• Estrées-Deniécourt

    La commune ne possède pas de blason officiel.

     

    Les communes d'Estrées et Deniécourt fusionnent entre 1790 et 1794.

     

    Au Moyen-Âge ces deux communes font partie de la châtellenie de Nesle, on trouve en 1147 Ives de Nesle.

    En 1221, une charte mentionne Pierre d'Estrées comme seigneur, il porta bannière à Bouvines en 1214.

    En 1270 Raoul d'Estrées est cité parmi les chevaliers de la 8ème croisade.

    A la fin du 17ème siècle, René-Philippe de Montjean (ou de Montejean), marquis de Deniécourt, seigneur de Fay, de Deniécourt et d'Estrées, sous-lieutenant de chevau-légers de la reine, épouse Reine Le Cat d'Hervilly.

    Estrées-Deniécourt

    De Montjean : écartelé : aux 1 et 4 d'or fretté de gueules; Aux 2 et 3 : de gueules à la croix d'argent chargée en coeur d'une coquille de sable

    Le Cat d'Hervilly : de sable semé de fleurs de lys d'or.

     

    Estrées-Deniécourt

     

    Les de Montjean portaient l'origine : d'or fretté de gueules.

     

    Leur deux filles épousèrent leurs oncles et c'est ainsi que Augustine de Montjean apporta la terre en 1717 à Michel-Charles d'Hervilly, marquis de Canisy, lieutenant-colonel pour le Roi du château de Ham.

    Son fils Charles-François d'Hervilly épousa Marie-Anne Manessier de Guibermesnil, ils entreprirent la reconstruction complète du château qui s'arrêta en 1760 lorsque Marie-Anne mourut à Brocourt, âgée seulement de 31 ans.

    Estrées-Deniécourt

    Mannessier : d'argent à trois hures de sanglier de sable.

    Leur fils Charles-François d'Hervilly épousa en 1747 à Versailles, Marie-Anne Manessier de Guibermesnil, ils entreprirent la reconstruction complète du château qui s'arrêta en 1760 lorsque Marie-Anne mourut à Brocourt, âgée seulement de 31 ans.

    Les travaux ne durent être repris que dans les dernières années de l'Ancien Régime par leur fils Marc-Pierre qui fit également élever l'église et la ferme, il mourut en 1796.

    Estrées-Deniécourt

    Son fils Louis-François, comte de Deniécourt et colonel de cavalerie, dut attendre de devenir conseiller général dans les premières années de la Restauration pour faire bâtir de nouvelles dépendances et redessiner le parc à l'anglaise .

    Estrées-Deniécourt

    Dans les années 1840, il fit apporter des modifications au château.

    Sa fille la comtesse de Kergolay lui succéda en 1853 et, à la veille de 1914 Louis de Kergolay fit réaliser une importante campagne de travaux.

    Estrées-Deniécourt

    De Kergolay : vairé d'or et de gueules

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    Au cours de la bataille de la Somme pendant l'été 1916 le site fut âprement bombardé, les troupes allemandes occupèrent le château et repoussèrent 3 offensives des français avant de céder le 18 septembre.

    La violence des combats ne laissa pratiquement rien subsister du château, de l'église, des dépendances et du parc.

    Estrées-Deniécourt

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    Eglise Saint-Quentin

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    L'église en 1877

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     Les villages d'Estrées et de Deniécourt furent totalement détruits pendant la Première Guerre mondiale, classés en Zone rouge, ils ne devaient pas, en principe être reconstruits. La ténacité des habitants fit changer d'avis les autorités qui autorisèrent la reconstruction du village d'Estrées et du hameau de Deniécourt qui eurent chacun une église neuve. Au début de la Seconde Guerre mondiale, pendant la Campagne de France de 1940, Estrées-Deniécourt fut à nouveau détruit. En 1948, la commune adhéra à la coopérative de reconstruction des églises dévastées. L'architecte péronnais Marc Quentin, qui fut par la suite architecte à Royan et à Rochefort-sur-Mer, est choisi pour diriger les travaux de reconstruction de l'église qui fut achevée en 1959.

     L'église d'Estrées est une construction en béton armé. Son originalité réside dans son aspect. Pas de mur apparent, ce sont les deux versant de la toiture qui vont jusqu'au sol. L'éclairage s'effectue par cette toiture originale en béton percée de multiples petits carrés garnis de verre teinté. L'entrée est protégée par un auvent et un fin clocher de béton domine l'édifice. A l'intérieur, un escalier de béton donne accès à une tribune.

    Estrées-Deniécourt

     

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    Eglise Saint-Gentien (Deniécourt)

    Église Saint-Gentien de Deniécourt reconstruite durant l'entre-deux-guerres, à l'emplacement de l'église précédente, ancienne chapelle du château alors situé à proximité de Deniécourt

    Estrées-Deniécourt

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