• Pissy

    Pissy

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     D'azur à deux truelles d'or passées en sautoir la poignée vers la pointe, accompagnées en chef d'une rose, en flancs de deux pommes feuillées d'une pièce et en pointe d'un poisson, le tout du même.

     

    Le blason de Pissy a été adopté par délibération du conseil municipale le 29 septembre 2017. Il a été conçu par Jacques Dulphy, avec l'aide de Daniel Juric et Arcady Voronzov, et les conseils de Philippe Poiret, maire.
    Le poisson évoque le nom de Pissy. Si ce nom vient plus sûrement d'un nom d'homme latin (Piccium?), le poisson appartient à l'étymologie populaire du lieu, Pisciacum en 751, Picciumen 1146.
    Les truelles symbolisent, comme sur le blason du village voisin de Ferrières, la présence nombreuse, jusqu'au début du XXe siècle, de maçons dans le village.
    Les pommes mettent à l'honneur une variété ancienne, la «Belle de Pissy», qui porte le nom du village dont elle est originaire.
    La rose appartient aux armes de la famille De Chassepot de Pissy, et elle a été relevée avec l'autorisation des descendants de la famille. Les De Chassepot de Pissy portaient: d'azur à la fasce ondée d'or accompagnée de trois roses du même.

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    Les couleurs, or et azur, du blason communal sont aussi celles de cette famille dont étaient issus les derniers seigneurs et châtelains du lieu avant la Révolution, qui a marqué l'histoire du village et qui en a porté le nom.
    (Jacques Dulphy)

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    Dessin d'Arcady Voronzov (Russie)

    (Avec son aimable autorisation)

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    La seigneurie de Pissy resta divisée en deux parties jusqu'à la fin du XVIIème siècle.

    La première relevait de la baronnie dePicquigny, dans l'inventaire de 1357, elle appartenait déja aux Saisseval, avec un manoir amassé de bâtiments.

    En 1564 Charles de Louvencourt acquit l'autre partie de la seigneurie, mise en vente par l'abbaye Saint Lucien de Beauvais, gentilhomme de la Chambre du Roi, il habitait ordinairement Amiens avec son épouse Marguerite Picquet de Dourier.

    Son petit-fils Jacques-Eustache épousa en 1638 Marie-Marguerite de Conty, dame de Saulchoy et de Cléry.

    L'année suivante, il vendit à Etienne Guérin qui rétrocéda aussitôt à Charles de Saisseval, issu d'une famille fort anciennement implantée à Pissy, ce qui permit de réunir les deux fiefs.

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    De Saisseval : d'azur à deux bars d'argent adossés

    Son fils ainé François épousa en 1675 Geneviève Fraguier et prit la succession après la mort  en 1676 de son père et de sa mère en 1680, il fait bâtir le colombier octogonal.

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    On retrouve les armoiries des de Saisseval sur un des contreforts de l'église.

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    Les De Saisseval de Blérencourt et d'Anville y ajoutaient quatre trèfles d'or

    En 1682, il passe marché pour la construction du château à la place de l'ancienne demeure seigneuriale, il est terminé en août 1686, il n'en jouit pas longtemps car il meurt trois ans plus tard en 1689.

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    François-Denis son fils ainé, épouse en 1710 Marie-Françoise de Cacheleu qu'il a la douleur de perdre l'année suivante à la naissance de sa fille Marie-Françoise.

    Devenue dame de Pissy, cette dernière épouse en 1735, dans la chapelle du château, Jean-François de Chassepot de Beaumont, capitaine pour le Vol du héron de la Grande Fauconnerie de France, originaire de Bourgogne.

    Leur fils ainé Jean-François, officier de cavalerie, né à Pissy , épouse en 1769 Anne-Claire de Bourdin, dame de Monsures.

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    de Bourdin : d'azur à trois têtes de daims arrachées et couronnées d'or

     

     

    Devenu le citoyen Chassepot, il ne peut s'opposer en messidor An II, à la pose des scellés et à l'inventaire du château, décidés par les autorités en raison de l'absence de ses quatre fils partis pour l'émigration.

    L'ainé, Aimé, baron de Chassepot de Chapelaine et de l'Empire, sera préfet à deux reprises et mourra sans alliance.

    Gustave , le second, se fixera à Avelesges, Gabriel le troisième, colonel d'infanterie mourra à Pissy en 1845, laissant un fils Léon qui sera en 1860 maire d'Amiens pendant quelques mois.

    C'est le dernier François-Timoléon qui succédera à son père, baron de l'Empire avec majorat en 1813 et colonel sous la Restauration, il obtient en 1820 l'érection de la terre en marquisat, il meurt en 1837.

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    François-Timoléon :Institution de majorat au titre de baron d'Empire, franc-quartier des barons, brochant au neuvième de l'écu.

    Son fils Adalbert-Charles, officier aux dragons de la Garde Royale, accompagne Charles X à Cherbourg, en 1830 et partage son exil, il ne revient à Pissy qu'en 1860.

    Viennent ensuite  Alexandre, mort en 1902 et Adalbert, mort en 1957.

    Mis en vente en 1985 après la mort du colonel de Pissy, ses héritiers cédèrent le château à M. et Mme Péria qui le restaure et le mette en valeur, il appartient ensuite à M. et Mme Loïc Bernard-Sterlin.

     

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    église Saint Fuscien en 1874

    Construite au XVIème siècle et consolidée au XVIIIème. 


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