• Vadencourt

    La commune ne possède pas de blason officiel.

    Un projet a été soumis à la commune par mon ami Jacques Dulphy, proposant d'inverser le chevron des De Quellerie (voir le blason plus bas) pour en faire un V (pour Vadencourt).

    Vadencourt

     

    La seigneurie appartenait au milieu du 13ème siècle à un certain Baudoin de Vadencourt.

    Elle passa au milieu du 15ème à Gilles de Sarcus, à Charles de Moyencourt en 1488 avant d'entrer dans la famille du Chastelet qui possédait également la seigneurie de Moyencourt près de Poix.

    Le château fut reconstruit après les saccages de l'armée espagnole de 1636, à partir de solides maçonneries d'origine médiévale.

    Dans les dernières années du règne de Louis XIV, Henri Pingré de Vraignes, brigadier des Armées du Roi en était le seigneur.

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    Pingré : d'argent au chêne arraché de sinople, englanté d'or 

    Sa fille Marie-Josèphe, épousa en 1715 Jean-François Chassepot de Beaumont, capitaine de la Grande Fauconnerie du Vol du Héron, elle mourut sans postérité en 1734 et fut inhumée dans l'église.

     

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    De Chassepot : d'azur à la fasce ondée d'or, accompagnée de trois quintefeuilles du même.

    C'est lui qui aurait donné à l'édifice sa configuration définitive entre 1715 et 1734.

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    Mise en vente la terre fut acquise 4 ans plus tard par François-Emmanuel de Quellerie, seigneur de Chantereine, chevalier d'honneur du Parlement de Flandres, il résidait ordinairement à Douai, mais rendait aveu pour sa terre de Vadencourt, dont il fit en 1754 rédiger le terrier.

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    de Quellerie de Chantereine : d'azur au chevron d'or accompagné de trois étoiles du même.

    Vadencourt 

    Blason peint par Marcel Stiennon-1971

     

    Son gendre Albert-Joseph de Villers-au-Tertre meurt prématurément et c'est sa fille qui gère le domaine pendant la période révolutionnaire, jusqu'à sa mort survenue en 1820, dans les dernières années de l'Ancien Régime, Marie-Françoise de Villers-au-Tertre a épousé le vicomte Malet de Coupigny, lieutenant au régiment de Chartres.

    Leur fille Constance épouse le baron Aimé Louys (Loys) de La Grange, qui s'intéresse particulièrement à Vadencourt de 1828 à sa mort en 1875.

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    Louys de la Grange : de gueules à l'ours debout d'or, armé, lampassé et accolé d'azur.

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    Edouard Le Sergeant d'Hendecourt, petit-fils du baron  cède finalement le domaine à sa soeur Marie-Charlotte, épouse du baron Gustave de Bonnault, ancien officier d'artillerie.

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    de Bonnault : d'azur à un chevron d'or, accompagné en chef de deux étoiles d'or et en pointe d'un dauphin vif, couronné du même.

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    Le château n'est plus guère habité qu'à l'occasion de chasses.

    Situé dans le secteur britannique en 14-18 et partiellement occupé, il est mis en vente au lendemain de la guerre et acquis par Charles Hourdequin, industriel lainier et aïeul de la dernière propriétaire Mme Vandenheede-Bidoux.

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    Les grilles sont du célèbre ferronnier d'art Jean Veyren dit Le Vivarais

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    Façade arrière (photo de Jean-Noël Marchiset)

    Décédée en 2005, elle légua le château aux Orphelins Apprentis d'Auteuil qui depuis est laissé à l'abandon.

    Ravagé par un incendie le 10 juillet 2018, l'aile gauche a été totalement dévastée.

    Mis en vente, il a été acquis le 7 juin 2019.

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    Eglise Saint-Martin du 18ème siècle

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