• Saint-Léger-Les-Domart

    Saint-Léger-Les-Domart

     

    http://armorialdefrance.fr/

    Coupé: au 1er d'azur au soleil d'or, au 2e d'or au tilleul au naturel; à la divise ondée d'argent brochant sur la partition.

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    La divise ondée représente la Nièvre, rivière qui faisait tourner jusqu'au XIXe siècle les roues de plusieurs moulins à farine, dont le moulin Clapet.
    L'arbre est le Tilleul de la Croix de Notre-Dame de Bonne-Garde. Cet arbre classé, qu'on dit être âgé de plus de 600 ans, s’élève au milieu des champs, sur les hauteurs du village. Il ombrageait autrefois un calvaire, qui a été ôté au début du 20 siècle et qui se trouve aujourd'hui dans l'église. Cet arbre présente un tronc de 5,55 mètres de circonférence; il est haut de 18 mètres. Dessiné sur le plan cadastral de 1832, il est aussi représenté sur des cartes postales commercialisées vers 1910, sur lesquelles il est écrit qu'"il fut béni solennellement le 26 avril 1778".
    Le site était fréquenté par les religieuses de l'abbaye de Berteaucourt-les-Dames qui venaient y chanter des cantiques à la Vierge. Jusque sous le Second Empire, les habitants y venaient en procession plusieurs fois dans l'année, notamment pour les Rogations, en mai; procession au cours de laquelle le prêtre bénissait les cultures et où les paroissiens priaient pour que le blé soit beau. Le soleil, symbole de vie, peut rappeler cette tradition.
    Le blason de Saint-Léger-lès-Domart a été créé en 1992 à l'occasion du jumelage de la commune avec West Mersea, ville du canton d'Essex, en Grande-Bretagne. Le 9 octobre 1993, une stèle où sont sculptés les blasons des deux localités était inaugurée officiellement à Saint-Léger.
    (Jacques Dulphy)

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    Des Groiseliers : De sable à la croix ancrée d'argent ( Belleval, nobiliaire du Ponthieu).

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    Au début du 16ème siècle, Jacques des Groiseliers, lieutenant civil et criminel en la sénéchaussée du Ponthieu, épouse Jeanne Le Briois qui lui apporte le fief de Neuvireulle à Saint-Léger, il devient maïeur d'Abbeville en 1521.

    Le fief échoit à son second fils auquel succède François des Groiseliers, gentilhomme du Roi, qui épouse en 1599 Jeanne de Vaconssins.

    En 1610, il devient maître particulier des Eaux et Forêts en Ponthieu, il réside alors à Neuvireulle où Cinq plus tard, il fait bâtir le pigeonnier carré, aujourd'hui disparu.

    A sa mort en 1625, son fils Jacques hérite, il épouse l'année suivante Françoise l'Hyver et fait reconstruire le logis seigneurial en 1632.

    Le domaine a probablement eut à souffrir lors de l'invasion espagnole de 1635, mais c'est pourtant à Saint-Léger que meurt Jacques dans les années 1650.

    En 1657, son fils François, capitaine au régiment de Brézé, cède le château à sa soeur Marie, veuve de François Le Casier, qui épouse en secondes noces Jacques de Friez.

    En 1669, ils vendent à Nicolas Le Roy de Jumelles, qui avait épousé en 1666 Marguerite Patte, ils se retirent à Amiens, laissant le château à son fils Nicolas-Henri et son épouse Françoise du Gardin.

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    Le Roy de Jumelles : d'azur à l'aigle bicéphale d'or, le vol étendu, accompagné de trois roses du même.

    Il meurt en 1709, son fils également prénommé Nicolas-Henri habite Saint-Léger où en 1767, il fait bénir la petite chapelle installée à l'étage.

    Il meurt sans postérité en 1785, le domaine échoit à son cousin Charles-Bernard de Brossard, puis à son gendre Louis des Essars.

    En 1898, le marquis de Baynast, petit-fils de Wilhelmine des Essars, vend l'ancien château à Arthur Pecquet, juge de paix, qui le cède finalement à la commune six ans plus tard pour 40.000 francs.

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    de Baynast : d'or au chevron abaissé de gueules, surmonté de trois fasces du même.

    Probablement sauvé de la démolition par sa transformation en école publique Jules Ferry.

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    Mairie construite en 1932.

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    Eglise Saint-Leger

    Le cadastre napoléonien de 1832 montre que l'église était située sur la hauteur qui domine le village. Déclarée insalubre, il fut décidé en 1855 de procéder à une reconstruction complète de l'édifice. En 1859, les plans de l'architecte Charles Dumoulin furent acceptés par le conseil municipal. Les travaux commencèrent en 1860 et s'achevèrent en 1864.

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    En 1869.

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    Photo : APictche

     


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