• La commune ne possède pas de blason

     

    Projet de blasonnement soumis par Jacques Dulphy reprenant les armes de la famille de Brouilly (lion de sinople) et celles de la famille d'Aumont (merlettes de gueules). 

                    

    Piennes-Onvillers

     

    Piennes s'appelait Mesvillers jusqu'en 1764

    Les communes de Piennes et Onvillers ont fusionné en 1972

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    Le château avait dû être bâti au XVIème siècle par la famille d'Hallwyn ou d'Halluin, dont l'église voisine portait les marques de munificence.

    Piennes-Onvillers

    D'Halluin (d'Hallwyn) : d'argent à trois lions de sable, lampassés de gueules, armés et couronnés d'or.

    Fils de Louise d'Halluin, dame de Piennes, et de François de Brouilly, tué en 1589 à la bataille de Senlis, Charles de Brouilly, siègea aux Conseils du Roi et fut capitaine d'armes de ses Ordonnances, il obtient l'érection en marquisat de sa terre de Mesvillers sous le nom de Piennes.

    Piennes-Onvillers

    de Brouilly de Piennes : d'argent au lion de sinople, armé et lampassé de gueules.

     

    Louis, son fils ainé, mourut prématurément, tué au siège d'Arras en 1640.

    Antoine, le second, fut lieutenant-général des armées du Roi et gouverneur de la forteresse de Pignerol, avec son épouse Françoise Godet des Marais, il s'interessa particulièrement à sa terre avec des séjours répétés.

    Jean Varin fut capitaine du château en 1659 et Eugène Lesueur en 1683.

    En 1690, le mariage de sa fille ainée Olympe de Brouilly avec Louis II de Villequier d'Aumont, fit entrer le marquisat dans cette famille.

    Piennes-Onvillers

    d'Aumont : d'argent au chevron de gueules, accompagné de sept merlettes du même, 4 et 3.

     

    Son fils Louis III Marie d'Aumont, brigadier et maître de camp de cavalerie, se maria avec Catherine de Guiscard, il meurt en 1723.

    Son fils Louis IV d'Aumont, gentilhomme de la Chambre du Roi et chevalier de ses camps et armées, épousa en 1727 Victoire de Durfort de Duras.

    Son fils Louis V Marie-Guy d'Aumont, épousa en 1748 Louise-Jeanne de Duras.

    Ils obtinrent l'érection de la terre en duché en 1781

    Le domaine fut confié aux régisseurs et aux fermiers du grand domaine agricole, mis en vente en 1786.

    La Révolution survint et les d'Aumont partirent pour l'émigration, leur terre fut vendue comme biens nationaux, le caveau de la famille fut vandalisé et l'église transformée en fabrique de salpêtre.

    En mai 1793, le 10ème régiment de hussards y fut cantonné.

    Ce qui pouvait subsister du domaine a disparu au cours de la quasi-destruction du village pendant la Première Guerre mondiale.

    Piennes-Onvillers

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    L'église de Piennes en 1875

    Piennes-Onvillers

     

    Piennes-Onvillers

    Piennes-Onvillers

    Piennes-Onvillers

    en 1875

    Piennes-Onvillers 

    église de Piennes en ruines en août1918

    Piennes-Onvillers

     

    Entièrement restaurée de 1920 à 1933


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  • La commune ne possède pas de blason

     

    Projet de Jacques Dulphy à partir des armes de la famille Aubert de Rozainville, reprenant un heaume et trois de leurs roses, tigées et feuillées comme il se doit, la divise ondée symbolise la rivière Avre qui borde le territoire.

    Marquivillers

                        

    Au XIIIème siècle on constate l'existence de quelques seigneurs portant le nom de Marchaviller comme Pérégrin vers 1232 ,  de Markaisvillers comme Mathieu en 1271, fils d'Aubry.

    Cette famille disparut un demi-siècle plus tard, la seigneurie passa aux mains de la famille de Laboissière, puis à la fin du 15ème à la maison de Rouy, puis par alliance à celle des Lannoy.

    Marquivillers

    Sceau de Mathieu de Markaisvillers : portant une croix cantonnée de huit coquilles (archives départementales).

    A la fin du 17ème siècle, passa dans la maison de Lorraine par le mariage de Anne-Eisabeth, comtesse de Lannoy avec Charles III de Lorraine.

    Quelques années plus tard le domaine passa à une autre branche de cette maison, celle de Vaudemont par suite du mariage d'une fille de Charles avec son cousin Charles-Henri, prince de Vaudemont, il meurt en 1723.

    Depuis plusieurs années la seigneurie avait été achetée par Pierre Aubert de Rozainville

    Il n'y a jamais eu de château féodal, celui actuel est une modeste gentilhommière qui doit remonter aux années 1770, elle a dû remplacer un premier édifice construit à la fin du règne de Louis XIV par Pierre Aubert, seigneur de Rozainville

    Marquivillers

    Pierre-Charles Aubert de Rozainville, fourrier des logis du Roy, est cité dans son acte de décès de 1757 comme demeurant au château.

    Il avait épousé en 1711 Marie-Anne Butin de Lafosse.

    Marquivillers

    Le dernier représentant mâle fut Marie-Pierre-Charles Aubert de Rozainville, il passa sans éprouver trop d'ennuis la Révolution, il remplit un certain temps (1808-1831) les fonctions de maire et mourut à Roye en 1840, ne laissant qu'une fille Marie-Louise, laquelle se maria en 1817 à Jules-Auguste-Jacques de Louvencourt, chevalier et ancien officier de chevau-légers.

    De ce mariage sont issus deux enfants, un garçon et une fille qui épousa Monsieur d'Estouilly et lui apporta en dot une partie du domaine.

    Marquivillers

    Acquis ensuite par Victor Mauduit qui l'a transformé et en a fait une maison de campagne assez élégante.

    Marquivillers

    Merci à Jean-Noël Marchiset

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    Eglise Saint-Aubin

    L'ancienne église Saint-Aubin datait du XIIème siècle, elle fut détruite lors de la Première Guerre mondiale, en 1916.

    Marquivillers

     

    EN 1875

    MarquivillersMarquivillers 

     

    Marquivillers

     

    Marquivillers

     

     

     


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  • La commune ne possède pas de blason

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    Hargicourt

    église Saint-Georges en 1876

    François de Conty avait acheté la terre en 1531, saisie après la mort d'Antoine de Mailly en 1518.

    Antoine-Germain de Conty, capitaine de cavalerie au régiment de Marivaux, auquel on attribuait la construction du château de 1700 à 1702, avait épousé Jacqueline-Françoise de Vendeuil en 1686.

    Hargicourt

    D'azur, à une bande écartelée d'or et de gueules; accolé de gueules à un van d'or.

     

    Hargicourt

    Hargicourt

    Plusieurs de ses enfants naquirent dans les dernières années du siècle à Hargicourt où lui même mourut en 1716.

    Jacques-Germain, son fils ainé, capitaine de chevau-légers au régiment d'Esclainvillers, épousa en 1710 Thérèse de Court, la seconde fille du seigneur de Raineval.

    Il obtint l'érection en marquisat de sa terre mais mourut prématurément en 1728.

    Jacques-Timoléon de Conty, second marquis d'Hargicourt, vendit à Henry-Gabriel de Béry le marquisat voisin de Jumel, se voyant sans postérité de son mariage avec Françoise de Montbel, il fit don de la nue-propriété d'Hargicourt à sa nièce Elisabeth du Barry, qui mourut avant lui sur l'échafaud.

    Incarcéré à Amiens pendant la Terreur , le vieux marquis y retrouva son cousin Antoine du Puget de Bachimont et se lia d'amitié avec lui.

     Une fois libéré, il revint à Hargicourt qu'il lui céda en échange d'une rente viagère et mourut en 1797 à 80 ans.

    Antoine du Puget meurt en 1851.

    Jean-Estève-Arnold, comte du Puget fut maire de la commune de 1872 à 1874, de 1878 à 1882 et de 1884 à 1895.

    Hargicourt

    Chapelle funéraire des comtes du Puget dans l'église St Georges

    Hargicourt

     

    Du Puget :  Écartelé aux 1 et 4 d'or à trois pals de gueules au 2 d'azur à trois coqs d'argent 2 et 1 au 3 de gueules au lion d'or Sur le tout d'or à trois bandes de sable 

    Hargicourt

     

     

     

    Hargicourt

    En 1879 Jeanne du Puget épousa Paul Espivant de la Villeboisnet qui fit restaurer le château.

    Hargicourt

     

    Vitrail dans l'église St Georges

    Elle laissa le domaine à sa fille, la comtesse Gaspard de Bourbon-Chalus.

    Partiellement éventré par l'artillerie et complètement saccagé lors de l'offensive de mars 1918, le château fut jugé irréparable et entièrement rasé, seuls subsistent un portail encadré de piliers de pierre et des dépendances remaniées et agrandies en 1853 lors de la reconstruction de l'église.

    Hargicourt

    Hargicourt

     

    Hargicourt

    Photo de Jean-Noël Marchiset

     

    Hargicourt


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  • La commune ne possède pas de blason.

    Herly

     

    Fronton armorié aux armes des de Bouteville : de sinople à une bande d'argent chargée d'un croissant de sable.

    Herly

     

    Herly

     

    La terre d'Herly est le siège d'une fort ancienne seigneurie, puisqu'en 1153, un certain Jean d''Herly consentait des donations à l'abbaye Saint-Augustin de Thérouanne.

    En 1215, Oudart de Rellye (Herly) est vassal de Jean de Nesle.

    Un château-fort se dressait sur les rives de l'Ingon et en défendait le passage.

    A la fin du XIV° siècle Catherine de Luxembourg, fille de Jean de Herly comte de St Pol, est dame de Herly.

    Louis Le Carlier qui l'acquit en 1613 de Jean d'Ancienville, était seigneur de Masnières en Cambraisis, gentilhomme de la Chambre du Roi et gouverneur d'Etaples.

    Herly

    Le Carlier d'Herlyes : d'argent, à un lion de sable, langue et griffes de gueules, parti de sable à une roue d'or.

     

    Mort sans postérité 5 ans plus tard, il laissa le domaine à son frère Philippe, auquel succéda son neveu Louis.

    Au 17ème siècle, on édifia sur un côteau proche du village, un nouveau château en brique et pierre.

    Herly

    Ce dernier lieutenant de chevau-légers, épousa en 1648 Madeleine Brunier, il mourut en 1671 laissant 4 fils, lieutenants-colonels des armées royales.

    Les deux premiers furent tués en opérations, le troisième mourut en 1735 au château d'Herlyes, quant au dernier, Salomon vicomte de Trosly, il épousa en 1709 Marguerite Trinquant et en eut 6 enfants, dont Jacques-Nicolas, seigneur d'Herly et mousquetaire du Roi, il épousa en 1738 Louise-Olympe de Béry d'Esserteaux.

    Né en 1740, Louis-Nicolas Le Carlier d'Herly, page du Roi en sa grande écurie à 17 ans, maréchal de camp en 1791, il fut incarcéré à Roye pendant la Terreur et libéré sur l'intervention des habitants du village.

    Le dernier comte d'Herly, qui semblait avoir préservé l'essentiel de sa fortune, devint maire sous l'Empire, et du connaître sous la Restauration de graves difficultés financières, le domaine fut mis en vente.

    L'acquéreur fut Robert de Bouteville, représentant d'une famille notable du Santerre  anoblie par Louis XVIII, et ancêtre de l'actuel propriétaire.

    Endommagé par l'artillerie puis dévasté par le feu au cours de la guerre de 1914-1918, le château fut jugé irréparable et ses ruines furent abattues.

    Georges de Boutteville, marié avec Françoise Boudoux d'Hautefeuille, le fit remplacer par la demeure actuelle, élevée entre 1923 et 1925 sur les plans des architectes Paul et André Schroeder.

    Il décédera en 1972 au château de Fransart.

     

    Eglise Saint-Eloi avec les armoiries des de Bouteville.

    Herly

    Herly

     


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  • Villers-Tournelle

    http://armorialdefrance.fr/ 

    D'azur à la croix d'argent chargée d'une tour de gueules ouverte et ajourée de sable et cantonnée de quatre tours d'or ouvertes et ajourées de sable; au chef de gueules chargé d'un besant d'or surchargé d'une croix pattée [à huit pointes] de gueules et accosté de deux autres besants d'or, pus petits, chacun chargé d'une coquille d'argent.

     

    .
    Le blason de Villers-Tournelle, créé et adopté en 2007, reprend les cinq tours de la maison De la Tournelle, dont les chefs de famille furent seigneur du village de 1214 à 1470, et du village de Rollot (80, voir ce nom).
    Les De La Tournelle portaient cinq tours (ou tournelles, crénelages de trois merlons) 2, 2 et 1, ainsi qu'il apparaît sur un sceau de type équestre du XIIIe siècle conservé aux Archives de la Somme.

    Villers-Tournelle


    La croix blanche symbolise "les croisades faites par ces seigneurs" (site internet de la commune, 2012).
    Sur le chef de gueules, les trois besants d'or rappellent la famille De Fransures, qui donna les seigneurs et châtelains du lieu au XVIIIe siècle, et les maires de la commune durant tout le XIXe siècle; les De Fransures portaient d'argent à la fasce de gueules chargée de trois besants d'or.

    Ce sont ces armes qu'a relevé la commune de Fransures (80), dont on lira la note au sujet de la famille.
    Dans les besants ont été posées des coquilles et une croix pattée; les premières (à enquerre)rappellent le vocable de l'église Saint-Jacques-Le-Majeur reconstruite en 1928, la croix pattée évoque l'existence autrefois, entre Villers-Tournelle et Rocquencourt, d'une "ferme de l'Hospital". Cette ferme dépendait de la commanderie templière puis hospitalière de Fontaine-sous-Montdidier (XIIIe-XVIIIe siècles).
    (Jacques Dulphy)

    Villers-Tournelle

    Villers-Tournelle

     

    Villers-Tournelle

    Villers-Tournelle

     

    De Fransures

    Villers-Tournelle

    Mentionnée à Beauvais au 12ème et 13ème siècle, la famille de Fransures semble s'être fixée à la fin du Moyen-Age dans la région de Montdidier.

    Jean de Fransures est le premier à être qualifié de seigneur de Villers-Tournelle, il avait épousé en 1490, Marguerite Le Borgne.

    On attribue la construction du château à Antoine de Fransures, lieutenant de vaisseau du roi et premier écuyer de la duchesse de Bourbon, généralement daté de 1746, la construction pourrait n'être intervenu qu'une douzaine d'années plus tard, après le mariage d'Antoine avec Angélique Véramy de Varennes, célébré en 1758.

    Louis-Antoine, leur fils, comte de Fransures, capitaine de dragons, épousa en 1785 Geneviève Pingré à Cavillon.

    La terre demeura dans sa descendance jusqu'à Louis-Oswald, dernier comte de Fransures, conseiller général, qui mourut en 1899.

    Sa fille Marie-Stéphanie épouse du général Cavé d'Haudicourt, habitait le château en 1914.

    Villers-Tournelle

    Ruiné par les bombardements en mars 1918, il ne fut pas relevé, seul subsiste le colombier octogonal bâti en pierre.

    Villers-Tournelle

     

    Détail de la scène du vitrail central du choeur représentant l'adoubement du premier comte de Fransures par Saint-Louis.

    Villers-Tournelle

     

    Villers-Tournelle


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