• Riencourt

     

     http://armorialdefrance.fr/

     

    D'argent à trois fasces de gueules frettées d'or

     

    La famille De Riencourt, dont la commune du même nom relève les armes, possédait le domaine et le château féodal du lieu. Elle remonterait à Guy de Riencourt, qui accompagna Guillaume de Normandie à la conquête de l'Angleterre en 1066. Robert, ou Rabeau de Riencourt, seigneur de Riencourt, est chevalier croisé en 1191.
    L'écu à trois fasces frettées est connu, notamment, par le sceau d'Huon (ou Hugues) de Riencourt, chevalier, seigneur de Riencourt, appendu à une confirmation d'achat du fief de Fontenelles à Dury (80) daté de 1268 (Damay, 583).

    Riencourt


    Les De Riencourt conservèrent la seigneurie de Riencourt jusqu'au début du XVIIe siècle; elle passa alors à Jean d'Audenfort, seigneur de Grandvillers, par le mariage de Marguerite de Riencourt. Suivirent, par successions ou achats, des seigneurs aux noms divers.
    Le nom de De Riencourt perdura par d'autres branches qui s'éteignirent les unes au XVIIIe siècle, les autres au début du XXe.
    Une branche perpétue aujourd'hui ce nom; elle est issue du comte Jean de Riencourt, page de la reine en 1761, et de Madeleine Tillette de Mautort. A cette branche appartenait l'historien, sinologue et indianiste Amaury de Riencourt († 2005).
    (Jacques Dulphy)

    Riencourt

    Armorial C.D'Hozier.

    Le château  aurait été démoli en 1703 et ses matériaux réutilisés pour construire le château d'Oissy.

     

    Riencourt

    église en 1868

    Riencourtphotos: P.Lenne

     Blason des de Riencourt dans l'église

    Riencourt

    Blason de Jean d'Audenfort dans l'église

    écartelé : au 1 et 4, d'argent à trois molettes de sable

    au 2 et 3, d'hermine à trois tours de gueules

     

    Riencourt

    Blason de la famille Tiercelin de Brosses

    d'argent à deux tierces d'azur posées en sautoir, cantonnées de quatre merlettes de sable.

    Riencourt

    Pierres tombales dans l'église de Marguerite de Riencourt, jean D'Audenfort, Charles Tiercelin de Brosses

    Riencourt


    votre commentaire
  • Argoeuves

     

     

     http://armorialdefrance.fr/  

      

    D'argent à la hure de sanglier arrachée de sable, allumée et défendue du champ, accompagnée de trois croissants de gueules.

     

    Sans que ce choix ait jamais fait l'objet d'une délibération, il est convenu que la commune d'Argoeuves porte: "d'argent, à une hure de sanglier arrachée de sable, allumée et défendue du champ, accompagnée de trois croissants de gueules".

    Argoeuves


    Ce blason est copié de la famille Gorguette, dont l'histoire se confond avec celle du village qu'elle habita du XVIIe siècle au Second Empire, au point qu'elle en changea son nom en De Gorguette d'Argoeuves, toujours existante. En 1687, Jean Gorguette devient le premier seigneur du lieu de ce nom, par son mariage avec la fille de François Eudel, seigneur en 1652.
    Sous le Premier Empire, Jean-Baptiste de Gorguette d'Argoeuves, ancien capitaine de dragons au régiment de Chartres, fait reconstruire le château, détruit par un incendie. Ruiné, en 1809, il est contraint de vendre son domaine à son cousin Adrien Cornet d'Hunval. Le blason "à la hure" décore le fronton du château, où il est soutenu par deux licornes; on le voit aussi sur les vitraux (XIXe) de l'église d'Yzeux et sur la sépulture de Françoise-Armandine de Gorguette d'Argoeuves, décédée en 1895, au cimetière d'Yzeux, à droite de celui de son époux Charles Cornet d'Hunval, dit Charles Cornet d'Yzeux (1813-1864).

    J.Dulphy

    Argoeuves



    Argoeuves

    Château du XIXème siècle

    Argoeuves

     

    Le blason à la hure décore le fronton, soutenu par deux licornes

    ***

    Jean Pilars, écuyer, était sire d'Argoeuves en 1296, son sceau se trouve aux archives départementales d'Amiens.

    écu portant trois pilons en pal.

    Argoeuves

    Deux familles se partagèrent le titre de seigneur d'Argoeuves à la fin du règne de Louis XIV, celle de Jean de Gorguette, citée en 1687 et celle de Louis-René Roussel, conseiller au bailliage et lieutenant de robe longue en la maréchaussée de Picardie, citée en 1675. 

    Donc en 1687, Jean de Gorguette , seigneur de Bus-Les-Marles,devient seigneur du lieu par son mariage avec Françoise Eudel.

    Jean-Baptiste de Gorguette fit reconstruire le château, ruiné il est contraint de vendre le château à son cousin Adrien Cornet d'Hunval qui décide de partir pour l'Amérique du Sud, le domaine est remis en vente au milieu du XIXème siècle, il est acquis en 1867 par Albert Dauphin, magistrat républicain modéré et maire d'Amiens pendant la guerre de 1870.

    Après sa mort, sa veuve mit en vente le domaine qui fut acquis en 1901 par l'aïeul de l'actuel propriétaire M.Michel de Limerville


    1 commentaire
  • Airaines

     http://armorialdefrance.fr/ 

     

    De gueules à l'aigle d'argent accompagnée de huit fleurs de lys d'or, ordonnées en orle.

     

    "La commune a adopté les armes de la 'commune d'Airaines', telles qu'elles figurent sur un sceau du 15e siècle.
    Les franchises communales d'Airaines (accordées par une charte de 1214 après qu'Henri d'Airaines, porte-bannière des milices de Picardie a été tué à Azincourt) furent confirmées en 1233. 
    Le plus ancien représentant connu de la famille D'Airaines est (d'après René de Belleval, Nobliliaire du Ponthieu, 1862) Godard d'Airaines, chevalier, seigneur d'Airaines en 1100. Les D'Airaines restèrent seigneurs du lieu jusqu'au 13e siècle. D'autres D'Airaines, issus d'une branche cadette et seigneurs d'autres lieux, apparaissent jusqu'au 15e siècle. Ils portaient, comme la branche aînée: d'argent à trois fasces de gueules." (Jacques Dulphy)

    Airaines

     

    Airaines

    Pierre tombale d'Henri d'Airaines dans l'église Notre Dame du Prieuré 

     

    Airainescliquer pour agrandir

     

     

     

    Il y eut deux châteaux qui dominaient la ville et tenaient le coeur du Vimeu.

    Le premier, voisin du Prieuré, était une motte féodale sur laquelle Renaud de Saint-Valery fit construire un château de pierre blanche appelé le château de l'abbaye.

    Relevé en 1358 sur ordre du roi, il tomba en 1422 aux mains des Anglo-Bourguignons qui le réparèrent et en confièrent la garde à Jacques de Liévin.

    Repris en 1432 par les Dauphinois, il disparut définitivement en 1472 lorsque l'armée de Charles Le Téméraire l'incendia et le fit raser.

    Le second situé non loin était celui des seigneurs d'Airaines, cités au XIème siècle parmi les compagnons de Guillaume Le Conquérant  et au début du XIIIème siècle à Bouvines.

    Airaines

    Détruit en 1422 par Jean de Luxembourg et ses Anglo-Bourguignons.

    Relevé dix ans plus tard par les Dauphinois, Oudart de Biez en était le capitaine en 1523.

    Il appartenait en 1589 à Henri d'Orléans, duc de Longueville et chef des armées royales lorsqu'il fut pris et démantelé par le capitaine Le Fort de Fermembrun, mandaté par les ligueurs d'Amiens.

    Airaines

    blason d'Orléans-Longueville : d'azur, à trois fleurs de lys d'or, au lambel et au bâton péri en bande d'argent.

    Airaines

    Maison d'Albert de Luynes :d'or, au lion de gueules, armé, lampassé et couronné d'azur.

    En 1620, Louis XIII le confisqua sur Charles d'Orléans-Longueville et en fit don à Charles d'Albert de Luynes son favori, qui entreprit de le relever, les deux tours jumelles restantes remontent à cette restauration, mais il mourut l'année suivante devant Montauban et le château fut définitivement abandonné.

    Le donjon fut abattu en 1712.

    AirainesExtrait de Picardie historique et monumentale

    Airaines

     

    L'église Notre-Dame du Prieuré, l'un des plus anciens édifices religieux de la Somme

    Airaines


    votre commentaire
  • Yzeux

     

    http://armorialdefrance.fr/liste_dept.php?dept=80

     

     

    D'azur au chevron d'or accompagné en chef de deux étoiles et en pointe d'un huchet le tout du même.

    Blason de la famille Cornet (armes parlantes) qui a inspiré le blason communal d'Yzeux 

     

    Les armes d'Yzeux reproduisent le blason qui se trouve sur la sépulture de Charles Cornet d'Hunval, dit Charles Cornet d'Yzeux (1813-1864) au cimetière communal. Le domaine d'Yzeux avait été acquis par son père en 1812, Jean-Baptiste Cornet d'Hunval (écuyer, fils d'un échevin d'Amiens anobli en 1816) sur les d'Aubigny. Le blason de Charles Cornet d'Hunval dit Charles Cornet d'Yzeux est également représenté sur un vitrail du chœur de l'église, à côté de celui de son épouse Françoise-Armandine de Gorguette d'Argoeuves, décédée en 1895 (supports: licornes).
    Charles, qui ne fut donc jamais seigneur du lieu, pas plus qu'aucun Cornet, avait fait bâtir le château actuel, son parc et ses dépendances, qu'il légua à son neveu Adolphe de Francqueville. Sans descendance, il fut le seul à porter ce nom d'usage de "Cornet d'Yzeux", qu'il s'était pour lui-même composé. Trois frères Cornet d'Hunval (qui portaient les mêmes armes) ayant émigré en Uruguay puis en Argentine en 1873, la famille est toujours représentée en Amérique du Sud.
    (Jacques Dulphy)

    Sépulture de Charles Cornet d'Yzeux et de Françoise-Armandine de Gorguette d'Argoeuves

    Yzeux

     

    Armoiries de Charles Cornet d'Yzeux

     

    Yzeux

    Yzeuxcliquez pour agrandir

     

     

    Armoiries  Gorguette d'Argoeuves

    Yzeux

    Yzeux

    Yzeux

     

    Yzeuxphoto : Patrice Lenne

    blason sur l'ancien mur du château, près de l'église, où l'étoile en pointe remplace le huchet ! 

     

    église St Cyr et Ste Julitte avec la date de 1679

    Yzeux

     

     

     

     

     

     


    votre commentaire
  • La commune n'a pas de blason officiel, bien qu'elle possèdait deux seigneuries sur son territoire, deux châteaux y sont encore présents, le château du bas et le château du haut.

     

    Projet de blasonnement proposé par Jacques Dulphy sur un desssin d'Arcady Voronzov

    Reprenant les trois losanges d'argent des Boistel de Belloy et les merlettes des Picquet de Noyencourt et des de Gomer.

    Belloy-sur-Somme

     

    Le château du bas appelé Château de La Motte appartint longtemps aux successeurs de Balthazar Picquet, acquéreur en 1603.

    Belloy-sur-Somme

    Picquet :  d'azur à une bande d'or, chargée de trois merlettes de sable, surmontées d'un croissant de gueules pour brisure. 

    En 1785, Claude Picquet fit don du domaine à Pierre-Nicolas de Beaurain de Bureuil.

    Adrien de Morgan hérita sous Louis-Philippe d'un domaine depuis longtemps délaissé, il épousa Sophie de Gomer et fit pratiquement reconstruire l'ancienne maison seigneuriale des Picquet, qu'il agrémenta  d'un grand avant-corps armorié, sculpté par les frères Duthoit.

    Belloy-sur-Somme

    Sa fille Adrienne lui succèda en 1884, à sa mort en 1920 le domaine fut mis en vente et acquis par René Saint.

    A nouveau vendu dans les années 1960 et un moment converti en hôtel, le château abrite aujourd'hui un foyer d'handicapés légers.

     Armoiries fortement abîmées

    Belloy-sur-Sommecliquer pour agrandir

     

    Ces armoiries sont  : celles d'Adrien de Morgan  et de son épouse Sophie de Gomer avec la devise : Patientia Victrix

    En agrandissant l'image, on reconnait un des boeufs du blason des Morgan et les merlettes des Gomer

    De Morgan : d'argent à trois rencontres de boeufs de sable

    De Gomer : d'or, à sept merlettes de gueules, posées 4,2 et 1

    Belloy-sur-Somme

    Tombeau d'Adrien de Morgan au cimetière de La Madeleine d'Amiens.

    Belloy-sur-Somme

    On retrouve la devise sur la maison du gardien

    Belloy-sur-Somme

     

     

    Le château du haut 

    photo: site châteaux de France

    Belloy-sur-SommeCliquer pour agrandir

    Les premiers seigneurs portaient le nom de Belloy

    A la fin du XVIème siècle, il appartenait aux Monceaux et en 1637 aux Tiercelin de Brosses dont une descendante Angélique-Henriette-Marie Tiercelin, dame de Belloy épouse Louis-Henri, marquis de Pons.

    Le château est vendu en 1765 à Joseph-René Boistel, marié à Marie-Thérèse-Louise  Marié de Toulle (nièce du poète Gresset).

    Belloy-sur-Somme

    Blasons dans l'église de Belloy sur Somme

    à gauche celui de Joseph-René Boistel : de gueules, à trois losanges d'argent, posés en fasce

    Belloy-sur-Somme

    à droite celui de son épouse Louise-Marié de Toulle : d'azur au chevron d'or surmonté d'une couronne du même, accompagné en chef de deux croissants d'argent et en pointe d'un chêne fruité et terrassé du même


    votre commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique