• Liancourt-Fosse

    http://armorialdefrance.fr/liste_dept.php?dept=80  

     

    D'argent à trois tourteaux de gueules

     

     La commune relève les armes pleines de la famille D'Amerval, originaire du hameau d'Amerval, près de Solesmes, dans le Hainaut (59), connue dès le XIVe siècle.

    Liancourt-Fosse

    Le premier du nom à être seigneur de Liancourt fut Philippe, seigneur d'Amerval, de Liancourt et de Cerfontaine (02), fils de Jean d'Amerval, écuyer, seigneur de Cerfontaine et de Mézières-sur-Oise (02), vivant en 1512.
    Le plus célèbre de cette branche fut, bien malgré lui, Nicolas d'Amerval dit "le Bossu", petit-fils de Philippe d'Amerval et de Gabrielle de Mousquet, seigneur châtelain résidant d'Happlaincourt et de de Liancourt, baron de Benay (02) et d'Amerval, chevalier des ordres du roi puis capitaine de ses ordonnances et gentilhomme de sa chambre, gouverneur et bailli de Chauny, l'un des promoteur de la Ligue, à qui Henri IV maria (pour la soustraire à sa famille) sa maîtresse Gabrielle d'Estrées en 1592, avant de l'inviter à faire annuler ce mariage en 1594. On montrait encore le lit de la belle, dans le château de Liancourt, avant 1914. D'un mariage précédent, Nicolas d'Amerval avait eu deux filles.
    La seigneurie de Liancourt passa à sa première fille Charlotte, épouse en seconde noces d'Olivier de Longueval. La seigneurie et le château passèrent ensuite aux De Gouffier, aux Collin puis aux L'Escaloppier.
    Le dernier du nom de D'Amerval fut le baron Anne-Joseph-Louis d'Amerval, né au château d'Happlaincourt (commune de Villers-Carbonnel, 02), mort à Saint-Quentin (02) en 1859 à l'âge de 83 ans, sans enfants.
    (Jacques Dulphy)

    Liancourt-Fosse

     

    Philippe d'Amerval, seigneur de Liancourt et Cerfontaines sous Louis XII et François 1er, fit vraisemblablement construire le château et la tour dite "de la belle Gabrielle". 

    Liancourt-Fosse

     

    Antoine d'Amerval mort en 1566 dont la pierre tombale a été fixée à l'extérieur de l'église lors de sa reconstruction , se dégrade fortement et devient presque illisible ! On y remarque sur le pourpoint du défunt les trois tourteaux répétés plusieurs fois...

    Liancourt-Fosse

    Liancourt-Fosse

    Nicolas d'Amerval son fils, veuf d'Anne Gouffier, épousa en 1592 à Noyon Gabrielle d'Estrées, avec la bénédiction d'Henri IV qui venait d'en faire sa maîtresse.

    Liancourt-Fosse

    L'annulation du mariage eut lieu le 24/12/1594.

    Charlotte d'Amerval, l'une des soeurs de Nicolas, épousa en 1617 Olivier de Longueval, elle laissa Liancourt à son neveu Charles-François de Gouffier, marquis de Crèvecoeur, dont hérita en 1651, son frère Nicolas-Alexandre.

    Ce dernier couvert de dettes dut se défaire de tous ses biens.

    César Collier l'acquéreur de Liancourt était d'origine bourbonnaise, entré au service de Mazarin puis de Colbert, il fait une brillante carrière dans la finance.

    Fermier de l'abbaye de Corbie de 1655 à 1661, puis receveur général des finances à Amiens en 1663.

    A ses fils Charles-André, grand-maître des Eaux et Forêts de Picardie, mort en 1725, et César-Emmanuel lieutenant-général des armées du roi, succéda son petit-fils César-Charles L'Escalopier issu d'une famille parisienne anoblie au 16ème siècle.

    Il meurt en 1753 et laisse ses biens à son fils Gaspard-Charles, veuf d'Anne Leclerc de Lesseville, il jugea prudent de quitter Paris au début de la Révolution et de retirer sur ses terres picardes où il mourut en 1792.

    Son fils Armand, marquis de L'Escalopier, l'y rejoignit avec son épouse Caroline de Bailly et y mourut à son tour en 1833.

    Liancourt-Fossecliquer pour agrandir

     

    Sépulture d'Armand de L'Escalopier et de son épouse Caroline de Bailly

    ainsi que Marie-Joseph-Charles, comte de L'Escalopier

    Liancourt-FosseO.Macqueron

    Né à Liancourt son petit-fils Charles se fit connaitre par ses voyages en Terre Sainte, par ses publications sur le Moyen-Age et surtout pour sa passion pour les livres rares et les Incunables.

    Après sa mort en 1861 à Liancourt, Louise de Bailly son épouse fit don de sa collection à la Bibliothèque d'Amiens et continua à habiter le château jusqu'à sa mort en 1905.

    Elle laissa le domaine à sa nièce, la comtesse Le Gonidec de Traissan, née Vaujuas.

    Son fils le comte Olivier Le Gonidec de Traissan en était propriétaire en 1914, il se défit en 1920 du château très gravement endommagé par la guerre, au profit d'un marchand de bestiaux breton qui fit aussitôt abattre la plupart des bâtiments encore debout. 

    Liancourt-Fosse

     

    Tombeau des Familles L'Escalopier et de Bailly située derrière le chevet de l'église

    Liancourt-Fosse

     

    Liancourt-Fosse

    De Gueules, à la croix d'or cantonnée de quatre croissants du même.

    Liancourt-Fosse

    De Bailly

    D'or à une fasce d'azur chargée d'une croix ancrée, la fasce accompagnée en chef de deux glands de sinople appointée et d'un arbre de sinople planté sur une terrasse du même, mouvante de la pointe de l'écu. (Furmeyer)


    votre commentaire
  • La commune ne possède pas de blason officiel. 

     

    Projet de blasonnement soumis par Jacques Dulphy à partir des armes de la maison d'Hangest et en y associant comme brisure les armes des de Noyelles-Vion.

     

    Davenescourt

    Le château reconstruit fin XVIIIème est toujours présent.

    Davenescourt

     

    La famille d'Hangest en furent les seigneurs jusqu'en 1421

    Davenescourt

    d'Hangest : d'argent à la croix de gueules chargée de cinq coquilles d'or.

    Florent d'Hangest mort en 1191 devant St Jean d'Acre, épousa Godde Despréaux dame de Davenescourt dont le château fut démoli peu après par Philippe-Auguste.

    Ses successeurs si'illustrèrent au service de la monarchie comme Jean IV d'Hangest dit Rabache dont l'église abrite le beau gisant, il mourut en 1363 à Londres comme otage de Jean Le Bon.

    Son corps fut ramené en France et inhumé dans l'église Saint-Martin.

    Davenescourt

    Davenescourt

     

    Davenescourt

    Davenescourt

    Davenescourt

     

     

    L'église Saint-Martin  est une construction du début XVIème siècle, elle a remplacé un édifice antérieur ayant subi deux incendies en 1417 et 1447.

    Davenescourt

     

    Son fils Charles de Hangest fut également inhumé dans le choeur de l'église en 1393

    avec cette épitaphe : cy dessous cette lame gist la chairvile de Charles de Hangest qui mourut bon chrétien, l'âme dudict défunt que Dieu par sa miséricorde absolue mette en paix-décédé le vendredi IV° jour de febvrier l'an MCCCLXXXXIII

    Davenescourt

     

    En 1421, la seigneurie passa à Bauduin de Noyelles-Vion avec le mariage de Marie, petite fille de Jean V d'Hangest, dernière du nom de la branche aîné.

    Bauduin décède en 1461, son fils Charles lui succède.

    Davenescourt

    de Noyelles-Vion : de gueules à trois jumelles d'argent.

     

    En 1549 Antoinette de Noyelles-Vion épousa François Du Prat de Nantouillet

    Davenescourt

     

    du Prat : d'or, à la fasce de sable accompagnée de trois trèfles de sinople, 2 en chef et 1 en pointe.

     

    Le château fut pris d'assaut en 1475 par Charles Le Téméraire et laissé en piteux état.

    De nouveau démoli en 1592

    Gabriel De La Myre, commandant de la citadelle de Pignerol, acquit la seigneurie vers 1682.

    Son épitaphe sur marbre noir se trouve sur le dallage du choeur

    Icy repose le coeur de messire Gabriel de La Myre, chevalier, seigneur de Lamotte, baron et chatelain d'Hangest et de Davenescourt, commandant la citadelle de Pignerol où il est mort le 20 mars 1635 et enterré aux Jacobins de la même ville; et aussi le coeur de dame Marie de Folleville sa première femme, avec celuy d'Elizabeth Largentier sa seconde femme enterrée à Saint Paul de Paris.

    Son fils Antoine-Gabriel, comte de Lamotte, avait épousé Marie-Anne Marc de la Ferté, fut contraint par une grave blessure de quitter l'armée, il se retira en 1714 dans sa terre picarde avec la charge de lieutenant du Roi pour les villes de Montdidier, Roye et Péronne.

    Son petit-fils Gabriel-Melchior de la Myre épousa en première noces Marie-Christine de Cardevac d'Havrincourt, fille du gouverneur d'Hesdin, c'est lui qui fit bâtir la chapelle Saint-Maur en remplacement d'une plus ancienne.

    Davenescourt

    Il épouse en seconde noces Philippine de Cardevacque de Gouy et fit restaurer le château en 1768

    Après sa mort en 1777, son épouse, décida de faire élever le château actuel en 1787, la Révolution interrompit les travaux, la comtesse fut jetée en prison avec le second de ses enfants, sur les instances des habitants, elle fut libérée et retrouva ses biens.

    Son premier fils Alexandre-Joseph-Gabriel qui avait émigré à Hambourg, revint en 1795 et épousa Françoise Le Pelletier d'Aunay.

    Son fils Charles-Philippe-Gabriel épousa Antoinette-Cécile Rouillé de Fontaine.

    Sa deuxième fille Marguerite de La Myre épousa en 1857 le vicomte Elzéar de Villeneuve-Bargemon.

    Davenescourt

    De Villeneuve-Bargemon : de gueules fretté de six lances d'or, les claires-voies remplies de douze écussons de même, et sur le tout d'azur à une fleur de lys d'or. 

    Davenescourt

    Armoiries de de La Myre que l'on retrouve sur le fronton du château.

     Écartelé aux premier et quatre: d'azur à trois aigles d'or, au vol abaissé, diadémées, becquées et membrées de gueules, posées deux et un,  aux deux et trois d'or à la bande de gueules, surmontée de trois merlettes de sable et accostée de deux tourteaux d'azur, aux angles de l'écu à senestre en chef, et à dextre en pointe.

    Davenescourt

     

    Davenescourt

    Sur la chaire du XVIIIème siècle

    Davenescourt

     

    Bas-relief funéraire du chapelain Antoine Huot mort en 1640 avec une épitaphe à sa mémoire.

    Il est présenté à Jésus crucifié, par Saint Jérôme.

    Davenescourt

     

    Davenescourt

     


    votre commentaire
  • Ercheu

     

    D'azur chargé de deux herses héraldiques d'or entrelacées en pal.    

     

    Armes parlantes gravées sur une pierre de l'église détruite pendant la 1ère Guerre Mondiale.
    "Les herses (hèrches, en picard) composent, entrecroisées, les armes parlantes de la commune. Elle figuraient sur une pierre d'église du lieu, détruite lors des combats de la guerre de 1914-1918. Cette pierre est aujourd'hui conservée à la mairie. L'emploi municipal du blason aux herses est antérieur à 1884. On trouve ces deux herses sculptées dans un cartouche au fronton de la mairie, qui a été construite cette année-là.

    Ercheu

    Les habitant d'Ercheu ont obtenu une charte communale en 1194 de l'évêque de Noyon. Jehan d'Ercheu, originaire de ce village, mort en 1316, était doyen de la cathédrale de Noyon. Une rue de la commune porte aujourd'hui son nom." (Jacques Dulphy)


    Curieusement, la commune utilise plusieurs blasons identiques mais avec des émaux différents.

    Ercheu

    Ercheu

    écusson en feutre (broderie du Vimeu)

     

    Ancienne église

    Ercheu

    Portail de l'ancienne église avec le blason de la famille de Hangest

    Ercheu

     

    Porte à l'intérieur avec le blason de la famille de Hangest

    D'argent à la croix de gueules chargée de cinq coquilles d'or

    Ercheu

    Ercheu

     


    votre commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique