• Plachy-Buyon

     

    http://armorialdefrance.fr/

    D'or à cinq peupliers de sinople, rangés en fasce, ceux des flancs et celui du milieu plus grands que les deux autres, posés sur une rivière ondée d'azur, mouvant de la pointe chargée de trois poissons d'argent, 2 et 1; au chef du champ chargé de trois coeurs de gueules.

    *

    Le blason de Plachy-Buyon a été créé en 1979 par Mme Antoinette Wallet, qui fut maire de la commune jusqu'en 1983.
    Les peupliers évoquent les arbres qui bordent la rivière la Selle, elle-même représentée par la rivière ondée et les poissons d'argent. Les trois cœurs de gueules évoquent l'engagement exemplaire de la commune dans le domaine des collectes de sang, dès les années 1950.
    (Jacques Dulphy)

    *

    Plachy-Buyon

    Chapitre de la cathédrale d'Amiens : d'argent à la croix de sable

    La seigneurie dépendait du chapitre de la cathédrale d'Amiens

    comprenait maison, cent journaux et 41 verges de terre, 39 journaux de prés.

    le fief de Buyon tenu de Nampty, passe en 1399 à Plachy, c'est aujourd'hui un hameau.

    Plachy-BuyonPlachy-Buyon

    Plachy-Buyon

    *

    De nombreux moulins étaient exploités sur la Selle.

    Le site de l'ancienne papeterie, situé à cheval sur Plachy-Buyon et Prouzel, connu dès le xiiie siècle, a été occupé par des moulins à huile et à foulon au xviie siècle, puis à papier en 1794, transformé entre 1838 et 1844 par Obry et Tavernier en usine de papeterie.

    Plachy-Buyon

    ***

    Eglise Saint Martin

    Date de 1862

    Plachy-Buyon

    en 1867 (aquarelle d'O.Macqueron, bibliothèque d'Abbeville)

    Plachy-Buyon

    en 1908

    Plachy-Buyon

    en 1916


    votre commentaire
  • La commune ne possède pas de blason officiel.

     

    Projet de blasonnement proposé par Jacques Dulphy associant les armes des Du Val de Nampty à une divise ondée symbolisant la rivière des Parquets, affluent des Evoissons, qui coule dans la commune.

    Courcelles-sous-Thoix

     

     

    François Gouffier, seigneur de Crèvecoeur et de Thoix, possédait la terre sous Henri II.

    Courcelles-sous-Thoix

    De Gouffier : d'or, aux trois jumelles de sable en fasce.

    Le fief des Alleux était au 17ème siècle partagé entre la famille Le Clercq et Jean du Val qui occupait en 1679 la charge de prévôt général des maréchaux de France en Picardie.

    Sur la route de Sentelie, au pied des pentes boisées, un portail de briques rehaussé de pierres en bossage est daté de 1638, il signale la présence de l'ancienne maison seigneuriale.

    Courcelles-sous-Thoix

     

    Courcelles-sous-Thoix

    photo Jochen Remler

    Le château bâti au début du 18ème doit correspondre au logis de Guislain du Val de Nampty, sous-lieutenant de la Grande vénerie du Roi, il résidait ordinairement à Amiens où il mourut en 1738.

    Courcelles-sous-Thoix

    Du Val : de gueules à un chevron d'or, accompagné en chef de deux fers de pique d'or posés en pal, les pointes en bas, et en pointe d'une molette d'éperon de même.

    Son fils Jean-Guislain, président trésorier de France  à Amiens, fit ajouter les ailes vers 1766.

    En 1776, en l'église de Courcelles, Marianne-Thérèse du Val épousa Alexandre-Vincent Gresset de Bussy, ancien échevin d'Amiens, en présence de l'académicien Jean-Baptiste Gresset son frère.

    Courcelles-sous-Thoix

    Gresset : de gueules au chevron d'argent, accompagné de trois croix pattées du même.

    Sa soeur Marie-Eléonore de L'Hommel du Plouy hérita du domaine où elle mourut fort âgée en 1847.

    Elle laissa le château à son neveu Gustave du Val de Nampty de Bus-les-Artois qui le mit à la disposition d'Alexandre-Louis Gresset de Buissy et finit par le vendre en 1882 à un maçon de Conty.

    Privé de ses cheminées et de la plupart des éléments de déco, l'édifice fut fort heureusement racheté par le capitaine Martin, en garnison à Amiens, qui le fit restaurer en 1896.

    Quelques années plus tard, ce qui restait du domaine devint le siège de la société du Manoir démocratique, éphémère coopérative vouée aux petites sources de la richesse, c'est à dire à l'élevage, à l'apiculture et à la culture fruitière, créée par Louis Christoffour dans le cadre de l'idéal démocrate-chrétien du Sillon.

    Acquis en 1911 par Albert Damay, sa petite fille Mme Lefevre y a aménagé des chambres d'hôtes.

    Courcelles-sous-Thoix

     

    Courcelles-sous-Thoix

    photo Jeroen Saatlink

    *

    Eglise Saint Martin

    datée de 1749

    Courcelles-sous-Thoix

    en 1877

    Courcelles-sous-Thoix

     

    Courcelles-sous-Thoix


    votre commentaire
  • La commune ne possède pas de blason officiel.

     

    Projet de blasonnement Proposé par Jacques Dulphy reprenant les armes de la famille de La Chaussée d'Eu.

    Rogy

     

    La famille d'Inchy possédait la seigneurie au 15ème siècle avec Jean d'Inchy qui épousa Jeanne-Jacqueline de Rouvroy Saint-Simon.

    Rogy 

    gouache de Marcel Stiennon

    Fascé d'or et de sable de six pièces

    Leur fille Jacqueline d'Inchy épousa en 1469 Jean Le Galois de Créquy, il décède en 1508.

    Rogy

    D'or au créquier arraché de gueules (Marcel Stiennon)

    Une de ses descendantes, Antoinette de Créquy épousa en 1591 Laurent de La Chaussée d'Eu, gentilhomme de la Chambre du Roi, il meurt après 1631.

    Son fils Henri-Louis de La Chaussée d'Eu, baron de Rogy, lieutenant de la compagnie des gendarmes du duc de Longueville, fit réparer les bâtiments du domaine en 1676.

    Rogy

    de La Chaussée d'Eu : d'azur semé de croissants d'argent, à trois besants d'or (d'après Belleval)

    Puis Louis-Henri de La Chaussée d'Eu qui décède en 1714, sa fille Anne-Joséphine de La Chaussée d'Eu épouse en 1715 Antoine-Louis de Barandier de Chavannes, vicomte de La Gorge.

    Leur fils François-Bruno de Barandier, comte de La Chaussée d'Eu, capitaine au régiment de Touraine, épousa en 1751 Marie-Anne-Augustine de La Vieuville, ils demeuraient habituellement au château de Rogy.

    Le 24 décembre 1774, la seigneurie et son château sont mis en vente. 

    Adjugé en 1775 pour 366.000 livres par Louis-Mathieu Bidé, colonel d'Etat-Major.

    Rogy

    Bidé La Grandville : d'argent au lion de sable, armé et lampassé de gueules, accompagné à dextre et en chef d'un croissant d'azur, à senestre et en chef d'une étoile de gueules, et en pointe d'une autre étoile du même.

    Sept ans plus tard, il obtint de Louis XVI son érection en baronnie sous le nom de La Grandville, ces jours fastes furent sans lendemain et en l'An II, on procéda à la vente des meubles et effets appartenant à l'émigré Bidé La Grandville.

    Rien ne subsiste du château, si ce n'est quelques anciennes dépendances en pierre blanche près de l'église.

                                                                    *

                              Chapelle de l'ancienne maladrerie dans le cimetière

    Rogy

    Renferme la pierre tombale du seigneur Pierre de Berteaucourt, mort en 1504 à Rogy.

    Rogy

     

     

    On reconnait quelques blasons, celui du centre à gauche est celui des Berteaucourt.

    Rogy

    D'argent à deux bars adossés de sable, accompagnés de sept croix recroisettées de gueules

    Celui d'en bas à gauche est parti de Berteaucourt et d'Inchy, Jeanne d'Inchy était en effet la mère du défunt.

    Celui d'en bas à droite est parti  Berteaucourt et de Saveuse, Jeanne de Saveuse étant son épouse.

    ***

    Eglise Saint Pierre

    du XVIème siècle

    Rogy

    en 1877

    Rogy

    Rogy

    Rogy

    Plaque funéraire de Joseph de Ponthieu, lieutenant de la seigneurie.

     

     


    votre commentaire
  • La commune ne possède pas de blason officiel.

     

    Projet proposé par Jacques Dulphy, reprenant avec un lambel moderne les armes du sire de Fouencamps, telles qu'elles apparaissent dans l'Armorial de la Toison d'or.

     

    Fouencamps

    Le village s'est constitué autour du site de l'église, construite sur une butte.

    A l'origine, la seigneurie était tenue par la maison de Boves.

    En 1190, Robert de Boves obtint en héritage la seigneurie dont il possédait déja la terre de par son mariage avec Marie de Fouencamps, chevalier, il participa en 1202 aux Croisades avec son frère Enguerrand II de Boves.

    En 1224, Robert II de Fouencamps prend la suite de son père.

    Fouencamps

    sires de Fouencamps : d'azur, au chef d'or chargé d'un lambel de gueules à trois pendants.

    En 1247, Enguerrand 1er vend à l'abbaye du Paraclet toute l'aulnaie du Paraclet ainsi que la rivière de la Noye en 1258.

    Faute de descendants la famille s'éteint.                                                          

                                              

    Au 14ème siècle, l'abbaye de Saint-Acheul a le fief de Fouencamps, tenu par Antoine Cocquerel.

    Au 15ème siècle, la terre apparient aux du Souich puis aux d'Estrées.

    Fouencamps

     

    Du Souich : écartelé : aux 1 et 4 d'argent à trois alérions de gueules, aux 2 et 3 d'or à deux bandes de gueules.

    Fouencamps

    d'Estrées : fretté d'argent et de sable au chef d'or chargé de trois merlettes de sable

     

    Au 17ème siècle à François de Sacquespée, écuyer et seigneur de Thézy.

    Fouencamps

                                                          ***

                                               Eglise Saint Pierre aux liens

    Construite au début du XVIème siècle, la façade fut reconstruite après le conflit de 1914-1918.

    Fouencamps

    en 1870

    Fouencamps

    Fouencamps

     

    Sauvé des ruines de l'abbatiale du Paraclet.

    * Le bénitier exceptionnel en pierre dure de la Faloise porte en écusson écartelé les armes de Barbe de Parthenay, la 23ème abbesse du Paraclet:

    aux 1 et 4, au chevron, accompagné de trois tourteaux ou besants, posés 2 et 1, qui est Parthenay;

    aux 2 et 3, à la fasce chargée de trois hures de sanglier et accompagnée de trois étoiles, posées 2 et 1, qui est Gobaille;

    à la crosse abbatiale placée en pal et brochant sur le tout.

    Source: DHAP, canton de Boves, tome 1, p. 210

     

    * Les blochets portent les armes des du Souich et d'Estrées.

                                                              ***

                                                Chapelle Saint Domice

    Située sur la route de Fouencamps à Hailles, au lieu d'ermitage du Saint, ancien chanoine de Saint-Acheul;

    Il y vécut de 727 à 755.

    La chapelle actuelle en pierre de craie fut édifiée en 1755 pour remplacer celle en ruine construite en 1298 par Enguerrand de Fouencamps.

    Fouencamps


    votre commentaire
  • La commune ne possède pas de blason officiel

     

    Projet de blasonnement proposé par Jacques Dulphy en associant les armes des Ducrocquet avec la symbolisation de la rivière Noye, composante du nom.

    Guyencourt-sur-Noye

     

    En 1716, la marquise d'Annebaut née Gouffier et sa soeur la marquise d'Epagny, vendent à Firmin Ducrocquet, moyennant 117.000 livres, les terres et seigneuries de Guyencourt et d'Estrées avec la maison dite d'en-bas, chef-lieu de la première seigneurie.

    Guyencourt-sur-Noye

    Issu d'une ancienne famille de l'échevinage d'Amiens, l'acquéreur est subdélégué de l'intendant de Picardie et occupera pendant 45 ans la charge de conseiller au bailliage.

    Né en 1702, son fils Firmin-Antoine est reçu en 1723 conseiller-secrétaire du Roi, maison et couronne de France et de ses finances, trois ans plus tard il épouse Marie-Madeleine Pingré, dame de Saveuse.

    Guyencourt-sur-Noye

    Pingré : d'argent à un pin arraché de sinople, fruitté d'or.

    Il agrandit son domaine et fait entreprendre la construction du château, vraisemblablement ralentie après la mort de sa femme, survenue prématurément en 1736.

    Guyencourt-sur-Noye

    Il devint maire d'Amiens de 1755 à 1757, il meurt en 1773.

    Son fils Antoine, garde du corps du Roi à la compagnie de Luxembourg, émigra et vit son domaine saisi.

    A son retour, il en reprend pourtant possession, mais s'en sépare finalement en 1822.

    L'acquéreur est le comte Adrien de Rougé qui s'y installe avec son épouse Caroline de Forbin d'Oppède,  frère cadet du marquis de Rougé qui tient le château de Moreuil, il est député de la Somme en 1815-1816 puis en 1827 avant de devenir Pair de France, il meurt en 1838.

    Guyencourt-sur-Noye

    de Rougé : de gueules à la croix pattée d'argent.

    Guyencourt-sur-Noye

    de Forbin d'Oppède : d'or au chevron d'azur, accompagné de trois têtes de léopard de sable, arrachées, armées et lampassées de gueules.

    Le domaine est demeuré ensuite dans sa descendance. 

    Guyencourt-sur-Noyemerci à J.N Marchiset

    ***

    Eglise Saint Firmin-le-Confesseur

    Guyencourt-sur-Noye

     

    Guyencourt-sur-Noye

     

    Merci à Jacques Hebert

    Guyencourt-sur-Noye

    Guyencourt-sur-Noye

     

    Merci à Jean-Noël Marchiset


    votre commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique