• Moyencourt-en-Santerre

    La commune ne possède pas de blason

     

    On retrouve trace du château de Moyencourt dès 1223  Raoul de Moyencourt.

    Il a été fortifié dès 1382 par Renaud de La Chapelle puis doté de douves et d'un pont-levis, chacune des 7 tours avaient entre 15 et 25 m de circonférence, ce qui en faisait un édifice gigantesque.

    Seul vestige encore debout aujourd'hui, la porte du château-fort qui se composait d'un passage voûté précédé d'un pont-levis, on en reconnait encore les deux longues rainures.

    Moyencourt-en-Santerre

    Moyencourt-en-Santerrede nos jours

    Un bas-relief sculpté en pierre dure occupait la partie supérieure de la maçonnerie, il représentait une sirène sur un rivage accompagné d'une bergère et de ses brebis, des inscriptions en lettres gothiques du 15ème siècle : Avé Maria.

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    Ce bas-relief est aujourd'hui conservé au musée Walters Art Gallery de Baltimore aux Etats-Unis, il fut acquis en 1913 par Henry Walters auprès d'un marchand d'objets d'art (R.Heilbronner) 

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    On attribue traditionnellement la construction du pavillon d'entrée du 15ème à Gérard d'Athies, panetier du Roi.

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    Gérard d'Athies : d'argent à trois fasces de sable, à la bande de gueules brochant sur le tout.

    Ce pourrait être également l'oeuvre de son neveu également prénommé Gérard, qui lui succéda en 1439, il n'eut pas de postérité de son mariage avec Jeanne de Soissons-Moreuil ( appelée Aliénor à tort).

    Sa soeur Jeanne d'Athies ayant épousé en 1402 Jean du Faÿ, chambellan du Roi, la seigneurie échut donc à leur petit-fils Gérard du Faÿ d'Athies.

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    De Faÿ d'Athies : d'argent semé de fleurs de lys de sable sans nombre.

     

    Le 7 mars 1471, Louis XI data une de ses lettres de Moyencourt.

    Fils d'Adrien Binet, acquéreur de la seigneurie en 1714, Joseph-Adrien Binet choisit l'emplacement de l'ancien manoir d'Harivaux, dont on trouvait mention au 13ème siècle et dont subsistaient les fondations sur une colline voisine, près de la route de Nesle.

    Il y fit élever un grand château dès 1766, précédé d'une large avenue, d'une grille et de douves sèches.

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    Sous la Révolution en 1793, il fut incarcéré quelque temps à Amiens puis libéré étant considéré comme non-noble.

    Sous la monarchie de juillet il se livra à d'importantes spéculations immobilières.

    Après sa mort le domaine échut aux familles Amyot et de Launay qui procédèrent à une importante campagne de réparations du château.

    De nouveau modernisé après son acquisition par M.Dollot en 1909.

    Pendant la Première Guerre Mondiale, il fut longtemps occupé pat des états-majors allemands qui le détruire à l'explosif en mars 1917, lors du repli des troupes.

     

     * Un primitif français du milieu du XVème siècle aux Etats-Unis : La crucifixion de Moyencourt, autrefois dans l'église primitive du village.

     

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    Il fut acquis par John G. Johnson peu avant la Première Guerre Mondiale d'un certain Emile de Launay, propriétaire du château de Moyencourt.

     

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    Gérard d'Athies avec son blason et Jeanne de Soissons-Moreuil , le sien est : parti au 1, des armes d'Athies et au 2, des Soissons-Moreuil, d'azur semé de lis d'or au lion naissant.

     

     

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