• Autheux

    Autheux

     

    http://armorialdefrance.fr/liste_dept.php?dept=80

    D'argent à deux bandes de sable.

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    Le nom de la famille Des Autheux apparaît au début du XIIIe siècle avec Robert (ou Hébert) des Autheux, vivant en 1206.
    Quatre ou cinq générations plus tard apparaît Jehan des Autheux, époux de Marguerite de Montmorency, qui rend hommage en 1372 pour son manoir des Autheux, et en 1375 "pour la ville des Autheux" en tant que "seigneur desdits lieux".
    Le mariage de sa fille unique Jehanne (vivante en 1421) fit passer la terre des Autheux à Jehan du Fayel, seigneur de Quellen.

    Puis ce furent d'autres noms.
    Robert des Autheux, sur un sceau de 1209, portait un écu à sept cotices. Girard des Autheux portait, sur un sceau de 1229, un écu à deux bandes (Belleval, Les Sceaux du Ponthieu, 1896), comme tous les autres Des Autheux après lui.

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     sceau conservé aux archives départementales de la Somme. 

     

    Belleval commente, au sujet du blason de la famille Des Autheux: "Les armes de cette famille ont donc commencé par être plusieurs bandes (dites cotices) qui se sont définitivement réduites à deux: d'argent à deux bandes de sable".
    (Jacques Dulphy)

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    Au début du 16ème siècle Antoinette d'Ostrel, dame des Autheux, épousa Jean de Lisques, dont les successeurs passèrent au protestantisme et tinrent dans leur château des assemblées du culte réformé.

    Au début du 17ème siècle, Jean de Lisques, chevalier des Autheux, fut un personnage entreprenant qui lança plusieurs projets de colonies aux Indes occidentales et en Amérique. 

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    De Lisques : bandé d'azur et d'argent, à la bordure de gueules.

    Décrétée après sa mort, la seigneurie fut acquise en 1668 par Charles de Vitry, lieutenant en l'élection de Doullens, puis receveur général du taillon, qui mourut deux ans plus tard.

    François de Vitry, qui lui succéda dans sa charge de receveur des tailles, devint en 1683 premier échevin d'Amiens, mais échoua dans ses prétentions à la mairie.

    Françoise de Vitry, son unique héritière, fit don du domaine à son cousin François Le Febvre, seigneur de Milly et d'Hymneville, ancien lieutenant de chevau-légers et procureur du roi en la maîtrise d'Abbeville.

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    Le Fèvre de Milly : de sable au chevron d'argent chargé de trois roses de gueules.

    Le château devint la résidence habituelle de Jean Le Fèbvre, vicomte de Doullens (mort en 1739) et de son épouse Marie de Salperwick, puis celle de Philippe-Joseph Le Febvre, capitaine au régiment de Biron et marquis de Milly, qui mourut en 1772 en son château des Autheux, huit ans avant son épouse Marie-Madeleine de Clermont-Tonnerre.

    Vint ensuite un intéressant personnage qui réussit à traverser sans dommage la période révolutionnaire, le citoyen Louis-Marie Lefebvre-Milly, ci-devant marquis de Milly, capitaine au bataillon de Cambrésis en 1789, devenu aide-de-camp du maréchal de camp d'Estourmel en 1791, il continua sous le Directoire à exercer ses talents de louvetier dans l'Amiénois. En 1812, il servit encore d'aide-de-camp au maréchal Kellermann, duc de Valmy.

    Sa fille Athalie-Louise mourut aux Autheux en 1817, et son mari Pierre-Nicolas Le Merle de Beaufond en 1849.

    Jean-Jacques Le Merle de Beaufond fut maire de la commune de 1817 à 1830.

    Marie-Sophie Le Merle de Beaufond vendit finalement le domaine à la comtesse de Beaulaincourt-Marles, née Larché, dont la fille Mme Witasse-de Thézy quitta le château pour celui de Le Titre.

    Vendus vers 1920 et laissés dans un abandon coupable, les bâtiments ont été abattus, de même que les arbres du parc et les charmilles, à l'exception d'une aile et de quelques dépendances.

    Vraisemblablement élevé au 17ème siècle, le château était un édifice de dimensions modestes mais de plan complexe, juxtaposant de multiples bâtiments coiffés de toits indépendants.

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    L'entrée, sûrement postérieure, était fermée par une belle grille dont les piliers de pierre, décorés de tableaux de briques, étaient sommés d'une forte corniche coiffée d'un toit d'ardoise et d'un vase sculpté.

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    vestiges en 2014, photo de Stéphane Barbier

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    ce qu'il en reste en 2019

     

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    Eglise Saint Jean-Baptiste

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