1965.

     

    Sur le fronton de la sous-préfecture

    Montdidier

    Sur le monument aux morts

    Montdidier

    Eglise du Saint-Sépulcre

    Sur le chevet, sculpture représentant un ours portant fièrement le blason de la ville.

    Montdidierphoto A.Guerville

     

    Gisant de Raoul de Crépy, mort en 1064, dans l'église Saint Pierre

    Montdidier


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