• Laboissière-en-Santerre

    Laboissières-en-Santerre

     

    http://armorialdefrance.fr/liste_dept.php?dept=80 

    Écartelé: aux 1er et 4e d'or au chevron de sable accompagné de trois merlettes du même, aux 2e et au 3e d'or à trois fasces de gueules.

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    Plusieurs sources (notamment Lartigue, Armorial, 1995 et Delattre, la Somme, les 783 communes, 2004) donnent à Laboissière-en-Santerre un blason écartelé au premier et au quatrième d'or au chevron de sable accompagné de trois merlettes du même, au deuxième et au troisième d'or à trois fasces de gueules.
    Ce blason est également représenté sur plusieurs sites Internet, et relèverait les armes de la famille De La Boissière, qui donna les premiers seigneurs connus. Le premier porteur connu du nom est Guermon (ou Vermond) de La Boissière, évêque de Noyon de 1250 à 1272 , la famille donna un autre évêque de Noyon, Florent de Laboissière, ou De La Boissière (de 1315 à 1317).
    Les De La Boissière furent seigneurs de Laboissière jusqu'à Jeanne De La Boissière, notée en 1414, veuve de Raoul de Rouy. Leur château fut détruit en 1430 par les dauphinois. Au XVIe siècle, Jean de Rouy, seigneur de Laboissière, le reconstruit presque tel que nous le connaissons aujourd'hui. Le château et la seigneurie sont passés ensuite aux De Lannoy, puis aux Boutin de Vaussigny (achat au début du XVIIIe siècle), puis aux Cavé d'Haudicourt (en 1751) et aux Le Caron de Chocqueuse avant la Révolution. 
    (Jacques Dulphy)

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    Il existait autrefois au 12ème siècle, un village du nom de Boiteaux (jadis Bostelli), village important situé à 1 km au sud de Laboissière, qui était alors une dépendance , ce village fut incendié par les Espagnols en 1636, l'église fut seule épargnée, les habitants vinrent alors s'établir autour de la forteresse de Laboissière.

    L'église de Boiteaux était parait-il une belle construction qui perdura jusqu'au 18ème siècle, la foudre tomba sur le clocher et endommagea la nef, il fallut démolir deux travées, puis la Révolution suivit et l'église fut abandonnée, tomba en ruines, les matériaux  furent vendus.

    Le chef-lieu de la seigneurie fut toujours à Laboissière, il y existait depuis fort longtemps une forteresse qui fut ruinée pendant les guerres du 15ème siècle.

    Plus tard, sur le même endroit, on bâtit un château d'assez triste apparence avec une façade flanqué d'une tour octogonale.

    Dès l'an 1314, on trouve Jehan, sire de La Boissière puis Florent, chevalier, dont la pierre tombale de son épouse, morte en 1368, était dans l'église de Boiteaux.

    En 1371, Thiebault, fils de Florent, la tombe de son épouse Jehanne était également dans l'église disparue.

    Possession de cette famille jusqu'à Jeanne de La Boissière, citée en 1414 comme veuve de Raoul de Rouy.

    De Rouy (ancien d'après Jougla) : d'argent à l'écusson de gueules, à huit coquilles d'azur en orle.

    En 1430, la forteresse est en flamme, détruite par Xaintrailles, partisan Dauphinois, qui veut éviter que les Anglais y trouvent un point d'appui.

    C'est à Jean de Rouy, colonel des légionnaires de Picardie au début du 16ème siècle, que l'on peut attribuer la reconstruction du château, l'ouvrage doit alors posséder des défenses assez solides puisqu'il résiste en 1636 aux troupes impériales qui ravageaient le pays, il aurait en revanche souffert en 1653 du retour des Espagnols lors de l'incendie du village.

    Laboissière-en-Santerre

    Françoise de Rouy a épousé Guillaume de Lannoy.

    Laboissière-en-Santerre

    De Lannoy : d'argent à trois lions de sinople, couronnés d'or, armés et lampassés de gueules.

     

    Leur fils Christophe de Lannoy, nommé gouverneur d'Amiens par Henri IV, épousa Charlotte de Villers Saint-Pol, il meurt en 1600 à Paris et sera inhumé à Amiens.

    Charles, son fils, hérita, il ne laissa qu'une fille Anne-Elisabeth qui par son mariage en 1648 avec Charles III de Lorraine, duc d'Elbeuf, gouverneur de Picardie, fit passer la seigneurie dans la maison de Lorraine.

    Laboissière-en-Santerre

    Branche de Lorraine-Elbeuf

    Coupé de un, parti de trois : 1, de Hongrie ancien; 2, de Naples; 3, de Jérusalem; 4, d'Aragon; 5, d'Anjou moderne; 6, de Gueldre contourné; 7, de Juliers; 8, de Bar; sur-le-tout de Lorraine; un lambel de gueules brochant en chef des écartelures, à la bordure de gueules.

    Saccagé par les armées en campagne, le château perd alors toute sa vocation résidentielle.

    Saisi pour dettes après la mort du 4ème duc d'Elbeuf en 1704, le domaine est adjugé à René Boutin de Vaussigny, brillant financier considérablement enrichi dans le commerce maritime, receveur général des finances en la Généralité d'Amiens.

    En 1751, ses héritiers céderont le domaine à M.Cavé d'Haudicourt, conseiller à la Cour des Monnaies.

    Cavé d'Haudicourt : de gueules à trois étoiles d'argent

    En 1761, Mlle Cavé d'Haudicourt épousera Antoine Le Caron de Chocqueuse, futur maire d'Amiens et aïeul de l'actuel propriétaire qui a fait restaurer  le château endommagé en 1981 par un incendie.

    Le château a servi d'hôpital pendant la Première Guerre Mondiale et échappé par miracle aux destructions qui ont anéanti l'église et la plus grande partie du village.

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    L'église Saint Fiacre

    Laboissière-en-Santerre

    En 1875


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